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Les missions du psychologue de l’Education nationale

dimanche 30 avril 2006

mis à jour le 06 mars 2017



Les missions du psychologue de l’Education nationale. Journal Officiel du 1er février 2017 et dont l’article 3 entre en vigueur au 1er septembre 2017

Art. 3. – Les psychologues de l’éducation nationale contribuent, par leur expertise, à la réussite scolaire de tous les élèves, à la lutte contre les effets des inégalités sociales et à l’accès des jeunes à une qualification en vue de leur insertion professionnelle. Ils mobilisent leurs compétences professionnelles au service des enfants et des adolescents pour leur développement psychologique, cognitif et social. Auprès des équipes éducatives, dans l’ensemble des cycles d’enseignement, ils participent à l’élaboration des dispositifs de prévention, d’inclusion, d’aide et de remédiation. Ils interviennent notamment auprès des élèves en difficulté, des élèves en situation de handicap, des élèves en risque de décrochage ou des élèves présentant des signes de souffrance psychique. Ils concourent à l’instauration d’un climat scolaire bienveillant et, lorsque les circonstances l’exigent, participent aux initiatives prises par l’autorité académique dans le cadre de la gestion des situations de crise.

Le plus souvent au sein des réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté et dans les écoles dans lesquelles ils interviennent, sous l’autorité du recteur d’académie et sous la responsabilité de l’inspecteur de l’éducation nationale de la circonscription dans laquelle ils exercent, les psychologues de l’éducation nationale de la spécialité « éducation, développement et apprentissages » mobilisent leurs compétences en faveur du bien-être psychologique et de la socialisation de tous les enfants. Ils contribuent à l’analyse des situations individuelles en liaison étroite avec les familles et les enseignants et accompagnent en tant que de besoin les équipes pédagogiques dans les actions visant la mobilisation des élèves dans leur scolarité. Ils participent aux actions de prévention des risques de désinvestissement et de rupture scolaires, concourent au repérage et à l’analyse des difficultés d’apprentissage des élèves et apportent un éclairage particulier permettant leur prise en charge, leur suivi et leur résolution.

Sous l’autorité du recteur d’académie et du directeur du centre d’information et d’orientation dans lequel ils sont affectés et en lien avec l’inspecteur de l’éducation nationale en charge de l’information et de l’orientation, les psychologues de l’éducation nationale de la spécialité « éducation, développement et conseil en orientation scolaire et professionnelle » contribuent à créer les conditions d’un équilibre psychologique des adolescents favorisant leur investissement scolaire. Ils conseillent et accompagnent tous les élèves et leurs familles, ainsi que les étudiants, dans l’élaboration de leurs projets scolaires, universitaires et professionnels. En lien avec les équipes de direction des établissements, ils contribuent à la conception du volet orientation des projets d’établissement ainsi qu’à la réflexion et à l’analyse des effets des procédures d’orientation et d’affectation. Ils participent aux actions de lutte contre le décrochage et, en lien avec le service public régional de l’orientation, au premier accueil de toute personne en recherche de solutions pour son orientation.

Les psychologues de l’éducation nationale qui dirigent un centre d’information et d’orientation ont autorité sur l’ensemble des personnels du centre. Ils en arrêtent le projet d’activités en concertation avec les chefs d’établissement et en assurent la direction et la mise en oeuvre. Ils veillent à la cohérence des actions conduites en matière d’information, d’orientation, de conseil et d’accompagnement des parcours, au centre d’information et d’orientation et dans les établissements, et en analysent les résultats. Ils contribuent aux partenariats locaux en termes d’expertise et d’animation des réseaux.


pour mémoire :
Les ex- missions des psychologues scolaires étaient définies dans une circulaire du 10 avril 1990.

Ils exercent leur fonction au niveau des cycles définis dans la loi d’orientation (école maternelle et élémentaire),
les psychologues scolaires participent à la lutte contre l’échec scolaire dans le cadre des Réseaux d’Aide Spécialisés aux Elèves en Difficulté (RASED qui se substituent aux Groupes d’Aide Psycho-Pédagogique ou GAPP).

Ils interviennent également dans l’intégration des élèves handicapés dans l’enseignement ordinaire et dans l’orientation vers les classes et établissements spécialisés pour les élèves en grave difficulté.

La prévention des inadaptations reste une priorité pour les psychologues scolaires qui ont des interventions de suivi psychologique aussi bien auprès des enfants que des parents et des enseignants dans une perspective de changement des attitudes éducatives. Cette action sur l’environnement scolaire est encore soulignée par la participation au projet d’école.

Enfin la contribution des psychologues scolaires à des actions de formation des personnels et à des recherches sur le terrain est recommandée.

La plupart de ces missions s’effectue en équipes pluridisciplinaires et la capacité de travailler collectivement est une qualité majeure exigée du psychologue scolaire









forum

  • présence du psychologue en classe  
    | par Alexandra |  9 avril 2018

     

    Bonjour,
    Je fais partie du conseil de parents d’élèves d’une petite école.
    Depuis quelques semaines il y a des conflits entre enfants dans une des classes. Conflits que l’instit ne parvient pas à gérer....
    La semaine dernière, sur demande de l’inspecteur, une psychologue est intervenue en classe.
    Cette intervention a suscité beaucoup de réaction de la part des parents.
    La 1ere : une psychologue peut-elle intervenir dans une classe sans que les parents ne soient informés ?

    • présence du psychologue en classe  
      9 avril 2018

      Bonjour,
      Le psychologue de l’Education nationale ( ex scolaire) est un des membres du pôle Ressources de circonscription avec l’Inspecteur. Le/la psychologue intervient à la demande des enseignants, des familles ...ou missionné par sa hiérarchie. Ainsi dans ce cadre il peut apporter son aide aux enseignants et aux élèves. En tant que tiers , il peut gérer un groupe dans une classe, sans l’autorisation des familles, cela fait bien partie de ses missions dans les écoles.
      bien cordialement,
      DT/BN-AFPEN


  • Les missions du psychologue de l’Education nationale  
    | par LANDRY Jeanne |  1er avril 2018

     

    Bonjour, mon fils est autiste et est scolarisé dans une ULIS TED.
    A la demande de l’enseignante, la psychologue scolaire est venu en classe l’observer . A la suite de ça, elle l’a pris en individuel, sans que je sois informé et sans me demander d’autorisation. C’est après que la consultation est eu lieu que l’enseignante m’informe devant la porte de l’école. La psychologue scolaire vient le jour suivant toujours devant la porte de l’école me demander si je peux venir à un rendez-vous, il n’y a aucune trace écrite, je lui dit que oui. Un rendez-vous est pris, mais elle n’est pas venu le jour du dit rendez-vous. Elle me contacte le lundi suivant au téléphone pour s’excuser et me redonne un autre rendez-vous. J’emmène mon fils en classe le même lundi à 9h, je croise la psychologue scolaire qui s’excuse pour son absence. Je viens récupérer mon fils à 11h30 , et je vois la psychologue scolaire qui raccompagne mon fils dans sa classe , je suis surpris, elle ne m’a jamais dit qu’elle le voyait en individuel ce jour, toujours le même lundi.
    Je la voit , le vendredi en rendez-vous comme convenu, elle me demande comment ça se passe pour mon fils , je lui réponds que ça va mal, et qu’il n’est pas intéressé par les activités de bébé que l’enseignante fait. Elle souris et me dit qu’il aurait fallu qu’il aille dans une ULIS pour trouble cognitif , mais comme ça c’est mal passé dans la précédente école(mon fils a été mal traité par l’enseignant spécialisé pendant 18 jours et on a dû le changer d’école),elle me demande si j’ai pensée à une orientation en SESSAD. Je lui répond qu’il est hors de question qu’il aille au SESSAD, et que ses prises en charge au CMPP reprennent à la prochaine rentrée scolaire. Elle m’informe qu’elle a fait passer des tests à mon fils , elle me donne pas le nom du test, mais elle m’explique que c’est un test pour les 3-7 ans, il qu’il a les aptitudes d’un enfant de 6,5 ans. On parle d’inclusion scolaire (l’enseignante refuse d’envoyer l’enfant en inclusion sous prétexte qu’il ne pourrait pas suivre), je l’informe que mon fils est pris en charge au CRA, pour passer des bilans , et que sa psychomotricienne aussi ainsi que son orthophoniste aussi doit lui faire passer des bilans. Elle me dit qu’on va attendre les bilans, mais elle me rétorque que ce n’est pas dit que l’inclusion en classe ordinaire fonctionne, qu’en est-il de ses cris ? Je lui dit que l’enseignante spécialisée du CMPP, a remarqué que quand le cadre n’était pas sécurisé, l’enfant crie mais dès lors qu’il l’était tous les cris disparaissais.
    Elle me dit que j’ai signé le PPI proposé par l’enseignante, donc c’est normal qu’il fasse (pour 6 ème année consécutive) le programme de premier cycle. Je lui dit que ce n’est pas intéressant pour lui car il apprend à jouer aux échecs tout seul, il fait des puzzles de plus de 200 pièces, en musique il travaille la 9 ème symphonie de Beethoven. Je lui dit également que je ne suis d’accord avec rien dans ce PPI, elle me dit qu’il va falloir le réactualiser( l’enfant évolue mais l’école se base toujours sur un PPS datant de 6 ans en arrière , il n’a jamais été révisé).
    Je voudrais savoir, si le fait que mon fils soit en situation de handicape dispense la psychologue scolaire de demander une autorisation écrite aux parents avant de lui faire passer des tests psychométriques, juste à la demande de l’enseignante qui veut m’obliger à inscrire mon fils au SESSAD, juste parce que la prise en charge au CMPP est suspendu, le temps de régler des problèmes avec la sécurité sociale . L’enseignante prétend que le CMPP n’est pas compétent car il refuse de communiquer les bilans médicaux de l’enfant à l’école. Comme elle a l’intention de faire un partenariat avec le SESSAD autiste, eux plus compétant, et comme deux autres élèves de la classe,y sont déjà inscrit mais sur une liste d’attente, et un autre élève y est inscrit.
    L’école peut-elle m’obliger à inscrire mon fils au SESSAD alors qu’il bénéficie déjà d’une excellente prise en charge ? Merci pour votre réponse.

    • Les missions du psychologue de l’Education nationale  
      2 avril 2018

      Bonjour

      Les bilans psychométriques, de même que toute intervention en relation individuelle avec l’enfant, sont soumis pour le psychologue à l’autorisation explicite des responsables légaux de l’élève.

      Dans le cadre d’un Projet Personnalisé de Scolarisation, les différents professionnels doivent témoigner de leurs observations au plus près du fonctionnement de l’enfant afin d’aider l’équipe pluridisciplinaire de la MDPH à réévaluer le projet de parcours coordonné école / soins. Dans cette perspective, le bilan psychométrique est effectivement un outil intéressant. Il est souvent demandé par les MDPH.

      Dans tous les cas, et quelques que soient les propositions de l’école et / ou de la MDPH, les parents restent décideurs. Il est cependant conseillé d’être très à l’écoute des différents avis des professionnels dont le rôle est de travailler en partenariat autour des besoins de l’enfant, car l’école est bien sûr limitée de façon structurelle et fonctionnelle selon les répercussions du handicap de l’enfant sur la vie scolaire. Par exemple, le cadre sécurisé dont vous parlez afin que votre enfant ne crie pas. Peut on suffisamment le respecter dans un groupe classe d’inclusion ?

      Les associations de parents sont souvent très aidantes et peuvent vous soutenir dans la bonne compréhension des diverses situations de vie de votre enfant autiste. D’autres parents peuvent aussi vous accompagner aux réunions de suivi de scolarité afin de vous soutenir dans la proposition d’élaboration du nouveau PPS annuel.

      Le 4ème Plan Autisme est justement attendu dans quelques jours et vous serez sans doute intéressé par ses contenus.
      Rapprochez vous des associations si vous le pouvez, car les moyens associatifs sont souvent bien plus importants que ceux de l’école.

      Concernant les SESSAD spécialisés, ils peuvent être une réponse en fonction des besoins de certains enfants autistes. D’autres enfants autistes n’en ont aucunement besoin pour poursuivre leur scolarité. Autiste ou neurotypique, chacun est unique et il appartient aux différents adultes de travailler tous ensemble à la meilleure réponse qui soit....

      Je vous souhaite de poursuivre sereinement et en confiance la construction toujours en oeuvre du parcours école / santé de votre petit garçon.
      Bien cordialement

      Patricia

      • Les missions du psychologue de l’Education nationale  
        | par LANDRY Jeanne |  2 avril 2018

        Merci pour votre réponse !
        Je voulais juste vous préciser que mon fils à toujours été scolariser dans des classes ordinaires avec une vingtaine d’élèves depuis la maternelle et ça c’est toujours bien passé . Il a appris grâce à ses camarades neurotypique à se comporter dans une classe, et en leurs compagnies il fait d’énormes progrès, l’année dernière , il était dans une classe en inclusion pour le sport avec tous ses anciens camarades de maternelle et ça c’est très bien passé. Cette année , l’enseignante refuse de l’envoyer en inclusion dans sa classe de référence, l’enseignante de cette classe est venu à plusieurs reprise le chercher, car elle avait à cœur de poursuivre cette inclusion cette année mais pas seulement pour le sport, mais face au refus catégorique de l’enseignante, elle a renoncée. Mon fils est le seul autiste de sa classe qui peut pour l’instant suivre dans une classe ordinaire. Mon fils sait lire et il a d’énorme capacité, non exploité, car l’enseignante refuse de les voir. Il aime aller à l’école. Il n’hésite pas à aller dans une classe ordinaire de CM2 pour le carnaval, car dans sa classe , il n’était que 2 élèves à défiler. Il recherche vraiment la compagnie de ses pairs. L’enseignante prétend que les autres enseignants ne sont pas prêts à accueillir les élèves de l’ULIS TED, mais c’est faux. Elle dit que ça demande beaucoup de travaille et ça ne se fait pas comme ça etc...Elle m’a dit que mon fils était le seul qui n’avait pas de problèmes de comportement , et depuis mi-janvier , comme par hasard, subitement il en a, tout ça pour me forcer à l’inscrire au SESSAD. Suite à l’entretien avec la psychologue scolaire , j’ai un rendez-vous avec l’enseignante et la psychologue scolaire pour parler de l’inclusion de l’enfant. c’était juste un complément d’information. Merci pour votre réponse, qui m’a beaucoup aider.


