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  • La lettre de l’AFPEN 2017-5 est parue ...  
    18 décembre 2017

    Quelles psychologies et quel.le.s psychologues à l’école.

    J’ai bien aimé l’éditorial de Laurent notre Président, dans la dernière Lettre nationale. Outre le style que j’ai apprécié, cela m’a permis d’apprendre la disparition de Judith Miller dont certes les média n’ont guère parlé. Mais la psychanalyse n’a plus la cote et je ne m’en réjouis pas, même si ce n’est pas l’option qui me mobilise le plus intellectuellement.

    Nous rappeler - comme le fait Laurent - que la psychologie à l’école a besoin de multiples sources d’inspiration est essentiel. N’en déplaise à notre ministre actuel, les neuro sciences ne sont pas la seule voie de compréhension du comportement des individus. Le sujet ne se réduit pas à son cortex préfrontal ni même à son hippocampe. Wallon - tout comme Freud - attachait de l’importance à la biologie de son époque, pour autant il était convaincu que le développement de l’enfant se construit dans l’interaction sociale. Comme il le recommandait aux premiers psychologues qu’il avait contribué à former, la clinique de l’écolier devait permettre d’observer pour comprendre ’les causes intellectuelles, caractérielles, sociales du comportement scolaire" mais cette compréhension devait s’accompagner de la transformation du milieu éducatif.

    Le laboratoire de psychologie scolaire (au 5e étage de l’actuel INETOP, 41 rue Gay Lussac Paris 5e) qui regroupait régulièrement les pionniers de notre profession a produit une quantité considérable de recherches qui devaient permettre de changer l’école notamment en aidant les maitres à améliorer leurs pratiques pédagogiques .

    La psychologie clinique (pas seulement dans sa version psychanalytique) est un outil indispensable au psychologue de l’Education Nationale mais d’autres outils permettant le changement de l’environnement de l’enfant sont tout aussi indispensables. Je pense bien sûr à l’approche éco-psychologique que j’ai défendue- et tenté d’appliquer localement- qui utilise les ressources de la sociologie, de la systémique, de la dynamique des groupes de la psychologie des organisations etc…

    L’AFPEN qui promeut la défense de la psychologie à l’école par la recherche, la formation et les échanges professionnels a un boulevard qui s’ouvre devant elle pour développer sa spécificité en laissant aux organisations syndicales le soin de défendre les intérêts moraux et matériels des psychologues .

    Jean-Claude Guillemard


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  • La lettre de l’AFPEN 2017-5 est parue ...  
    18 décembre 2017

     

    Quelles psychologies et quel.le.s psychologues à l’école.

    J’ai bien aimé l’éditorial de Laurent notre Président, dans la dernière Lettre nationale. Outre le style que j’ai apprécié, cela m’a permis d’apprendre la disparition de Judith Miller dont certes les média n’ont guère parlé. Mais la psychanalyse n’a plus la cote et je ne m’en réjouis pas, même si ce n’est pas l’option qui me mobilise le plus intellectuellement.

    Nous rappeler - comme le fait Laurent - que la psychologie à l’école a besoin de multiples sources d’inspiration est essentiel. N’en déplaise à notre ministre actuel, les neuro sciences ne sont pas la seule voie de compréhension du comportement des individus. Le sujet ne se réduit pas à son cortex préfrontal ni même à son hippocampe. Wallon - tout comme Freud - attachait de l’importance à la biologie de son époque, pour autant il était convaincu que le développement de l’enfant se construit dans l’interaction sociale. Comme il le recommandait aux premiers psychologues qu’il avait contribué à former, la clinique de l’écolier devait permettre d’observer pour comprendre ’les causes intellectuelles, caractérielles, sociales du comportement scolaire" mais cette compréhension devait s’accompagner de la transformation du milieu éducatif.

    Le laboratoire de psychologie scolaire (au 5e étage de l’actuel INETOP, 41 rue Gay Lussac Paris 5e) qui regroupait régulièrement les pionniers de notre profession a produit une quantité considérable de recherches qui devaient permettre de changer l’école notamment en aidant les maitres à améliorer leurs pratiques pédagogiques .

    La psychologie clinique (pas seulement dans sa version psychanalytique) est un outil indispensable au psychologue de l’Education Nationale mais d’autres outils permettant le changement de l’environnement de l’enfant sont tout aussi indispensables. Je pense bien sûr à l’approche éco-psychologique que j’ai défendue- et tenté d’appliquer localement- qui utilise les ressources de la sociologie, de la systémique, de la dynamique des groupes de la psychologie des organisations etc…

    L’AFPEN qui promeut la défense de la psychologie à l’école par la recherche, la formation et les échanges professionnels a un boulevard qui s’ouvre devant elle pour développer sa spécificité en laissant aux organisations syndicales le soin de défendre les intérêts moraux et matériels des psychologues .

    Jean-Claude Guillemard