  • Les missions du psychologue de l’Education nationale  
    | par fontaine |  30 mars 2018

     

    Bonjour
    Je souhaite savoir si un adolescent peut consulté le psychologue du collège sous conseil de l’infirmière de l’école sans en informer les parents. Merci d’avance pour votre réponse.
    Cordialement

    • Les missions du psychologue de l’Education nationale  
      30 mars 2018

      Bonjour,
      A la demande d’un adolescent , nos collègues psychologues au collège peuvent le rencontrer au cours d’un ou deux entretiens. Si cela devait perdurer , la famille serait avertie et reçue afin d’échanger sur la demande faite.
      Bien cordialement,
      DT/BN-AFPEN


  • Psychologue de l’ÉN en CMPP  
    | par Anna |  21 mars 2018

     

    Bonjour,

    Actuellement concernée par le mouvement intra-académique des psyEN dans le premier degré, je constate qu’il y a, dans la liste des postes vacants de mon académie d’affectation, des postes en IMP-CMPP. En cherchant un peu, j’ai appris que les psyEN pouvaient effectivement parfois travailler en CMPP, ceux-ci étant rattachés à l’Éducation nationale. Mais je n’ai pas pu trouver de texte précis sur ce type de mission des psyEN. Je m’interroge sur le cadre de ce type d’intervention :
    - les missions sont-elles les mêmes que celles des psychologues employés directement par les CMPP ?
    - Ces postes sont-il toujours des postes spécifiques ? Ils ne sont pas classés comme tels sur le site du mouvement intra de mon académie, ce qui m’étonne. Y a -t-il un cadre national ou cela dépend-il de chaque académie ou CMPP ?
    - Y a-t-il des différences concernant le taux horaire par semaine ou les congés, par rapport aux psyEN exerçant en Rased ?
    - De façon générales, peut-on trouver un texte encadrant les missions de psyEN dans ce type d’établissement ?

    Je vous remercie d’avance pour les éclaircissements que vous pourrez m’apporter.

    • Psychologue de l’ÉN en CMPP  
      25 mars 2018

      Bonjour

      Les postes de psychologues de l’EN mis à disposition des CMPP dépendent d’une convention signée entre l’EN (par l’intermédiaire de la DASEN jusque là, sans doute du rectorat dans l’avenir ?)
      Il faut donc voir soit avec l’IA soit avec les associations départementales ou régionales qui gèrent les CMPP en question.

      Le CMPP fonctionne en équipe sous la responsabilité d’un médecin souvent pédopsychiatre. Il vous appartient de vous rapprocher de ce chef de service si vous voulez clarifier la place du psychologue de l’EN attendue au sein de cette équipe.
      On peut supposer que les psychologues cliniciens recrutés par les CMPP doivent être complétés par des spécialistes des processus cognitifs au service des apprentissages des enfants et de l’impact de l’échec scolaire sur le fonctionnement global de l’enfant. L’accompagnement en remédiation cognitive est sans doute aussi une des fonctions attendues par ces équipes.

      Concernant les ORS, vous devez vous reporter au contrat et à la convention de travail qui vous sera soumise.

      Bien cordialement
      Patricia G. psychologue EN et administratrice AFPEN

      • Psychologue de l’ÉN en CMPP  
        25 mars 2018

        Bonjour,

        Il important de vérifier les missions affectées dans la nouvelle structure (psy ? psychopédagogie ? autres ?) dont l’EN ne disposent pas mais il faudrait dans ce cas prendre contact avec l’employeur. Il n’y a donc pas de texte général.
        Ce sont souvent des postes de "mise à disposition" du psy EN à d’autres structures associatives ou institutionnelles.
        Les restrictions budgétaires actuelles "invitent" les DASEN et rectorats à récupérer les professionnels des RASED (E, G & Psy) voir autres...) mis à dispositions d’autres structure de réintégrer les postes restés vacants.
        Bien cordialement,
        Gaby KW, psychologue EN membre du BN – Bureau National – de l’AFPEN


  • Les missions du psychologue de l’Education nationale  
    30 janvier 2018

     

    Bonjour,

    Mon fils a eu un, il y a environ deux semaines la visite de la psychologue scolaire, avec mon consentement écrit et signé, pour lui faire passer des tests notamment celui du WISC.
    J’ai demandé à la psychologue scolaire d’avoir le dossier de mon fils au complet, celles-ci m’as répondu que je pouvais venir le voir mais que je ne pouvais pas l’avoir. Mon fils ayant seulement 5ans, et étant sa tutrice légale, pour moi, il me semblait que j’avais le droit de l’avoir. Qu’en est-il,s’il vous plaît ? Suis-je en droit de le réclamé et elle doit-elle me le fournir ?
    Merci,

    Cordialement

    • Les missions du psychologue de l’Education nationale  
      30 janvier 2018

      Bonjour,
      Prenez RV avec la psychologue et vous aurez toutes les informations nécessaires suite au bilan psychologique.
      Le/la psychologue vous rendra compte de l’évaluation de manière compréhensible, verbalement et de manière confidentielle.
      Il/elle peut aussi à votre demande vous fournir une information présentant ses conclusions et répondant à la question posée. Celle-ci pourra être transmise avec votre accord à des tiers.
      Bien cordialement,
      DT/BN-AFPEN

      • Les missions du psychologue de l’Education nationale  
        | par stephanie |  7 mars 2018

        Le psychologue scolaire doit aussi donner à la demande des parents un compte rendu écrit pour le dossier médical. Et pouvoir ainsi le transmettre aux professionnel qu’ il souhaite ? J ai dû insister et être patiente pour avoir le celui de mon fils. 10 mois.
        Pourquoi est ce aussi difficile ? Alors que celà devrait être donner en même temps que le compte rendu oral....

    • Les missions du psychologue de l’Education nationale  
      | par jean dupont |  15 mars 2018

      Le but du Wisc est de poser un diagnostique, il est bien mieux de rencontrer la pschologue et qu’elle vous explique le resultat. Que vous posiez des questions et obteniez des réponses .
      Normalement pour un Wisc il y a un entretien préliminaire parents enfant, le test, un entretien de débriefing du résultat parent enfant .
      Cordialement


  • Quelle implication pour les psychologues EN auprès des enquêtes judiciaires en cas de suspicion de mauvais traitement  
    | par akila m 78 |  21 janvier 2018

     

    Bonsoir,

    Une éducatrice mandatée par le juge des enfants vient demain dans une école rencontrer toute une équipe car une petite fille (que je connais très bien) a été placée en foyer temporairement suite à ses plaintes pour mauvais traitements pendant les vacances. Les parents disent ne pas comprendre . Il n’y a aucune preuve contre eux / pas de constat de traces.... la petite fille est changeante dans ses dires.

    il se trouve que je l’ai rencontrée régulièrement à sa demande pendant 18 mois ; seule sa maman était au courant, elle était terrifiée à l’idée que son père soit au courant de nos rendez-vous. J’ai alerté la directrice et la maîtresse qui après avoir parlé plusieurs fois avec les parents ont hésité et remis en question les confidences de l’enfant. Les parents surtout le papa étaient très convaincants. De plus cette enfant me disait qu’il fallait croire ses parents et pas elle.
    Avant les vacances, je lui ai dit que si elle se sentait en danger (m’avait demandé si elle pouvait mourir en cas de coups) il fallait qu’elle aille tout raconter à la police. ( ce qu’elle a fait)

    Il se trouve qu’elle avait trouvé une manière de me raconter des choses en écrivant des petits mots cachés dans les livres que je lui prêtais ; elle m’a fait promettre de ne jamais les montrer même si je parlais de ses plaintes à l’extérieur. Je pense que ces mots pourraient interpeller le juge quand à sa décision. Mais ils ont un caractère intime et je ne veux pas qu’ils soient exposés, ni évoqués aux parents comme des indices de leur culpabilité.

    Je serais plus pour les montrer uniquement à l’éducatrice mais je crains qu’elle me demande de les prendre ou de les photographier. je n’ai dit à personne leur contenu. la directrice de l’école sait qu’elle m’écrivait

    qu’en pensez-vous ?

    AKILA

    • Quelle implication pour les psychologues EN auprès des enquêtes judiciaires en cas de suspicion de mauvais traitement  
      23 janvier 2018

      Bonjour,
      La situation est difficile effectivement et des psychologues de l’afpen vous répondent ci-dessous avec beaucoup de prudence et peut être de manière partielle, car beaucoup de questions se posent.
      L’AFPEN se tient à la disposition de tous les collègues mais renvoie aussi aux textes officiels des missions du psyEN et du code de déontologie de février 2012.
      http://www.codededeontologiedespsychologues.fr/LE-CODE.html

      En référence au Principe 1 du code, une psychologue n’aurait pas à communiquer les « petits mots écrits » par l’enfant.
      Principe 1
      ...Il préserve la vie privée et l’intimité des personnes en garantissant le respect du secret professionnel. Il respecte le principe fondamental que nul n’est tenu de révéler quoi que ce soit sur lui -même.
      Chapitre 2, article 7
      …Les obligations concernant le respect du secret professionnel s’imposent quel que soit le cadre de l’exercice.
      Il nous semble que les « petits mots » comme les entretiens pendant 18 mois sont les éléments de réflexion qui ont permis à la psychologue de penser à une situation préoccupante. Elle n’a pas à transmettre les éléments de sa réflexion mais ses conclusions si elle est sollicitée.
      Ensuite, elle semble avoir fait le nécessaire en parlant à la directrice et l’enseignante qui ont entrepris une démarche auprès de la famille ; c’est la démarche la plus fréquente.
      Cependant compte tenu de ce que dit la psychologue on peut se demander si elle a pris réellement la mesure du « danger » et on peut souhaiter qu’elle n’ait pas minimisé les informations mais qu’elle s’est conformée à ce que rappelle le code dans les principes généraux ...
      (le) Code de Déontologie repose sur une réflexion éthique et une capacité de discernement...
      et l’article 19 :
      Le psychologue ne peut se prévaloir de sa fonction pour cautionner un acte illégal et son titre ne le dispense pas des obligations de la loi commune.
      Dans le cas de situations susceptibles de porter atteinte à l’intégrité psychique ou physique de la personne qui le consulte ou à celle d’un tiers, le psychologue évalue avec discernement la conduite à tenir en tenant compte des dispositions légales en matière de secret professionnel et d’assistance à personne en péril. Le psychologue peut éclairer sa décision en prenant conseil auprès de collègues expérimentés.
      Dans un commentaire d’avis de la CNCDP : « La Commission estime que « la conduite à tenir » peut-être nuancée et aller d’une simple consultation, une discussion en équipe, à la transmission d’une information préoccupante ».
      La proposition faite à l’enfant d’aller à la police est étonnante (mais compréhensible, car c’était juste avant des vacances) mais cela montre bien que la psychologue avait conscience d’un risque pour cette enfant.
      Rappel :
      Si ces « petits mots » sont dans le dossier qui est à l’école, ils sont considérés comme documents administratifs et peuvent être consultés par l’autorité judiciaire.
      Voici pour une première réponse compte-tenu des éléments donnés et la question posée.

      Bien cordialement,
      Réponse élaborée par des psychologues adhérents à l’afpen.


  • PSYCHOLOGUE EN diagnostiqueurs de TDHA ?  
    | par m escudie |  13 septembre 2017

     

    Bonjour, avez-vous la pétition sur la lettre initiée par Mr POMMIER (sur le blog d ’OLIVIER DOUVILLE) qui pointent les psychologues des écoles comme principaux détecteurs de ce trouble ?

    et qui conseillent donc implicitement de se méfier d’eux aux parents. Ces psychanalytes nous désignent comme des professionnels incompétents et non avertis. C’est ainsi en tout cas que je ressens cet écrit. J’espère que nous sommes une majorité à ne pas désigner ce trouble à tout va comme ils l’écrivent.

    Cordialement M ESCUDIE

    • PSYCHOLOGUE EN diagnostiqueurs de TDHA ?  
      | par Patricia GAROUSTE |  17 septembre 2017

      Merci de votre alerte concernant cette lettre de quelques psychanalystes qui s’inquiètent de voir se développer les diagnostics de TDAH à partir des comportements observés en classe par les enseignants et les psychologues des écoles.

      Un diagnostic TDAH repose sur des éléments objectivables qui se retrouvent dans au moins deux des différents contextes de vie de l’enfant ; il est donc normal que les enseignants, avec lesquels les enfants passent la plus grande partie de leur journée, soient parmi les personnes qui pointent le trouble, les psychologues EN étant les personnes ressources qui participent aussi à la démarche diagnostique...

      Ce texte repose entièrement sur des arguments d’autorité : le fondement de l’éducation (depuis les Lumières), c’est de développer une argumentation qui soit fondé sur la raison, et non sur l’autorité ou la croyance. Comment adhérer à ce discours, quand on imagine développer chez des enfants, l’esprit critique et la rigueur du raisonnement ?
      Les auteurs cités dans cet lettre ont-ils été publiés dans des revues internationales à comité scientifique de lecture ? Où sont les preuves de l’efficacité de la psychanalyse ? Sont-elles soumises à la lecture critique de l’ensemble de la communauté scientifique ?

      Plusieurs des assertions de ce texte sont fausses :
      - les enfants TDAH ne sont pas plus à risque d’addiction que les TDAH qui ne sont pas traités, et dans la plupart des études la Ritaline a tendance a diminuer (très légèrement) ce risque par rapport aux enfants non traités
      - le risque de dépression n’est pas un effet secondaire de la Ritaline. Des manifestations psychotiques (résolutives à l’arrêt du traitement) sont plus rares que ce qu’on observe avec des corticoïdes, des antipaludéens ou le baclofène par exemple.
      D’autre part, a-t-on des information sur les effets secondaires des psychothérapies ? Les effets secondaires négatifs des psychothérapies n’ont jamais été questionnés ni documentés ....
      - Il semble que les critères de la CIM10 pour le trouble hyperkinétique (F90) ne soient pas si éloignés de ceux du DSM4 -et 5

      En France, seuls 0,3% des TDAH actuellement diagnostiqués sont traités par Ritaline. Les ordonnances sont faites par des praticiens hospitaliers, avec des contrôles réguliers de l’évolution de l’enfant. Tout ça pour ça ??

      On pourrait penser que les auteurs de ce texte ont plutôt tendance à défendre une position corporatiste car les données épidémiologiques et d’économie de la santé concernant le TDAH vont dans un sens très différent, avec des risques importants chez les adultes... (cf l’intervention de Cédric Galéra, à consulter ici)

      http://web17.ac-poitiers.fr/ASH/?TDAH-avec-ou-sans-Hyperactivite-de-l-evaluation-a-l-accompagnement

      Bien cordialement
      PG dont la réponse a été rédigée avec les informations précieuses Du Dr René Cassou de St Mathurin, pédopsychiatre en CMPP

    • PSYCHOLOGUE EN diagnostiqueurs de TDHA ?  
      | par Gaby Keiser-Weber |  19 septembre 2017

      Dans une première lecture de ce texte, je n’avais pas relevé la phrase d’introduction mettant à mal notre profession de « psychologue scolaire ». Probablement que je ne m’y reconnaissais pas, tout comme vous le soulevez.

      Cette assertion globalisante est posée en méconnaissance totale du travail effectué par nos collègues psychologues des écoles sur le terrain, aux côtés des enfants, avec les parents, les enseignants et les partenaires.

      Sur le fond, les partisans des différents bords se tiraillent, recensent et exposent les diverses recherches et publications scientifiques, tant françaises qu’internationales, validées par des comités scientifiques ès-qualité, méthodologie et résultats publiés dans des revues qualifiées d’excellence de rang A. Cette dissonance met en exergue des résultats fortement contradictoires.
      C’est ainsi, et cela montre aussi la limite du scientifiquement validé, on trouvera toujours une recherche scientifiquement validée pour appuyer les objectifs et les idées que l’on souhaite mettre en avant et soutenir. Pas de surenchère donc, en ce qui me concerne.

      Je trouve que, tant cette assertion que la forme choisie, dessert plus la cause des signataires qu’elle ne la défend !

      Ceci dit, cette lettre a au moins le mérite de dénoncer le « tout pouvoir » d’une approche excluant l’autre, pas de débat, alors même que sur le terrain des professionnels et praticiens d’orientations diverses se rencontrent, échangent, construisent et tentent partager leurs approches dans l’intérêt et pour la cause des enfants.

      Une offre diversifiée de soin, et de prise en compte de l’enfant à l’école reste une nécessité permettant de répondre aux besoins singuliers de chaque enfant, des choix parentaux et des contraintes des écoles et des groupes.

      « Je ne veux pas donner de psychostimulant à mon fils, mais je culpabiliserai toute ma vie si je n’avais pas au moins essayé, tout comme je culpabilise de devoir lui en donner »
      Parole d’une mère, entretien d’il y a une vingtaine d’année lorsque la prescription de la ritaline commençait à faire son apparition.

      Gaby Keiser-Weber, psychologue éducation nationale.

      • PSYCHOLOGUE EN diagnostiqueurs de TDHA ?  
        | par ESCUDIE |  26 septembre 2017

        Je n’ai rien contre les psychanalystes ; bien au contraire. J’étais juste déçue qu’ils puissent nous associer à cette prolifération de diagnostic TDAH.
        La psychanalyse n’a pas à faire les preuves de son efficacité puisqu’elle n’est pas une science. Je n’ai pas entendu que ces praticiens cherchaient à être efficaces et à faire disparaître les défauts ou pathologies des enfants. Ils peuvent aider à penser, supporter et profiter de la vie. C’est quand-même le plus important.
        Je vois des mamans se gâcher la vie et ne "plus penser " à l’essentiel de leurs enfants à cause de cette nécessité actuelle d’avoir des enfants performants.
        EX : une maman me fait la demande d’un bilan psychologique pour s’assurer que son enfant ne serait pas porteur d’un haut-potentiel qui aurait masqué la dyslexie et le tdah de son fils.

        En tout cas merci pour vos réponses. Je dis à mes collègues de ne pas hésiter à s’adresser à vous car on trouve toujours des personnes (qui existent vraiment) pour nous livrer leur point de vue. cordialement m Escudié


  • Les missions du psychologue nationale  
    31 mai 2017

     

    Bonjour,
    Je suis psychologue clinicienne en foyer de l’enfance.
    dois-je obtenir une autorisation parentale pour faire passer des WISC 4 aux enfants placés ? je suis sollicitée par mes collègues pour les dossiers MDPH....
    MERCI

    • Les missions du psychologue nationale  
      31 mai 2017

      Bonjour,

      Tous les enfants placés n’ont pas le même statut juridique, il faut donc s’assurer de savoir qui détient l’autorité parentale. Celle-ci peut être momentanément donnée par délégation.

      Il me semble que vous travaillez dans le cadre d’une équipe qui est elle-même soumise à un cadre réglementaire.

      Par ailleurs, chaque situation est unique.

      Pour ma part, je vous propose de faire le point en synthèse d’équipe pour que chaque demande émanant de la MDPH puisse être entendue par l’ensemble de l’équipe et que chaque professionnel puisse prendre sa part de responsabilité :
      - au chef de service, la question de la décision en fonction de la situation de l’enfant concerné,
      - à l’AS le soin de contacter la famille ou le responsable légal, personne ou institution, pour obtenir l’autorisation du bilan.

      Chaque fois que je dois faire un bilan pour un enfant qui vient d’un foyer et qui a été placé dans une famille d’accueil, c’est à l’aide sociale à l’enfance que je m’adresse, pour faire le lien avec la famille et avoir l’autorisation.
      Durant plusieurs années je devais faire les bilans pour des enfants scolarisés sur mon secteur et en foyer. Les éducateurs faisaient le lien avec les familles. Dans les foyers, chaque enfant a un éducateur référent qui a cette fonction. Tant que la famille a l’autorité parentale on ne peut pas faire de bilan sans son autorisation.

      Parfois les parents ne sont pas à même de répondre, ou en difficulté sociale ou psycho-sociale et en ce cas ce peut être le JAF ou le substitut du procureur qui peut autoriser le bilan psychologique de l’enfant, dans tous les cas, il est préférable d’expliquer aux parents ce qui est décidé pour leur enfant.

      Bien cordialement,
      Un groupe de psychologues du Conseil d’Administration de l’AFPEN,
      Monique, Patricia, Motti, Philippe, Daniel


  • bilans et tests  
    | par T. Lucie |  21 avril 2017

     

    Bonjour,

    Je passe la semaine prochaine le concours de Psychologue de l’éducation nationale. Je suis à la recherche de documents concernant les tests psychométriques et autres bilans dont disposeront les PsyEn pour leurs entretiens mais je ne trouve rien.

    Pourriez vous m’éclairer sur les bilans et tests dont se serviront ce corps de métiers ?

    Merci à vous !


  • Les missions du psychologue nationale  
    25 mars 2017

     

    Bonjour, je suis psychologue E.N. Je suis régulièrement sollicité par certains enseignants pour effectuer des observations collectives dans leur classe, pour "détecter" d’éventuels problèmes dont ils ne se rendraient pas compte, ou pour leur donner des conseils vis-à-vis du comportement de tel ou tel élève.
    Je ne suis pas favorable à ce genre d’intervention (quelle en est la légalité, l’utilité réelle, la limite de mes compétences) et j’explique que je ne fais que certaines observations individuelles en classe, après un entretien avec la famille et avec leur accord, puis un retour de cette observation à l’enseignant et à la famille. Malgré cela, la demande est récurrente et on me pose la question de la légalité, s’il existe un texte pour motiver mon refus. Je suis bien en peine de leur répondre ! Est-ce que cela rentre dans le cadre de l’article 11 du code de déontologie des psychologues ? Je n’ai pas trouvé grand-chose sur les observations collectives en classe. Merci d’éclairer ma lanterne si c’est possible.

    • Les missions du psychologue nationale  
      31 mars 2017

      Bonjour,

      L’article 11 du code de déontologie révisé en 2012 stipule :

      « L’évaluation, l’observation ou le suivi au long cours auprès de mineurs… proposé par le psychologue requiert outre le consentement éclairé de la personne, ou au moins son assentiment, le consentement des détenteurs de l’autorité parentale ou des représentants légaux ».

      Cet article du code ne dit rien sur les observations collectives.

      L’observation « collective » en classe est un acte qui est à l’intersection des champs psychologique et pédagogique. Nous n’avons pas besoin de faire une demande pour entrer dans une classe à la demande d’un enseignant (sinon les IEN, les CP et les enseignants spécialisés en auraient besoin aussi...sans compter tous les acteurs des SESSAD qui interviennent dans les écoles auprès de différents groupes d’élèves).

      La demande des enseignants est légitime, mais doit-on se saisir de la demande ? Et si oui comment ? Quel psychologie met-on en œuvre ? Avec quels référentiels théoriques ? Pour quelle posture de psychologue ?

      Dans le cadre d’une observation collective, l’enseignant est le premier interlocuteur ; c’est avec lui que je partage mes observations et mes conseils en termes de stratégies à mettre en œuvre (concernant le fonctionnement groupe-classe, concernant des pistes d’aménagements éventuels ou des stratégies institutionnelles mises en perspective...).

      Puis-je éviter cette demande d’observation « collective » qui répond à l’inquiétude des enseignants concernant un ou plusieurs élèves, et à la gestion de situations complexes ?

      Dans les missions attribuées au psychologue de l’EN, le conseil aux équipes revêt une place de plus en plus importante. Chaque psychologue choisit sa manière d’y répondre, c’est un choix personnel de méthode de travail.

      Un enseignant peut se poser des questions et le psychologue de l’EN peut aller dans la classe si l’enseignant a besoin d’un regard extérieur, et rien n’empêche que ce soit le nôtre. Il faut dans ce cas trouver un temps de rencontre avec l’enseignant pour analyser sa demande. Être ressource pour un enseignant permet aussi d’accompagner les enfants.

      Il faut du temps et c’est souvent ce qui nous manque. Le psychologue peut aussi renvoyer l’ enseignant vers le conseiller pédagogique car s’il fait une observation collective, il ne pourra déontologiquement, rien retransmettre à l enseignant à propos d’un enfant en particulier.

      Concernant une observation individuelle d’un enfant en classe :

      S’il s’agit d’observer un enfant il est nécessaire d’avoir un entretien avec la famille ; l’observation est "un acte" de psychologue (vu l’ article 11 du code cité plus haut), l’information préalable est donc absolument nécessaire.

      Dans un premier temps, un entretien avec l’enseignante permettrait à le ou la psychologue de se réapproprier la demande. Si l’observation en classe paraît pertinente c’est à l’enseignant.e de proposer à la famille de prendre contact avec le/la psychologue ; c’est important pour donner du sens à la demande qui est celle de l’enseignant.e.

      Ensuite à nous d’expliquer à la famille et de discuter avec elle des raisons qui justifient le choix que nous faisons d’aller observer leur enfant dans la classe. Nous ne pouvons pas le faire si nous même, avons le sentiment de répondre à une injonction et non à une nécessité.

      Si l’enseignant.e souhaite une observation collective elle peut en effet faire plutôt appel au Conseiller pédagogique.

      Bien cordialement,
      Des psychologues du Conseil d’Administration de l’AFPEN


  • Les missions du psychologue nationale  
    | par naima  |  24 mars 2017

     

    Bonjour,

    J’ai sauté le CP, j’ai 27 ans aujourd’hui, et pour diverses raisons j’aimerais retrouver le compte rendu effectué par la psychologue scolaire qui m’a rencontrée à l’époque... J’ai peu d’espoir d’y avoir accès, mes parents n’en disposent pas et cela fait plus de 20 ans... Savez-vous si j’ai une chance de le récupérer et à qui m’adresser ?

    Merci d’avance

    • Les missions du psychologue nationale  
      25 mars 2017

      Bonjour,
      Le dossier psychologique n’est pas un dossier médical. Le dossier médical lui est conservé pendant 20 ans après le dernier séjour ou consultation dans l’établissement (code de la santé publique) , c’est valable pour un compte rendu de psychologue, s’il fait partie du dossier médical.
      Les données médicales sont conservées pendant une durée qui n’excède pas la durée nécessaire aux finalités pour lesquelles elles sont collectées et traitées. (Loi informatique et liberté).
      En s’appuyant sur les articles de loi, il s’avère que :
      - le code de santé publique indique que le dossier médical doit être archivé pendant 20 ans.
      - qu’au delà des 20 ans de conservation prescrits par la loi, les données conservées ne peuvent l’être qu’à des fins historiques, statistiques ou scientifiques ;
      - qu’au delà des 20 ans prescrits par la loi, les données conservées ne peuvent permettre aucune identification des personnes concernées.
      Mais les données des psychologues scolaires ne sont pas considérées comme faisant partie d’un dossier médical.
      Les pratiques dans l’institution scolaire vont de 2 à 30 ans avant destruction.
      Même en vous adressant directement à votre école d’origine, les chances de retrouver votre dossier sont quasi nulles.
      Bien cordialement,
      DT/BN-AFPEN

      • Les missions du psychologue nationale  
        | par Amelie.C |  29 janvier 2018

        Bonjour,

        Mon fils a eu un, il y a environ deux semaines la visite de la psychologue scolaire, avec mon consentement écrit et signé, pour lui faire passer des tests notamment celui du WISC.
        J’ai demandé à la psychologue scolaire d’avoir le dossier de mon fils au complet, celles-ci m’as répondu que je pouvais venir le voir mais que je ne pouvais pas l’avoir. Mon fils ayant seulement 5ans, et étant sa tutrice légale, pour moi, il me semblait que j’avais le droit de l’avoir. Qu’en est-il,s’il vous plaît ? Suis-je en droit de le réclamé et elle doit-elle me le fournir ?
        Merci,

        Cordialement

        • Les missions du psychologue nationale  
          30 janvier 2018

          Bonjour,
          Prenez RV avec la psychologue et vous aurez toutes les informations nécessaires suite au bilan psychologique.
          Le/la psychologue vous rendra compte de l’évaluation de manière compréhensible, verbalement et de manière confidentielle.
          Il/elle peut aussi à votre demande vous fournir une information présentant ses conclusions et répondant à la question posée. Celle-ci pourra être transmise avec votre accord à des tiers.
          Bien cordialement,
          DT/BN-AFPEN


  • Les missions du psychologue scolaire  
    | par W. Lucille |  6 mars 2017

     

    Bonjour,

    Je suis étudiante en sciences de l’éducation et j’ai un dossier à faire sur le psychologue scolaire, et pour cela j’ai besoin de faire des entretiens. Il serait possible d’être mis en contact avec un psychologue scolaire en maternelle ?

    • Les missions du psychologue scolaire  
      6 mars 2017

      Bonjour,
      Une psychologue du Conseil d’administration de l’AFPEN vous contactera par mail.
      Cordialement,
      DT/BN-AFPEN


  • Les missions du psychologue scolaire  
    | par Charpentier |  13 janvier 2017

     

    Bonjour,
    Ma petite fille est en CM2 dans un établissement privé, en discutant le soir avec elle, elle me dit qu’elle a vu une dame, psychologue et qu’elle lui a parlé et fait faire des tests avec des objets..

    Or je n’ai pas était informé, aucune autorisation ne ma était demandé.

    Pouvez vous me dire de qui peut émaner cette demande et si cela est légale de faire faire a l’enfant cette visite ?

    Cordialement

    • Les missions du psychologue scolaire  
      13 janvier 2017

      Bonjour Madame,
      Nous vous conseillons de prendre rendez-vous avec la direction de l’école pour vous renseigner sur la fonction réelle de la personne qui a travaillé avec votre enfant, en lui faisant faire des jeux.
      Un.e psychologue doit demander une autorisation par écrit aux parents s’il s’agit de faire un bilan psychologique et ensuite vous éclairer sur les aides à mettre en place si nécessaire ;
      Bien à vous,
      DT/BN-AFPEN


  • demande d’intervention des psychologues dans les établissements privés  
    | par Michèle ESCUDIE |  1er décembre 2016

     

    BONJOUR,

    Devons-nous intervenir à la demande d’un établissement privé catholique pour effectuer un bilan psychologique auprès d’un de leur élève de CM2 pour la cdoea ? Cet enfant serait scolarisé l’an prochain en 6ème egpa dans un collège public.
    si oui devons-nous nous déplacer ou demander à l’établissement de conduire l’enfant au bureau de la psychologue ?
    Nous sommes 4 psychologues en rep surchargées de demandes.
    cette demande est selon l’établissement privé, exceptionnelle. Or nous savons qu’à 20 km de notre ville, une école privée catholique dispose d’un psychologue.

    Merci pour vos réponses M escudie

    • demande d’intervention des psychologues dans les établissements privés  
      3 décembre 2016

      Voici une des réponses d’un membre du CA de l’AFPEN qui a été validée à l’unanimité des psychologues, à qui la question a été soumise.

      Bonjour,
      L’enseignement catholique dispose de psychologues qui ont pour mission de répondre aux demandes des chefs d’établissements de ces écoles privées.

      Les psychologues de l’Education nationale n’interviennent pas dans ces établissements, ou de façon très exceptionnelle, en particulier lors de la survenue d’un drame dans le cadre du déclenchement d’une cellule d’écoute et de soutien de l’Inspection académique.
      A cette occasion, les personnels sont missionnés par le DASEN et reçoivent un ordre de mission.

      Vous n’avez a priori donc pas à vous déplacer pour répondre à une demande en dehors de votre circonscription et de vos missions.

      Si l’injonction persiste , ne vous déplacez que dans le cadre d’un ordre de mission du DASEN et explicitez une position collective.
      Bien cordialement,
      Philippe Coche, membre du CA
      DT/BN-AFPEN

      • interventions du psychologue de l’éducation nationale  
        | par Véronique.D |  15 mars 2017

        Bonjour,
        Psychologue depuis 2009 et souhaitant devenir psyEN, je recherche des documents concernant les modes d’intervention du psyEN et ce qu’il est possible de mettre en place concrètement concernant la lutte contre le décrochage scolaire, la préservation d’un bon climat scolaire ou encore concernant l’accompagnement des enfants présentant des tsa... si vous pouviez m’aider et éventuellement vers des documents, livres...
        En vous remerciant bien par avance,
        VD


  • permanence pour les enfants  
    | par Michèle Escudié |  18 octobre 2016

     

    Bonjour,

    je voudrais avoir votre avis sur les permanences libres pour les enfants. Je l’ai proposée l’an dernier aux enfants de cycle 3 d’une école en rep. Ils pouvaient venir m’exposer une question ou une situation personnelle toujours accompagnés par un camarade de confiance. Puisque les parents n’étaient pas toujours au courant.

    Mes collègues de la circonscription émettent des réserves quand à la légalité de ce dispositif. Les parents sont informé en conseil d’école de son existence.

    les thèmes étaient poignants et pour certains enfants , j’

    • permanence pour les enfants  
      19 octobre 2016

      La fin du texte s’est perdue, merci de compléter la question.

      • permanence pour les enfants  
        | par Michèle ESCUDIE |  20 octobre 2016

        Oui. Je n’ai plus la suite.
        Les enfants prenaient rdv auprès de moi et ils venaient pendant les récréations. Les enseignants acceptaient qu’ils prolongent leur entretien sur le temps de classe. c’était le vendredi am.
        Les enfants ont abordé des questions qui m’ont obligées à les recevoir plusieurs fois afin de m’assurer qu’il n’y avait pas de danger réel pour eux. (maltraitance) les disputes entre les parents, les violences auxquelles ils assistaient.... Les angoisses de mort pour leur parents réactivées après les attentats... Les mauvaises nuits avec des terreurs... Soucis autour de la maladie de parents et de la fragilité psychologique des mamans... Interrogation sur leur pouvoir de plaire aux autres, le premier amour, phobies dans les ascenseurs,... Certains ont demandé à lire ensemble des livres traitant de la mort, me disant qu’en en parlant ensemble cela les aidaient à supporter cette réalité. Inquiétude pour la famille restée au pays... Choix de vivre avec un parent : comment protéger l’autre de leur décision ?
        Le fait qu’il y ait un ami témoin permettait des échanges à trois.
        Les enfants accompagnateurs étaient émus d’entendre les soucis de leur ami et souvent lui disaient qu’ils ne savaient pas, ne se doutaient pas...
        Ces enfants n’étaient pas forcément en difficulté scolaire. Parfois très bons élèves... Une partie a dit à leurs parents qu’ils venaient (d’autres aux grands-parents) . Pour d’autres c’était impensable que leurs parents sachent qu’ils avaient parlé.....

        je me demande si ces permanences ne posent pas de problèmes déontologiques et si je ne vais pas avoir de problème avec mon IEN si un parent se plaint.

        Pourtant, pour moi, une école bienveillante est une école où le mal -être non scolaire est aussi accueilli et même si on ne peut le mesurer cela ne peut qu’avoir des effets bénéfiques sur le climat scolaire. Les enfants ne peuvent être que reconnaissants envers leur enseignants de les autoriser à venir me consulter.

        J’ai appris par une cop que l’autorisation parentale n’était pas obligatoire pour qu’elle rencontre des enfants individuellement à leur demande au collège.

        IL y a une attente des enfants dans 2 écoles et des enseignants. j’ai envie de recommencer même si cela me prend du temps. Je voudrais établir un temps équitable entre les besoins de tous les enfants et les demandes de la MDPH très chronophages.

        Votre avis m’aidera beaucoup à prendre une décision et d’autres collègues aussi, j’espère.

        BIEN CORDIALEMENT M ESCUDIE

        • permanence pour les enfants  
          30 octobre 2016

          Bonjour,

          Votre question a été diversement commentée par les collègues.
          Voici une synthèse des points de vue exprimés.
          Le débat déontologique et éthique n’est pas clos,

          1er avis :
          Le référentiel de connaissances et de compétences pour les PsyEN répond en partie au questionnement.
          Avec un point essentiel :
          -  Prendre la précaution d’alerter les conseils des écoles concernées de façon à ce que ce type d’interventions et leurs modalités figurent bien au compte rendu qui est transmis à l’IEN ainsi qu’à l’ensemble des familles.

          EXTRAITS REFERENTIELS http://www.afpen.fr/spip.php?article652

          2.4 -de savoir instaurer des temps d’écoute, de dialogue et de concertation selon les besoins des enfants et des adolescents dans le cadre scolaire :
          2.4.1 -en facilitant l’accueil des intéressés ;
          2.4.2 -en respectant les principes de confidentialité des échanges et la qualité du cadre dans le respect de l’intégrité psychique des participants ;
          2.4.3 -en concevant ou en favorisant diverses modalités de travail sur des thèmes liés à la prévention, à l’intervention ou à l’élaboration et à la mise en œuvre des projets de remédiation ;
          2.4.4 -en organisant en tant que de besoin le suivi psychologique des enfants et des adolescents.

          2.6 -de contribuer à la réussite scolaire de tous les élèves dans leur diversité et selon la nature de leurs besoins :
          2.6.1 -en analysant avec eux, si nécessaire d’un point de vue psychologique, les difficultés qu’ils rencontrent ;
          2.6.2 -en leur permettant d’envisager des pistes d’évolution susceptibles de les aider à surmonter ces difficultés ;
          2.6.3 -en aidant les enseignants à élaborer des modalités et/ou dispositifs pédagogiques d’aide tenant compte des caractéristiques et singularités des élèves concernés ;
          2.6.4 -en permettant, notamment dans le cadre de la liaison école collège, de contribuer à la continuité éducative par une concertation entre les psychologues des deux spécialités ;
          2.6.5 -en contribuant, en lien avec les enseignants référents, à la mise en œuvre des projets personnalisés de scolarisation, le cas échéant de leur évolution ;
          2.6.6 -en contribuant si nécessaire à l’élaboration d’un plan d’accompagnement personnalisé en lien avec le médecin de l’éducation nationale.

          2ème Avis

          Ce qui est décrit dans le référentiel pour le corps unique des psyEN est déjà en partie ce que nous faisons. Nous le faisons aujourd’hui, en accord avec les familles. Le dispositif doit être clairement présenté aux parents lors des réunions de rentrée et des conseils d’école. Il doit être approuvé par l’IEN car la collègue et l’enseignant ne sont pas à l’abri d’un retour négatif de parents. Les enfants qui ne vont pas en cours pour parler avec la psychologue sans que les parents soient au courant, ça ne peut être qu’exceptionnel et motivé dans le cadre de l’école.
          Je trouve d’autre part apaisant pour un enfant que l’adulte puisse faire le lien avec la famille. Certes, au cas par cas, mais sans la famille on ne peut guère avancer. Il m’arrive de rencontrer d’une manière non formelle des enfants qui souhaitent me parler, je leur dis toujours que je demanderai à leurs parents de me donner l’autorisation de les rencontrer, sans dire nécessairement le contenu des propos si l’enfant ne le souhaite pas. Je crois que c’est important pour les enfants d’avoir cette autorisation aussi…

          3ème avis :

          Il m’est arrivé de faire des permanences pour le cycle 3 dans une école.
          Cela se passait sur un temps de récréation sur la base du volontariat. Les enfants s’inscrivaient sur un planning : 4 enfants maximum.
          Les sujets abordés, parfois à travers un support ludique :
          -  leurs préoccupations , leurs interrogations globales sur la vie, l’école, le futur collège, leur avenir, les relations avec les copains, les rapports entre filles et garçons…

          Cela a commencé à la demande des élèves après la mort soudaine d’une élève de CM2.
          Après avoir fait un travail autour de cet événement et annoncé par correspondance aux parents concernés -qui avaient donné leur accord au préalable.
          C’était une très bonne expérience que j’ai dû arrêter faute de temps.

          Pour ce faire, les permanences doivent fonctionner dans un cadre bien précis.
          Les modalités : le volontariat, les sujets abordés et les limites du cadre.
          Nécessairement en groupe, avec accord des parents, hors temps de classe,
          Le formuler et l’expliciter aux élèves et aux familles.

          4ème avis
          Juste deux éléments :
          1/ la prise en charge individuelle d’un mineur sans autorisation parentale est tout simplement interdite !!!
          Dans le code déontologie...... l’article 11 est clair ....
          Article 11 : L’évaluation, l’observation ou le suivi au long cours auprès de mineurs ou de majeurs protégés proposés par le psychologue requièrent outre le consentement éclairé de la personne, ou au moins son assentiment, le consentement des détenteurs de l’autorité parentale ou des représentants légaux.
          2/ La façon de « détourner » c’est bien la prise en charge en groupe .... Donc, obligation de faire venir un troisième enfant dans nos interventions !!!
          Mais quel est son rôle ? Quel est son statut ? Est-il lui aussi soumis au secret professionnel ?

          En clair, au niveau associatif, il paraît difficile de donner une caution généraliste à cette pratique.
          Voir au cas par cas et de manière transitoire ?

          Conclusion :
          Dans le code de déontologie il est précisé "au long cours" Pour avoir participé à la réécriture, tous les mots sont importants et particulièrement celui-ci ; rien n’est simple et ne pas recevoir un enfant peut nous placer dans le cadre de la non-assistance à personne en danger !
          Le premier principe général du code nous rappelle "La complexité des situations s’oppose à l’application automatique de règles.... le code de déontologie repose sur une réflexion éthique et une capacité de discernement"…

          Bien cordialement,
          DT/BN/AFPEN avec des membres du conseil d’administration


  • Les missions du psychologue scolaire  
    | par milan |  6 octobre 2016

     

    Bonjour
    La psychologue scolaire a été voir mon fils sans m’en informer et d’ailleurs j’ai appris cette nouvelle le jour ou lors d’une réunion j’ai fait sa connaissance . Est légal de voir un enfant sans accord ni informer les parents ?
    Cordialement

    • Les missions du psychologue scolaire  
      6 octobre 2016

      Bonjour,

      A la demande des enseignants, les psychologues de l’Education nationale peuvent venir dans le groupe classe et observer le comportement d’élèves face aux apprentissages. " Voir" un enfant ne consiste pas à entamer un processus de suivi psychologique. La psychologue peut très bien traverser la cour et être interpellée par tel ou tel enfant.
      Demandez un RV avec elle pour discuter de votre enfant. La psychologue a aussi besoin de vous et de votre accord pour aider votre enfant, le cas échéant. Faites confiance aux professionnels de l’enfance et de l’école.
      Bien cordialement,
      DT/BN/AFPEN

      • Les missions du psychologue scolaire  
        | par milan |  6 octobre 2016

        Pardon d’insister : la psychologue scolaire a t-elle le droit ou non de voir un élève en particulier en classe sans informer les parents ?
        Cordialement

    • Les missions du psychologue scolaire  
      6 octobre 2016

      Bonjour,
      Effectivement, la psychologue scolaire est un personnel qui appartient à l’Education nationale et elle peut s’entretenir avec votre enfant dans la classe sans avoir obligatoirement votre accord.
      En revanche, pour toute prise en charge, l’accord des parents est nécessaire.
      bien à vous
      DT/BN/AFPEN


  • relation avec référents de scolarité  
    | par akila  |  2 août 2016

     

    Bonjour,

    je sollicite votre avis pour une situation qui m’a bien marquée et culpabilisée. Je ne souhaite donc pas que mon nom apparaisse.

    J’avais de très bons échanges avec la précédente référente de scolarité : francs et spontanés. Nous échangions fréquemment au téléphone et par courriel en "toute" franchise sur les différents dossiers et elle lisait avec beaucoup de soin mes bilans pour mieux comprendre quand nous n’étions pas d’accord. Une personne souple et ouverte ? soucieuse et touchée par les enfants et leur famille et qui respectait la confidentialité de nos échanges
    Elle part en retraite en fin d’année dernière.
    Une nouvelle personne est arrivée : naÏvement, je n’ai pas changé ma manière d’être , l’interpellant sans méfiance pour des situations ou lui parlant de mon inquiétude et de mes questions par rapport à des situations dans les écoles.

    Je me suis aperçue en fin d’année qu’elle allait souvent raconter une partie de mes dires aux directeurs.

    Mais le pire qu’elle avait transmis une partie ou tous mes courriels qui lui étaient adressés à notre IEN (sans m’en informer bien sûr). J’ai été convoquée la veille des vacances (pour un autre problème) par cette dernière et ma surprise a été grande quand j’ai vu qu’elle tenait à la main un gros paquet de courriel dont la première feuille se terminait par mon prénom. Je lui ai demandé si c’était bien mes mails qu’elle avait en main (car elle ne m’en avait pas parlé). Elle a semblé gênée me parlant de lisibilité, de transparence. J’ai pensé ironiquement traçabilité.

    Elle m’a demandé de ne parler à personne de ce que nous avions dit. Mais excédée et attendue par mes collègues du rased et psychologues, j’ai pensé être plus honnête en les prévenant que les mails qu’ils pouvaient envoyer à notre référente pouvaient être transmis aussi à l’inspection.

    J’ai pensé aussi (pour essayer de comprendre ce genre de faire) que cette référente pouvait être gênée pour répondre à mes questions qui questionnaient les protocoles imposés par la mdph et les non informations des familles qui en découlaient.

    Je pense dès la rentrée envoyer un courriel à cette personne en lui disant qu’il est préférable que nous vouvoyons et appelions par nos noms propres. Mes bilans lui seront aussi transmis sous enveloppe cachetée.

    J’aimerais savoir ce que vous en pensez .
    Merci pour vos réponses.

    AKILA

    • relation avec référents de scolarité  
      13 août 2016

      Bonjour et merci pour votre question.
      Vous trouverez ci-dessous des éléments de réponse et les réactions de collègues psychologues du Conseil d’Administration de l’AFPEN.

      Bonjour,

      Il me semble qu’un enseignant référent n’a pas à lire les CR psys. D’autre part, cette personne n’a pas à faire suivre les courriels qu’elle reçoit. Pour éviter ceci il faudrait préciser systématiquement que c’est un mail à ne pas transmettre. J’ai déjà vu ça dans des échanges avec un représentant syndical. Vous ne devriez pas culpabiliser car effectivement les échanges peuvent être précieux avec les enseignants référents, pour peu que chacun reste dans son domaine de compétence et avec de la réserve. Un recadrage des rôles de chacun sans animosité me semblerait plus approprié et constructif qu’une réaction dans l’affectif. Bon courage pour la rentrée et profitez de ce mois d’août pour prendre de la distance.
      Cordialement, Monique T.


      Bonjour,

      L’enseignante référence de scolarité n’a a priori pas à lire les compte-rendus de la psychologue, car elle n’en est pas destinataire, sauf bien entendu si les parents y sont favorables.
      S’agissant des courriers et courriels, la prudence est de mise en ce qui concerne leur contenu.
      Dans notre institution, les différents professionnels n’ont pas tous la même approche des situations, les mêmes réponses.
      Les réunions avec l’IEN peuvent permettre d’améliorer la communication entre les différents intervenants.
      Nous vous souhaitons de pouvoir proposer avec vos collègues des moyens de communiquer appropriés aux situations complexes auxquelles nous sommes quotidiennement confrontés dans un climat apaisé.
      Nous vous souhaitons de bonnes vacances. Cordialement,
      Philippe Coche


      Quelques pistes supplémentaires :

      - creuser le terme de secret partagé // secret professionnel : ces termes ne sont pas équivalents ; nous nous laissons souvent emporter à les confondre dans le cadre d’une communication « en toute confiance »

      - réfléchir aux rapports entre la déontologie des psychologues et l’éthique de la fonction publique dans l’EN : la place des divers professionnels n’est ni équivalente ni interchangeable ; les missions ne sont pas comparables et donc leur mises en acte pas superposables

      - réfléchir, en ce qui concerne les raisons de cette situation, aux prémices posés : "j’ai l’habitude de fonctionner de cette façon avec telle personne donc cette façon est la bonne avec toutes les personnes » En réalité, ne faut-il pas réévaluer le cadre de fonctionnement personnel avec chaque nouvel interlocuteur ?

      - la posture de l’IEN va encore dans le sens d’une « méfiance » supplémentaire vis à vis de la trace écrite : est-ce que ce que j’écris peut être utilisé contre moi (par les parents, les collègues, ma hiérarchie…)
      L’IEN ne doit-il pas être mis en copie des échanges entre collègues de façon à ce que les écrits ne soient pas ensuite manipulés ou transmis en dehors de notre connaissance ?

      - les perspectives de rentrée : définition d’un cadre et de modalités communicationnelles qui protègent chacun des individus impliqués dans la situation, en premier lieu l’enfant et la famille, le psychologue lui-même, en respectant les places institutionnelles de chacun (le vouvoiement peut être la marque objective de ce nouveau cadre, mais est-ce bien indispensable, au risque de générer des commentaires et commérages inutiles…).
      Les règles de la communication écrite doivent être réfléchies (CR transmis uniquement sous enveloppe cachetée, mails écrits avec IEN en copie… ?)

      - les affects parasitent le traitement raisonné des situations : « marquée, culpabilisée, excédée… » Nous travaillons bien sûr avec la personne que nous sommes -et nous sommes tous différents- Cependant, il faudrait utilement, dans le cadre professionnel, parvenir à garder la même distance vis à vis de soi que vis à vis des autres. Plus facile à dire qu’à faire... :)

      Patricia


      Bonjour,

      Le CR psy est en principe rédigé en fonction de l’objet de la demande et de son destinataire (dans ce cas la MDPH et non l’enseignant référent), il est toujours souhaitable que la famille en est pris connaissance avant envoi.

      La diffusion et la lecture des CR reste un pb, une fois écrit et envoyé sous pli cacheté, il échappe à son rédacteur. Il est donc souhaitable que le CR reste synthétique répondant à l"objet de la demande.

      La conférence de consensus sur le bilan psychologique reste un guide précieux pour clarifier les relations avec nos partenaires.

      Dans le cadre de notre fonction, les échanges courriels requièrent toute notre vigilance : il est vivement souhaitable de les limiter tant que possible et de rester strictement sur un fil exclusivement professionnel.

      Il apparait préférable de discuter de vive voix des postures de travail à envisager pour l’année scolaire à venir.
      Gaby


      Quelques rappels du cadre législatif autour de la question du secret professionnel :
      -  Tout d’abord, une définition générale : le secret couvre tout ce que le professionnel a appris, à l’occasion de sa profession.
      -  Pour le dictionnaire Robert : le secret est l’ensemble de connaissances, d’informations qui doivent être réservées à quelques-uns et que le détenteur ne doit pas révéler.
      Le secret professionnel pour le psychologue fonctionnaire.
      La loi soumet un grand nombre de psychologues au secret professionnel. La plupart d‘entre eux le sont de façon indirecte parce qu’ils pratiquent dans un domaine : santé, enseignement, PMI …
      Des règles déontologiques, éthiques et juridiques régissent la pratique du psychologue. Elles ne concordent pas toujours et souvent le droit prime la déontologie et l’éthique.
      L’article 26 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983, portant droits et obligations du fonctionnaire dispose que :
      -  Les fonctionnaires sont tenus au secret professionnel dans le cadre des règles instituées dans le Code pénal.
      -  Les fonctionnaires doivent faire preuve de discrétion professionnelle pour tous les faits, informations ou documents dont ils ont connaissance dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de leurs fonctions.
      -  En dehors des cas prévus par la réglementation, les fonctionnaires ne peuvent être déliés de cette obligation de discrétion professionnelle que par décision expresse de l’autorité dont ils dépendent. Cette disposition s’applique aux agents titulaires des trois fonctions publiques de l’Etat, de la Territoriale et Hospitalière.
      L’information au procureur de la République : (article 40, alinéa 2 du code de procédure pénale) : « Toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit est tenu d’en donner avis sans délai au procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs ».
      -  Enfin, l’article D351-11 du Code de l’Education précise dans le domaine de la scolarité des élèves en situation de handicap. La scolarisation de ces enfants est suivie par une équipe prévue à cet effet. Cette équipe fonde notamment son action sur « l’expertise du psychologue scolaire ». Et le décret ajoute : « les membres des équipes de suivi de scolarisation sont tenus au secret professionnel dans les conditions prévues aux articles 226-13 et 226-14 du Code pénal ».

      DT/BN/AFPEN

      • relation avec référents de scolarité  
        | par akila |  11 septembre 2016

        Je vous remercie à tous d’avoir pris du temps à votre été pour réfléchir à mon problème.

        Vous m’avez permis d’abandonner l’idée du vouvoiement et de la distance froide qui n’aurait fait que rendre insupportable les équipes éducatives. Les parents et les enfants n’ont pas besoin de professionnels qui ont du ressentiment entre eux.

        j’ai parlé avec ma collègue référente en me replaçant en position de psychologue en ayant en tête que si elle avait agi ainsi ce n’était pas parce qu’elle était "mauvaise" "traitre"... "hypocrite" (bref tous les mots qui me sont venus en tête à ce moment) mais qu’elle avait une raison . Je n’ai pas pu croiser son regard mais elle m’a dit que si elle l’avait fait c’était une demande de l’IEN qui le dernier jour voulait comprendre des situations autour d’enfants après avoir rencontré des directeurs individuellement. ( ce n’est pas le moment idéal car les directeurs épuisés, cherchent des coupables à des situations difficiles : retard dans des dossiers MDPH, solitude face à des situations...) je lui ai juste dit que la moindre des choses aurait été de m’avertir, que si je lui avais parlé ou questionné d’une manière qui l’avait gênée il fallait qu’elle me le dise. En l’écoutant, j’ai pu rajouter des morceaux qui me manquaient pour comprendre pourquoi on en était arrivé là. Je m’en trouve responsable par manque de temps et d’une autre personne de l’équipe très manipulatrice voire perverse. Le repérer après des intuitions va beaucoup m’aider cette année.

        Avec les psychologues de ma circonscription nous avons toujours permis au référent d’avoir accès à nos bilans. Cela peut vous choquer, mais quelquefois nous rédigeons des bilans sans avoir réussi à rencontrer les parents en entretien individuel (qui disent eux-mêmes qu’ils ne veulent pas de papier en plus à lire car ils ne savent pas, qui ne comprennent pas trop de quoi nous parlons)

        La référente les reçoit pour compléter le dossier (cela prend beaucoup de temps) et il lui arrive de lire notre conclusion pour faire comprendre. Je pense qu’elle a besoin de savoir pour soutenir le dossier et le présenter en commission. Les familles l’assimilent à une assistante sociale.

        Je ne peux me permettre de faire parvenir ces bilans par courrier car beaucoup de familles vivent à l’hôtel, et des plus grands, lecteurs, pourraient lire ces bilans et les faire circuler, et les fratries les interpréter à leur manière, voire dissuader les parents d’accepter une orientation.
        Des parents m’investissent affectivement et viennent me voir pour faire une pause dans leur vie invivable. le potentiel cognitif de leur enfant n’est pas ce dont ils peuvent entendre parler, juste de l’espoir.

        Vous me conseillez d’en dire le moins possible dans les bilans dirigés vers la mdph mais le travail de l’appea a pointé la pauvreté des bilans psychologiques et les membres de la MDPH ont insisté pour avoir le plus de connaissances possibles sur l’enfant afin de prendre une décision. C’est une recherche d’équilibre.

        Merci pour vos conseils concernant l’usage des échanges professionnels sur le net. C’est un outils extraordinaire pour échanger avec tous les partenaires mais il faut savoir se limiter et pouvoir se rencontrer dans la réalité.

        Merci aussi à Mme le Mézec Véronique pour sa présentation de notre métier. Même s’il est adressé à un large public, c’est émouvant (pour moi en tout cas) de voir une collègue présenter son travail si naturellement. C’est un bon miroir pour nous tous et on en a bien besoin.

        Akila


  • Les missions du psychologue scolaire  
    28 juin 2016

     

    Bonjour,
    Mon IEN, m’a dit vendredi qu’elle attendait du psy qu’il soit le coordinateur du RASED.
    Qu’à ce titre il devait lors des synthèses avoir un regard sur les projets E et G et voir si les objectifs des divers projets avaient été atteints...
    Qu’il devait avoir dans son bureau les dossiers de tous les enfants suivis par le RASED (qu’ils soient ou non concernés par lui)...
    Pour elle il a le même rôle dans le RASED qu’un directeur d’école au sein de son école... Il doit donc veiller au bon fonctionnement du RASED, si je comprends bien...
    En ce qui me concerne, on ne m’a jamais parlé de ça ? et je n’ai jamais vu les choses fonctionner ainsi...Pourtant cela fait plus de 15 ans que je travaille en RASED... (d’abord en tant que maître E, puis en temps que PsyEN), mais peut-être ne suis-je pas tombée sur des RASED qui fonctionnaient ainsi...
    Et vous qu’en pensez-vous ?
    Je vous remercie par avance de votre réponse que j’attends avec impatience...
    Mon IEN m’a également demandé la liste nominative, des enfants vus, bilantés ou suivis par moi-même.
    Je lui ai répondu que je n’avais pas le droit de la lui donner. Qu’il s’agissait de données confidentielles.
    Elle a insisté en mettant en avant le "secret partagé".
    Je lui ai répondu qu’il s’agirait d’une grave entorse au droit de l’individu...
    Pourriez-vous également me faire une réponse écrite sur se sujet, svp ?
    Par avance je vous remercie...
    Bien sincèrement,

    • Les missions du psychologue scolaire  
      28 juin 2016

      Bonjour,
      A la lecture de votre message, il apparaît que les modalités de « ce » pilotage par « cette » IEN posent problème par une tendance à une surrèglementation et à la fabrication au final d’un fonctionnement non gérable.
      Une première réponse est d’avoir à l’esprit que l’autorité de l’IEN se fonde sur la réglementation et que pour le reste il ne peut s’agir, à son niveau que de conseils et d’accompagnements, ou de préconisations éventuelles mais pas d’éléments de surrèglementation.
      Enfin les velléités de contrôle, à certains endroits , par la remontée d’ éléments à la circonscription sont évidemment problématiques parce qu’ils posent un problème de confidentialité sur lequel la circulaire d’août 2014 ne pose aucun principe de garantie.
      A propos de la demande de listes nominatives par votre IEN, nous vous conseillons de lui transmettre l’avis 15-11 de la CNCDP (Commission Nationale Consultative de Déontologie des Psychologues), saisi en mai 2015 par l’AFPEN. Cet avis est téléchargeable dans la rubrique déontologie du site.
      http://www.afpen.fr/spip.php?article640
      Il est important de s’en tenir au plus près des textes existants. Il est certainement utile de le rappeler, avec humour mais fermement, à la hiérarchie. En effet, en relisant la circulaire n°90-083 sur les Missions des psychologues qui est le texte de référence, aucune mission ne correspond à "Directeur de Rased ".
      Il faut donc réfléchir en antenne RASED puis en RASED de circonscription, partager les responsabilités en direction de l’ensemble des personnels RASED et les enseignants. Il faut que l’ensemble de l’équipe face bloc et se positionne.
      L’IEN doit s’adresser au réseau complet sa demande, mais pas à une personne définie par lui, il sur-interprète ici la circulaire concernant le fonctionnement du RASED au sein du pôle ressources de circonscription.
      Chaque problème posé nous impose de revenir au cadre institutionnel et donc aux textes que les IEN connaissent sur le bout des doigts et sur lesquels ils s’appuient pour justifier leurs pratiques de pilotage et leurs exigences. Le dernier texte qui régit le fonctionnement du RASED est la circulaire n° 2014-107 du 18-8-2014 dont voici deux extraits :
      « L’inspecteur de l’éducation nationale, pilote du pôle ressource, définit, après réflexion conjointe avec les membres du pôle, les axes stratégiques de mise en œuvre des aides aux élèves et aux enseignants de la circonscription dont il a la charge. L’objectif de tous les professionnels mobilisés dans ce cadre est de prévenir et de remédier aux difficultés qui se manifestent dans les écoles afin d’améliorer la réussite scolaire de tous les élèves. »…
      …« Le réseau d’aides spécialisées aux élèves en difficulté (Rased) est l’une des composantes de ce pôle ressource. Placé sous l’autorité et la responsabilité de l’IEN, le Rased est constitué de l’ensemble des enseignants chargés des aides spécialisées et des psychologues scolaires qui exercent dans la circonscription. Après concertation de ces membres, l’IEN arrête l’organisation générale des actions de prévention et des aides spécialisées dans la circonscription ainsi que les priorités d’action du Rased dont le fonctionnement et les résultats sont régulièrement évalués. »
      On peut comprendre que :
      - l’IEN pilote et coordonne le pôle ressources et en son sein le RASED
      - les actions sont mises en place « après concertation de ses membres »
      - le fonctionnement et les actions du RASED sont "régulièrement évalués »
      Que faire ? Se mobiliser avec les collègues du RASED et trouver une organisation et une argumentation pour proposer un mode de fonctionnement dans le cadre de la circulaire et dans le respect des règles en vigueur dans la profession, qui puisse convenir au pilotage de l’ IEN .
      Se pose la question de la mémoire des actions du RASED auprès des enfants en difficultés. Car en fait, ce que demande l’IEN n’est rien d’autre qu’une « data base » du RASED.
      C’est à l’équipe du Rased de réfléchir à une organisation possible qui permette de garder une trace des actions d’aides coordonnées.
      C’est donc un document de lien qu’il faut inventer, mais le psychologue n’en est ni le responsable ni le garant. En revanche, il permet que l’IEN puisse vérifier, lors de ses visites d’école, que les élèves en difficulté sont pris en charge d’une façon ou d’une autre.
      Un conseil pour la rentrée :
      - faire le point en RASED ; proposer des documents (projet RASED + évaluation RASED + data base « aides » en répartissant les responsabilités),
      - faire le point en RASED de circonscription,
      - rester force de propositions afin de reprendre la main de façon collective et de se positionner clairement en tant que psychologue (et non pilote du RASED)
      - revenir aux textes pour que chacun reste bien positionné
      Bien cordialement,
      Rédigé par des membres du conseil d’administration de l’AFPEN et le siège social.


  • Les missions du psychologue scolaire : restitution test Wisc IV  
    | par Claire |  2 juin 2016

     

    Bonjour,
    Je voudrais savoir si nous avons le droit de récupérer l’ensemble des résultats du test Wisc IV passé par la psychologue scolaire à notre enfant.
    Nous avons aujourd’hui une photocopie de la 1ere page, mais allons-nous recevoir ou pouvons-nous recevoir, demander l’ensemble des pages ?
    Merci

    • Les missions du psychologue scolaire : restitution test Wisc IV  
      4 juin 2016

      Bonjour,

      Les résultats des tests (le Wisc comme les autres) sont précieux pour l’enfant et sa famille si le psychologue en fait une communication dans des termes clairs et adaptés, et formule des hypothèses pour répondre à la question posée.
      Toute communication de QI ou d’indices doit être accompagnée de commentaires : il n’est pas envisageable de s’en tenir à de seules données chiffrées. Un compte rendu oral et/ou écrit accompagne donc cette première page du protocole de passation de test qui vous a été fournie.
      L’examen psychologique permet de mettre au jour les talents propres de l’enfant, ses secteurs de fonctionnement optimal, ses potentialités ….
      La 1ère page du protocole n’a d’intérêt que pour l’usage qu’en fait le psychologue pour son interprétation. Certes, il utilise les résultats chiffrés, les valeurs des QI et des indices avec l’intervalle de confiance qui prend en compte l’erreur de mesure inhérente à toute passation.
      Et bien d’autres critères modèrent ces résultats (entre autres apparaissent les modalités des réponses obtenues mais aussi le comportement en cours d’examen, la comparaison avec d’autres épreuves …tous ces éléments non pris en compte dans la cotation du protocole).
      Beaucoup de psychologues préfèrent présenter leurs conclusions et donner seulement des indications simplement en « zone de performance », il s’agit d’évaluer la capacité d’ autonomie de l’enfant, ses points positifs, ses sources de faiblesse et ses marges de progression.
      Le psychologue, par son interprétation et sa qualification vous donne bien plus qu’un QI !
      Les autres pages du protocole de passation sont ses outils propres, ses notes personnelles.
      Les protocoles de passation et les tests sont des outils protégés afin de garantir leur validité.

      En espérant avoir répondu à votre questionnement.
      Bien cordialement,
      DT/BN/AFPEN


  • Les missions du psychologue scolaire  
    | par L.Deguilloux |  23 mai 2016

     

    Bonsoir,
    Je suis psychologue de l’EN et voici le message reçu par mail ce jour :

    "Ma fille souhaiterait que l’administration lui restitue son dossier – ou lui en transmette la copie – concernant son passage de test de QI et son saut de classe. Je ne me souviens malheureusement pas du nom de la psychologue scolaire qui lui a fait passer le test WISC IV, ni qu’elle nous ait restitué les résultats autrement qu’oralement. C’est pourquoi je vous demande me nous mettre en relation avec les personnes susceptibles de nous renseigner. C’était en 2004/2005."

    Je n’étais pas en poste il y a 12 ans...
    Faut-il répondre positivement à cette demande ?
    Qui est légalement "propriétaire " des protocoles archivés ?
    Si oui, ne faut-il pas une lettre manuscrite de la personne elle-même et non de sa mère ?

    Voici ce que j’ai trouvé sur le sujet :
    "Il existe une circulaire « Instruction de tri et de conservation pour les archives reçues et produites par les services et établissements concourant à l’Education nationale » n°2005-003 du 22.02.2005. La durée d’utilité administrative (DUA) correspondant au temps pendant lequel les documents doivent être conservés est mentionnée pour les dossiers scolaires (10 ou 50 ans) mais rien ne figure pour les dossiers psychologiques des élèves. Il s’agit d’une question qu’il conviendrait de traiter, les pratiques sur le terrain étant de fait très différentes (conservation des archives pendant la durée de la scolarité obligatoire, pendant les deux premières années de collège, etc...)."

    Merci beaucoup pour votre réponse !
    L.Deguilloux

    • Les missions du psychologue scolaire  
      24 mai 2016

      Bonjour,
      Nous avons les mêmes références sur ce sujet :
      - Instruction de tri 2005-003 du 22 février 2005 sur le traitement des archives de l’enseignement, parue au BOEN n°24 du 16 juin 2005, Adaptation pour les écoles
      ça va de 2 à 50 ans...
      et si on se câle sur les CR des médecins : 5 ans puis destruction.

      L’usage veut qu’on les conserve le temps de la scolarité de l’enfant, ce qui peut poser problème en cas de changement de poste du psychologue puisque jusqu’à présent il n’y a pas de transmission de dossiers entre fonctionnaires, ce que peu de psy savent. Les services des archives académiques et rectorales peuvent utiliser des normes régionales hétérogènes pour leurs dossiers : il faudrait leur demander comment ils trient leurs archives ?
      Sur le terrain des écoles, l’usage est de garder les dossiers les plus complexes qui risquent de revenir sur le tapis ( suspicion maltraitance…) en cas de demande expresse des autorités judiciaires, et supprimer tous les autres dès que l’enfant a quitté l’école primaire ou les 2 années suivantes ?

      Voici donc un début de réponse.... et pour le cas évoqué plus haut, le renvoyer vers les services juridiques académiques ?
      Bien cordialement,
      DT/BN/AFPEN

      • Les missions du psychologue scolaire  
        | par L.Deguilloux |  1er juin 2016

        Bonsoir,
        J’ai aussi trouvé ceci même s’il s’agit de psychologue en libéral.

        CNCDP, Avis N° 11-04
        AVERTISSEMENT : La CNCDP, instance consultative, rend ses avis à partir des informations portées à sa connaissance par le demandeur, et au vu de la situation qu’il décrit. La CNCDP n’a pas qualité pour vérifier, enquêter, interroger. Ses avis ne sont ni des arbitrages ni des jugements : ils visent à éclairer les pratiques en regard du cadre déontologique que les psychologues se sont donnés.
        Les avis sont rendus par l’ensemble de la commission après étude approfondie du dossier par deux rapporteurs et débat en séance plénière.

        "2. L’archivage et la conservation des écrits professionnels.

        Un psychologue exerçant en libéral peut constituer des dossiers patients/clients dans lesquels il verse ses observations, bilans, comptes rendus… et notes personnelles. Il s’agit d’un usage mais pas d’une obligation, comme cela pourrait l’être en tant qu’agent d’un service public. In fine, il reste responsable de l’organisation et conservation de ses dossiers, que ce soit sous forme papier ou informatique.

        Principe I-3, Responsabilité : Outre les responsabilités définies par la loi commune, le psychologue a une responsabilité professionnelle. Il s’attache à ce que ses interventions se conforment aux règles du présent Code. […] Il répond donc personnellement de ses choix et des conséquences directes de ses actions et avis professionnels.

        Dans le cas où il produit des écrits, il doit respecter un certain nombre de règles énoncées par les articles 14 et 20 :
        Article 14 - Les documents émanant d’un psychologue (attestation. bilan, certificat, courrier, rapport, etc.) portent son nom, l’identification de sa fonction ainsi que ses coordonnées professionnelles, sa signature et la mention précise du destinataire. Le psychologue n’accepte pas que d’autres que lui-même modifient, signent ou annulent les documents relevant de son activité professionnelle. Il n’accepte pas que ses comptes rendus soient transmis sans son accord explicite, et il fait respecter la confidentialité de son courrier.

        Article 20 - Le psychologue connaît les dispositions légales et réglementaires issues de la loi du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés. En conséquence, il recueille, traite, classe, archive et conserve les informations et données afférentes à son activité selon les dispositions en vigueur. […].

        Le code n’indique cependant aucun délai de conservation des documents archivés par le psychologue exerçant en libéral.
        Dans la mesure où ces écrits ne sont utiles qu’à lui seul, il appartient au psychologue de décider, en fonction des informations collectées, de la problématique du patient, du contexte de la consultation, de la durée du suivi, de la possibilité de consultations ultérieures après une période d’arrêt, etc., du délai durant lequel il va les conserver.
        Une durée de conservation minimale de dix ans, calquée sur le délai de prescription en matière de responsabilité civile professionnelle , est conseillée. Pour un psychologue exerçant sur le long terme auprès d’une clientèle stable, elle peut même s’étendre à la carrière entière.
        Pour la CNCDP La Présidente Marie-Claude GUETTE-MARTY"

        Cordialement
        L.Deguilloux


  • Les missions du psychologue scolaire  
    | par R.Ch |  15 mai 2016

     

    Bonjour,
    mon fils est actuellement en cours de reconnaissance MDPH pour des Troubles comportementaux (demande de SESSAD et AVS).
    La psycho scolaire nous a proposé un bilan psychométrique pour éliminer une possible précocité. Mon fils n’a pas fini le test car il ne voulait pas (il a déjà un suivi psy en libéral et au CHU et estime qu’il voit assez de psychologues).
    La psycho scolaire nous demande notre avis sur son rapport avant de le transmettre.
    Est-ce normal ? Je suis très embêté de devoir le "valider".

    • Les missions du psychologue scolaire  
      16 mai 2016

      Bonjour,

      La psychologue de l’école a réalisé un bilan psychologique avec votre accord et à la demande d’un tiers (ici la MDPH) . La psychologue, professionnelle qualifiée, vous a fait un retour oral et vous a présenté la situation vécue en cours de test et ses propres conclusions. Elle est tenue aussi de rédiger un compte rendu écrit. C’est un document officiel, vous en avez pris connaissance. Ce document est contextualisé et répond à la demande initiale. Il évite autant que faire se peut, de donner des informations inutiles. La transmission à un tiers requiert votre assentiment ou une information préalable.
      La situation relatée correspond au respect des règles en vigueur dans la profession des psychologues.
      Bien cordialement,
      DT/BN/AFPEN


  • Les missions du psychologue scolaire  
    15 mai 2016

     

    Bonjour,
    Je me présente je suis maman d’un enfant de 9 ans en classe de CE2. Il a été diagnostiqué dysgraphique, dyslexie, dysorthographie et des TAC par différents professionnels de santé (ergothérapeuthe, orthophoniste, psychomotricienne et bien entendu neuropédiatre).

    Il a une AVS depuis novembre et son année de ce2 s’est très bien passée grâce à elle. Il a environ 13 de moyenne. De très gros progrès.

    Pour faire le renouvellement AVS, la psy scolaire est venue faire un bilan. Elle m’a envoyé un courrier en stipulant qu’elle souhaitait faire un bilan psychologique et qu’on se verrait avant l’entretien, chose qui n’a pas été respectée et j’ai appris hier qu’elle a fait passer un test de QI à mon fils sans que je le sache…Elle s’est empressée d’aller voir la maitresse pour lui dire que tous les professionnels de santé se sont trompés et que c’est elle qui a le bon diagnostic mon fils serait retardé mental et qu’elle en est sûre….

    J’ai rendez-vous avec elle vendredi prochain.

    La maîtresse que je connais bien, me l’a dit et j’étais (je suis) effondrée…

    La psy scolaire a dit à la maîtresse qu’elle allait contacter tous les professionnels de santé afin de leur dire que mon fils est retardé mental… En a t-elle le droit ?? Et doit-elle fournir son bilan à la MDPH sans mon accord ?

    J’ai peur qu’à l’issue de cela, la MDPH préconise un placement en CLIS, alors que je suis tout à fait contre. Il se débrouille très bien avec son AVS.

    Mon enfant n’est absolument pas retardé mental, il a eu un très bon développement depuis sa naissance… Il a juste des difficultés scolaires qui d’après son enseignante sont dues en grande partie à son déficit attentionnel. Il comprend très bien les choses et est très autonome à la maison (enfin comme un enfant de 9 ans peut l’être…)

    Le test de QI a t-il pu être faussé ? Je ne sais pas si elle a tenu compte des DYS de mon fils pour faire passer ce test, et mon fils était très enrhumé et baillait beaucoup lors du test (passé pendant 2 heures)

    Je souhaiterais vraiment savoir si le test est confidentiel et si normalement les parents devaient être au courant des résultats, et si elle a le droit de les communiquer à qui que ce soit...

    Merci beaucoup pour vos réponses.

    Bien cordialement.

    • Les missions du psychologue scolaire  
      15 mai 2016

      Bonjour Madame,

      Vous trouverez ci-dessous les réponses de deux psychologues administratrices de l’AFPEN.

      Nous espérons que ces informations, tirées de leur expérience professionnelle, puissent vous aider à franchir cet épisode douloureux et vous redonne confiance pour accompagner votre enfant.

      Vous souhaitant de trouver toute l’énergie nécessaire pour continuer à accompagner votre enfant dans son développement et croire en son potentiel de compétences.

      Bien à vous,
      DT/BN/AFPEN

      Madame,

      La situation que vous décrivez est problématique car un bilan nécessite effectivement l’accord des parents et un entretien préliminaire entre eux et la psychologue est vivement recommandé.

      Il me semble donc que, dans la situation relatée, le manque de dialogue est pénalisant. La maîtresse vous a rapporté les propos de la psychologue, peut-être les a-t-elle déformés ?

      La rencontre avec la psychologue est donc sans doute à même d’éclaircir ce qu’elle a voulu dire. A propos d’un diagnostic évoqué, il faut savoir que les immaturités intellectuelles ne sont pas des retards mentaux (terme inusité). Il peut y avoir ici une mauvaise interprétation de l’enseignante.

      La psychologue veut se mettre en lien avec les autres professionnels, vous pouvez lui demander de ne pas le faire avant de vous avoir rencontrer.

      Peut-être serait-il d’ailleurs pertinent de réunir une équipe de suivi de scolarisation (ESS). Ainsi, seront réunis l’enseignante, le directeur ou la directrice de l’école, l’AVS, les divers thérapeutes, l’enseignante référente (qui s’occupe des dossiers d’orientation pour la MDPH), le médecin scolaire, la psychologue et vous-même, c’est-à-dire toutes les personnes qui travaillent avec votre enfant et qui le connaissent.

      Il serait intéressant de savoir ce qui a motivé la précipitation de ce bilan. Les enseignants étaient -ils inquiets ?
      L’équipe de suivi vous permettra d’entendre les avis de tous et de choisir la suite du parcours de scolarité de votre enfant.

      Concernant l’orientation, elle est décidée en concertation avec les parents et aucun professionnel ne peut vous obliger à choisir telle ou telle option.
      Le dossier MDPH est constitué avec ou par les parents et aucun psychologue déontologiquement n’envoie de dossier sans l’accord de la famille sur son contenu.

      En espérant que cette réponse puisse vous aider.
      Bien cordialement,
      Françoise, psychologue


      Madame,

      Vous décrivez une situation dont on peut comprendre qu’elle vous bouleverse car il semblerait que l’intervention de la psychologue scolaire ne se soit pas faite de façon explicite au sujet du bilan psychométrique. Par ailleurs, des conclusions de ce bilan ont été, semble-t-il, divulguées à l’enseignante avant que vous en soyez vous-même informée.
      Il semble qu’une meilleure communication préliminaire sur les enjeux de cette rencontre avec votre fils aurait pu vous éviter ces moments difficiles.
      Pour autant il me paraît nécessaire de vous éclairer sur quelques points :
      - votre fils bénéficie déjà d’une compensation ; c’est donc que le dossier MDPH est constitué.
      - la MDPH exige de plus en plus fréquemment des bilans complets (et vous en avez déjà- a priori- fourni un certain nombre !) au moment du renouvellement des compensations.
      - le bilan psychométrique devient quasi obligatoire pour participer à l’évaluation globale de l’enfant afin de cerner ses besoins au plus près de son fonctionnement.
      - vous parlez de diagnostic de « multi-dys » mais aussi de déficit attentionnel. Or il faut savoir que ces diagnostics ne peuvent se poser qu’à l’unique condition que le fonctionnement cognitif de l’enfant soit dans un intervalle normé, c’est à dire que sa capacité à raisonner se trouve dans la norme des résultats des enfants du même âge. Si aucun bilan cognitif n’avait été conduit jusque là, je m’étonne que le neuropédiatre ait pu prendre le risque d’un diagnostic DYS…
      - le bilan cognitif est comme une photo : elle est prise à un instant donné, dans une certaine situation. Dans le cas d’un test, les résultats obtenus peuvent être les plus faibles de ceux que l’enfant peut produire. C’est pourquoi ils sont toujours fournis avec une zone dite « d’intervalle de confiance » qui permet d’avoir la certitude statistique que les résultats se situent dans une certaine fourchette. Par exemple, si votre fils avait été moins fatigué ou moins enrhumé, il aurait pu faire un peu mieux : ces résultats hypothétiques se situent dans cette zone de confiance (à laquelle vous pouvez faire confiance :)
      - chaque bilan psychométrique donne normalement lieu à un entretien préliminaire d’explicitation aux parents -qui peuvent le refuser-
      - le compte-rendu donne lieu à un second entretien ; les données appartiennent à l’enfant et à sa famille qui est ensuite libre de les transmettre aux divers professionnels partenaires de soins (ou non). Cependant, dans le contexte institutionnel actuel, les exigences de la MDPH constituent des injonctions professionnelles pour les psychologues de l’Education Nationale.
      - dans le cas d’un bilan psychométrique, vous êtes en droit d’exiger un compte-rendu écrit (pour en garder une trace et pouvoir en partager les résultats) et d’avoir accès à celui qui sera fourni à la MDPH.
      - en fonction des éléments qui lui sont fournis, l’équipe technique de la MDPH propose la compensation la plus adaptée à l’enfant. Les parents sont en droit de la refuser ou de faire un recours par rapport à leur propre projet.
      - dans tous les cas, la tenue de l’équipe de suivi de scolarité, sous la responsabilité d’un enseignant référent de la scolarité auprès des enfants reconnus comme se trouvant dans une situation de handicap doit avoir lieu une fois par an pour évaluer la bonne adéquation besoins de l’enfant / compensations / évolution de la scolarité. Vous aurez à ce moment là tout le loisir de vous exprimer par rapport à ce que vous souhaitez pour votre enfant.

      Vous utilisez le terme de « retardé mental ». Pour ma part, je regrette que ce terme qui n’a plus court depuis longtemps puisse encore circuler dans le vocabulaire des enseignants ou des parents et surtout dans leurs représentations. Chaque cerveau est unique ; le bilan psychométrique, s’il pointe certaines faiblesses, met aussi en lumière les points forts de l’enfant. Ce sont les points forts qui servent de points d’appui à tous ceux qui aident l’enfant à poursuivre ses apprentissages. Et même s’il arrive que certains processus de pensée de votre fils soient très fragiles, aidez-le à s’appuyer sur ceux qu’il utilise le mieux. Les résultats du bilan, transmis aux professionnels de soins, les aideront aussi à mieux aider votre enfant, car ils sont utiles pour envisager des pistes de remédiation et de rééducation.
      Vous craignez l’orientation en classe spécialisée. Le seul indicateur valable de l’orientation est la souffrance de l’enfant. Soyez attentive à ce que la pression des programmes reste supportable pour votre fils et lui permette une scolarité heureuse, sans effondrement de son estime de soi.

      Malgré les maladresses de communication qui ont présidé à la tenue de ce bilan cognitif, je vous souhaite de trouver vendredi prochain la sérénité d’entendre les explications de la psychologue concernant les résultats statistiques de votre fils mais aussi l’analyse qu’elle en fait en termes cliniques, et d’en tirer la meilleure part pour vous-même et pour votre fils. Car le bilan cognitif, bien conduit, bien compris et explicité est un outil de connaissance de soi pour l’enfant, et un outil de guidance pour les parents.
      Bien à vous,
      Patricia, psychologue


  • Les missions du psychologue scolaire  
    | par kat |  12 mai 2016

     

    Ma fille est perturbée par les disputes que je peux avoir avec son beau père (séparation imminente) et a raconté à la psychologue scolaire ce qu’elle a entendu de ces disputes ( pervers narcissique en plein délire envers moi). Je trouve parfait que mon enfant de 7 ans puisse s’exprimer avec une intervenante extérieure, je me demande dans quelle mesure la psychologue scolaire peut intervenir pour son bien être et ce qu’elle peut mener comme action ? en vous remerciant.

    • Les missions du psychologue scolaire  
      12 mai 2016

      Bonjour

      Il est rassurant que vous ayez pu trouver de la part de notre collègue une écoute bienveillante et attentive aux problématiques psychoaffectives de votre fille.
      Le fait d’avoir un espace de parole pour se sentir libre d’exprimer et de questionner ses ressentis et ses émotions est sans aucun doute d’une grande aide pour une petite fille de 7 ans qui est prise dans un conflit d’adultes qui la dépasse.
      Les enjeux de ces rencontres avec la psychologue scolaire, autant qu’elles peuvent durer, sont de parvenir à faire la part des choses entre ce qu’elle sait et ce qu’elle sent, votre douleur et la sienne, ses émotions et ses désirs, ce qui la concerne et ce qui ne la concerne pas en tant qu’enfant, ce sur quoi elle peut agir et ce qu’elle ne peut pas changer….

      Les jeunes enfants perçoivent souvent de façon très aigüe les douleurs de leurs parents, au point de se les approprier, ce qui vient encombrer leur système psycho-affectif et leur disponibilité mentale au travail scolaire.
      La psychologue de l’Education Nationale peut effectivement intervenir à quelques reprises pour aider ponctuellement votre fille à apaiser ses angoisses et ses questionnements.
      Cependant l’école est un lieu d’apprentissages et non pas un lieu de soins et s’il advenait que le malaise de votre enfant persiste, il serait alors judicieux de consulter à l’extérieur de l’école afin que les temps et les lieux soient eux-aussi clairement définis.

      Bon courage pour la suite
      Bien cordialement
      Patricia


  • Les missions du psychologue scolaire  
    | par benzakein  |  17 mars 2016

     

    Bonsoir ,

    Je voulais savoir si nous avions le droit d interdire au psychologue scolaire d approcher notre fils de 4 ans ? La maîtresse à fait une demande de saut de classe qui a été refuser par l inspecteur académique car on ne saute pas de classe en maternelle . Après discutions avec l inspecteur il a faire venir le psychologue de l Ecole qui n était la que pour essayer de trouver des excuses z l inspecteur . Elle n a pas été neutre . Nous voulons donc écrire à l inspecteur cas partir de ce jour nous refusons que le psychologue scolaire approche notre fils ? Avons nous le droit ?

    • Les missions du psychologue scolaire  
      20 mars 2016

      Bonjour madame,
      Les professionnels de l’école recherchent par le dialogue le parcours scolaire le plus adapté à chaque situation. La famille après ces entretiens avec l’école peut décider de ne pas donner son autorisation pour un bilan psychologique qui complète les différents regards et est une aide à la décision. Le psychologue de l’école est là pour entendre et écouter l’enfant et la famille. Il prend en compte l’intérêt de l’enfant/élève, de son bien-être. Il est votre allié !
      Bien cordialement,
      DT/BN/AFPEN


  • Contrôle pédagogique d’un enfant en IEF  
    | par Gaillard |  22 février 2016

     

    Bonjour,

    Notre fille est instruite à la maison, et nous avons été prévenus par l’académie d’un prochain contrôle pédagogique. L’inspecteur d’académie missionne le principal d’un collège de notre département pour réunir une commission comprenant des enseignants et un conseiller d’orientation-psychologue.
    Ce contrôle est prévu dans le code de l’Éducation comme étant un contrôle pédagogique. Dans ce cadre, un psychologue de l’É.N. est-il dans son rôle en assistant à cette entrevue ? Est-ce une de ses missions ?

    Merci pour vos renseignements.
    Bien cordialement,
    Mme Gaillard

    • Contrôle pédagogique d’un enfant en IEF  
      23 février 2016

      Madame,

      Le contenu des connaissances requis des enfants relevant de l’obligation scolaire qui reçoivent une instruction dans leur famille (…) est défini par l’annexe mentionnée à l’article D. 122-1. (extrait du code de l’éducation)

      L’évaluation de ces connaissances relève de l’IA qui s’assure de l’organisation de ce contrôle. Dans votre cas, le chef d’établissement désigné souhaite les regards croisés de plusieurs enseignants et d’un COPsy.
      Vous questionnez le bien fondé de la présence d’un psychologue lors de ce contrôle.
      Plusieurs pistes peuvent éclairer votre réflexion à ce sujet :
      - chacun des responsables de la chaîne hiérarchique est libre de piloter le niveau inférieur à sa façon ; l’IA fait respecter la loi en mandatant le chef d’établissement qui s’organise en mandatant plusieurs enseignants et garantit ainsi une plus grande neutralité dans l’évaluation, afin de renvoyer un rapport à l’IA au plus près des observations effectuées afin que la loi soit respectée.
      - l’éducation nationale n’a pas seulement pour mission d’évaluer les connaissances académiques des élèves mais aussi de veiller à la bonne santé (physique et psychique) de tous les enfants, la bonne santé s’entendant au sens de bon développement, en accord avec les potentialités de chacun. En ce sens, le regard du COPsy est complémentaire à celui des enseignants.
      - les équipes pédagogiques fonctionnent systématiquement sur la base de regards croisés qui permettent de saisir au mieux les démarches d’un élève
      - les psychologues sont des personnes ressources dont la présence garantit un regard éthique et bienveillant et qui peuvent aussi simplement rassurer l’enfant placé dans une situation inhabituelle et potentiellement source de stress
      - les psychologues, comme les enseignants, sont sous la responsabilité de leur supérieur hiérarchique et peuvent difficilement se soustraire à une demande de sa part
      - en tant que psychologue scolaire, j’ai déjà été sollicitée par mon inspecteur pour participer à ce genre d’évaluation en partenariat avec l’équipe de circonscription

      Dans tous les cas, soyez assurée Madame qu’il n’y a rien d’anormal, sur le plan administratif ou fonctionnel, à la situation que vous décrivez. Indiquez à votre fille quelle est la règle, fondée sur les textes de loi, que les professionnels qui vont la recevoir sont là pour évaluer ses connaissances et qu’elle aille à ce contrôle pédagogique en confiance en restant naturelle.
      S’il advenait qu’il y ait des difficultés, vous pouvez contacter les services de l’IA dont vous dépendez.

      Bien cordialement
      Patricia


  • Les missions du psychologue scolaire  
    | par cari |  19 février 2016

     

    Un psychologue scolaire peut il voir un enfant mineur sans l’aval de celui ci, Mais par la demande de l’enseignant et tout ça sans que les parents en soient informé ?? Est ce l’égal ???!!!

    • Les missions du psychologue scolaire  
      20 février 2016

      Bonjour,
      La réponse à votre question se trouve dans le forum ci-dessous en date du 19 Novembre 2015.
      Cordialement,


  • point de départ de l’intervention du psychologue scolaire  
    | par Elinor D. |  11 février 2016

     

    Bonjour, je suis enseignante et cherche à y voir plus clair quant au point de départ du travail des psychologues scolaires. Si certains proposent un courrier aux parents suite à une synthèse ou un entretien avec l’enseignant, (ce qui me parait être le plus adapté) d’autres demandent que les parents les contactent par téléphone, ou demandent que nous demandions,nous enseignants, la tenue d’une équipe éducative pour leur fournir un cadre d’intervention.

    Il y a un certain manque d’équité d’un lieu à l’autre,et cela peut pénaliser fortement les parents les plus éloignés de l’école. Cela fait aussi peser beaucoup sur les épaules des enseignants qui hésitent à demander des équipes éducatives, lourdes à mettre en place et pas très agréables pour les familles... La décision du coup de fil au psychologue est aussi compliquée pour des parents...qui entendent de notre bouche "appelez le psychologue scolaire", mais ne se sente pas"invités " à le faire par ce professionnel qu’ils ne connaissent pas. Qu’en pensez-vous ? Merci ! E.

    • point de départ de l’intervention du psychologue scolaire  
      13 février 2016

      Préambule : nous témoignons ici, de certaines pratiques professionnelles personnelles. Merci donc de considérer les différents avis comme étant complémentaires et pas forcément opposables les uns aux autres. Les diverses réponses témoignent de la pratique des psychologues, mais ne sauraient se substituer à l’analyse faite sur le terrain par ces professionnels qui prennent en compte une situation souvent complexe et singulière à la fois, tout en respectant les règles déontologiques en usage dans leur profession.
      Bien cordialement,
      DT/BN/AFPEN


      Bonjour Madame,

      C’est l’enseignant (e) qui le plus souvent s’inquiète pour un enfant et c’est donc lui(elle) qui est le plus à même de rendre compte de ses inquiétudes à la famille.

      Il est aussi, le plus souvent, celui (celle) qui souhaite que les parents puissent rencontrer le(la) psychologue ; la première demande vient de l’enseignant(e). C’est le dialogue de l’enseignant(e) avec les parents de l’enfant qui donnera du sens à un rendez-vous avec le (la) psychologue et permettra à la famille de s’approprier une demande qui est d’abord, prioritairement, celle de l’enseignante ou de l’école. Recevoir un mot de la psychologue sans ce travail préalable, précieux, serait très violent pour une famille ; il est vrai que cela peut quelquefois demander plusieurs entretiens avec la famille de la part de l’enseignante.
      Le travail ne peut s’engager sans un minimum d’investissement de la famille et une demande de rendez-vous de celle-ci par téléphone ou par écrit est indispensable.

      En ce qui concerne la demande d’une équipe éducative par le (la)psychologue, c’est en effet utiliser un cadre, mis à la disposition des écoles et proposé à une famille pour aider un enfant, pour discuter et donner du sens. Les conclusions peuvent aboutir à d’autres propositions que celles de prendre rendez-vous avec le(la)psychologue.

      En souhaitant que ces quelques lignes répondent à votre questionnement.
      Monique CL


      Madame,

      Votre question pose le problème du cadre de l’intervention du psychologue scolaire, mais aussi celle de la modalité de son intervention et de ses choix personnels.

      De la même façon qu’on enseigne avec ce qu’on est, on est psychologue avec une grande part de subjectivité qui organise notre rapport personnel et professionnel aux équipes d’enseignants, aux parents et aux enfants. Vous parlez d’un manque d’équité : en réalité, tout ne peut se mettre en équation ou se réduire à des procédures et il est vrai que ceux qui ont choisi de servir l’institution et les usagers de cette institution le font selon leur formation et leur conscience professionnelle.

      Pour ma part, depuis la fermeture des postes d’enseignants spécialisés sur mon secteur, je demande aux enseignants de remplir une « demande de sollicitation à la psychologue scolaire » où ils déclinent le plus précisément possible leurs constats, les aménagements pédagogiques ou les soins déjà en place, et les raisons de leur demande d’intervention.

      C’est cette fiche de renseignements et les échanges que nous pouvons avoir qui organisent mon mode d’intervention (observation en classe, bilan scolaire, bilan cognitif, entretien familial, guidance parentale…)

      Les parents doivent effectivement me contacter après que l’enseignant ait fait le point de visu avec eux : c’est la garantie que chacun est à sa place et que la demande n’est pas seulement celle de l’enseignant. En effet, j’ai constaté de nombreuses fois que l’absence d’engagement des parents invalidait totalement mon travail…Il m’arrive, en cas de situation trop complexe, de prendre moi aussi le téléphone pour contacter la famille.

      Pour ma part, l’équipe éducative est un temps institutionnel précieux qui rassemble et vient après que chacun puisse faire part de son regard et de sa compréhension de l’enfant ; c’est un temps de regards croisés qui oriente une prise de décision (PAP, PPRE, PPS, soins extérieurs….)

      Il est parfois difficile pour certaines familles de participer à ces moments de rencontre en fonction des enjeux autour de l’enfant. Cependant, un cadre correctement posé, qui redit la bienveillance et la recherche conjointe de la meilleure solution au plus près des besoins de l’enfant participe souvent à une réflexion partagée dans la confiance.

      A la fin de l’équipe éducative, il est très fréquent que nous appelions l’enfant concerné pour lui expliquer le contenu de notre débat et de la décision prise éventuellement.
      Le traitement de la demande et le cadre de notre travail est un point épineux qui mérite que vous puissiez en discuter avec le psychologue de votre secteur et lui exposer vos questionnements.
      Peut-être cette réflexion vous permettra-t-elle de clarifier votre propre posture d’enseignante, face aux élèves, aux familles et au travail d’équipe à conduire.

      Bonne continuation,
      Très cordialement
      Patricia

      • point de départ de l’intervention du psychologue scolaire  
        | par elinor |  25 février 2016

        Merci pour vos réponses, tout à fait éclairantes et nuancées. J’ai effectivement éclairci ces points avec l’équipe de mon école et notre psychologue, et ce fut une discussion très riche. Nous nous sommes rendus compte qu’il y avait beaucoup d’implicites dans nos façons de fonctionner(mais pas toujours les mêmes implicites) et que quelle que soit l’ancienneté dans la profession, nous avions des questionnements et beaucoup d’incertitudes. Il y en a moins désormais.


  • Les missions du psychologue scolaire  
    | par poirier |  5 février 2016

     

    Bonjour,
    Ma fille a toujours été en avance sur le plan intellectuel mais a toujours eu du mal à gérer ses émotions, nous avons d’ailleurs consulté une psychologue du CAMSPP à ce sujet.
    Lors de sa première année d’école, après 3 jours de rentrée, les instits ont choisi de la passer dans la classe superieure, ce qui fait qu actuellement elle vient d’avoir 5ans en janvier et elle est en grande section (officieusement)
    Sa première année d’école elle était en Petits Moyens et elle s’est épanouie.
    Sa seconde année d’école a été plus chaotique puisqu’elle était en Moyen mais une semaine après la rentrée elle trouvait les enfants trop petits dans leur tête, refusait de faire le travail et à été jusqu’à refuser d’aller à l’école en se planquant dans la salle de bain tous les matins. Arrivée à 2 mètres de la salle de classe, elle s’effondrait d’un coup ! Sans raison apparente !
    A ce moment là, nous sommes retournés au CAMSPP et le mot hypersensibilité est sorti ainsi que le mot précocité et empathie. La psy m’a donc dit que comme ma fille allait sur ses 4 ans, il serait bon de la faire tester pour l’aider, notamment dans la gestion de ses émotions. Elle m’a donc dirigé vers le psychologue scolaire.
    Il m’a fallu insister lourdement auprès de la maîtresse pour qu’elle demande un entretien au psy scolaire. Ça fait de ca 14 mois...et je n’ai eu aucune réponse.
    Depuis ce temps, je fais ce que je peux pour aider ma fille mais ça devient difficile car elle ne dit rien, garde tout pour elle, et ne supportant pas l’échec, fond en larmes et est inconsolable par moment.
    Cette année elle est en grande section, intellectuellement ça va très bien (elle ne s’ennuie plus d’après elle) mais par contre, depuis plus d’un mois, elle est extrêmement triste, et cela sans raison apparente. Moi je la trouvait fatiguée et c’est mon médecin qui l’a trouve tres triste.
    Nous avons découvert qu’elle se faisait taper dessus par un enfant de sa classe par hasard...et elle se renferme.
    J’ai donc pris un Rdv avec les instits, qui ont redemandés un entretien avec le psy scolaire.
    Réponse donnée aujourd’hui par le psy scolaire...mon enfant n’est pas en difficultés, il a dit non !
    Ma question est la suivante :
    Est ce qu’un psy scolaire peut refuser de rencontrer un enfant tout ça parce qu’il n’est pas en difficultés intellectuellement ? Et les difficultés émotionnelles on en fait quoi ? Parce que il semblerait que ce soit lier à sa "précocité intellectuelle"...et ca ca concerne l’école non ? On a besoin de savoir, ma fille a besoin de comprendre pourquoi elle est différente.
    Une psy m’envoie vers lui pour faire passer des tests et lui, il répond que comme on a déjà fait sauter une classe à mon enfant, je dois m’estimer heureuse....(ma fille est de mi janvier ...à 15j près elle y était dans cette classe !)...
    Que dois je faire ? Parce que j’ai un peu l’impression de me sentir seule face à la détresse de ma fille !
    Merci

    • Les missions du psychologue scolaire  
      9 février 2016

      Bonjour Madame,
      Nous avons étudié avec attention votre courriel.
      Au vu des différents éléments que vous nous communiquez, il serait opportun de demander au directeur de l’école de réunir l’équipe éducative, afin d’analyser la situation et de proposer des réponses, à tout le moins d’envisager des indications d’aides.
      Le psychologue de la circonscription est engagé dans des missions nombreuses et variées et doit probablement répondre à des priorités, parmi lesquelles les orientations des enfants en situation de handicap. Vous pouvez néanmoins, lors d’une prochaine réunion à l’école, émettre le souhait d’entrer en contact avec lui, afin d’obtenir un autre point de vue de la situation actuelle.
      En souhaitant que votre fille puisse continuer son parcours scolaire dans des conditions satisfaisantes et utiliser son potentiel de façon optimale,
      Cordialement,
      Philippe COCHE

      • Les missions du psychologue scolaire  
        9 février 2016

        Bonjour madame,
        La situation de votre enfant se rencontre parfois dans les écoles. Votre fille semble bien adaptée du point de vue scolaire mais ne pas avoir pour l’instant les ressources psychiques pour faire face toute seule aux situations relationnelles rencontrées à l’école. Les enseignants ont demandé au psychologue scolaire d’intervenir, mais avez-vous directement essayé de l’appeler vous-même ? Il a certainement un numéro de bureau où vous pouvez lui laisser un message ou sinon une adresse d’école où vous pouvez lui écrire. Vous pouvez solliciter au moins un entretien pour qu’il vous aide à y voir plus clair.
        Si vous avez déjà essayé de le contacter vous-même et qu’il n’a pas donné suite, nous ne pouvons que vous conseiller de prendre contact avec un CMP (Centre médico psychologique), ou selon les départements cela peut aussi s’appeler Centre de Guidance Infantile (CGI). Il existe aussi des CMPP (Centre médico psychologique et pédagogique). Les premiers établissements dépendent du service public hospitalier, les seconds sont des établissements médico-sociaux gérés souvent par des associations et sont en lien avec les écoles. Les deux dispositifs regroupent des équipes de professionnels qui pourront entendre votre demande et vous aider à comprendre votre enfant.
        Bien cordialement,
        Françoise M

        • Les missions du psychologue scolaire  
          9 février 2016

          Bonjour,
          Il semblerait votre enfant soit triste, fatiguée et a du mal avec l’école. Elle est en avance "officieusement". Elle est bien jeune et l’important est de s’occuper de son mal être. Il y a eu aussi à l’école ce problème avec un autre enfant, est-elle maintenant rassurée, la situation est-elle apaisée ? Ceci nécessite un dialogue, une équipe éducative par exemple. Existe- t-il une hypersensibilité qui nécessiterait peut-être un soin qui ne peut pas se faire à l’école.
          Un bilan par le psy de l’école n’est pas le passage obligé pour démarrer une prise en charge thérapeutique. Si intellectuellement ça va, le problème à l’école peut aussi se gérer autrement qu’avec un bilan, qui n’est pas obligatoire pour un saut de classe, même s’il peut apporter des éléments.
          La psychologue extérieure à l’école, quel est son rôle ? Si elle prend en charge l’enfant, les problèmes de personnalité sont donc en cours de traitement ?
          Je rejoins aussi l’idée que vous pouvez joindre directement le psychologue de l’école pour pouvoir discuter de tout ça, de ce qui peut se faire à l’école et ce qu’il faut chercher ailleurs.
          Bien cordialement,
          Monique T

          • Les missions du psychologue scolaire  
            9 février 2016

            Bonjour Madame,
            Les enfants présentant un profil à haut potentiel ont effectivement des spécificités de fonctionnement cognitif (rapidité du traitement de l’information, traitement de l’information plus souvent global que séquentiel, pensée en arborescence, grande mémoire, intérêts spécifiques comme la préhistoire, l’égyptologie ou l’astronomie…) ET affectif (hypersensibilité, sens poussé de la justice -et donc de l’injustice, questionnements existentiels précoces, difficultés relationnelles et troubles anxieux….)
            Dans l’hypothèse d’une « douance » il vaut mieux, effectivement, faire tester l’enfant car c’est le bilan cognitif qui va valider l’hypothèse d’une part, et donner un outil de connaissance de soi (points forts, points faibles) à l’enfant, ses parents et ses enseignants.
            En dehors d’une prise en compte spécifique dans la classe des caractéristiques de fonctionnement et d’apprentissage de ces élèves, le saut de classe est souvent la seule réponse adaptée que propose l’éducation nationale. Sauter deux classes est exceptionnel mais bien sûr possible si la situation psychologique le nécessite. Il y faut une argumentation très étayée.
            Les enfants à haut potentiel représentent statistiquement environ 3% d’une classe d’âge. Ils font partie des élèves « à besoins particuliers » dont l’éducation nationale se préoccupe depuis les premiers textes en date de 2002. Vous trouverez les différents textes de référence sur le site de l’éducation nationale.
            Les missions des psychologues scolaires concernent l’ensemble des élèves scolarisés sur leur secteur (environ 2000 en moyenne)
            Le psychologue scolaire œuvrant dans l’école de votre fille est sans doute très occupé avec les enfants en difficultés comme nous le sommes tous. Les modalités de contact avec les familles restent dépendantes de chacun d’entre nous.
            Cependant les caractéristiques de votre fille et les signes de souffrance qu’elle manifeste nécessitent qu’on recherche les conditions du meilleur développement possible pour elle (comme pour chaque élève) dans le contexte scolaire.
            Vous pouvez demander le bilan à un psychologue en libéral ou en service de soins puis solliciter ensuite la tenue d’une équipe éducative sous la responsabilité du directeur de l’école et en lien avec les partenaires. Ce temps institutionnel permet d’effectuer les constats du fonctionnement de l’enfant par les regards croisés des différents participants, qui sont tous les experts depuis leur place spécifique, et d’adapter la scolarité au plus près des besoins de l’enfant. Le psychologue scolaire reste une personne ressource pour accompagner cette réflexion partagée.
            Un saut de classe peut se penser à tous les niveaux de la scolarité et doit souvent se compléter d’un suivi psychologique qui vise une meilleure gestion des émotions pour l’enfant. Nous pouvons quelques fois proposer un temps d’adaptation dans la classe supérieure.
            En vous souhaitant la résolution sereine de cette situation et la meilleure évolution de votre petite fille
            Cordialement
            Patricia Garouste

            • Les missions du psychologue scolaire  
              | par poirier |  1er mars 2016

              Bonjour,

              Merci de vos réponses...

              Alors j’ai laissé un message au psy scolaire, qui m’en a laissé un à son tour, qui disait qu’il ne comprenait pas, qu’il avait répondu vite et que d’après ce que lui avait marqué les instits, cela ne relevait pas de lui...

              J’ai appelé la psy du CAMSPP, qui m’a proposé un Rdv, car il est inconcevable d’après elle, de laisser ma fille en souffrance. Nous la voyons dans 15 jours. De plus, elle a rappelé le psychologue pour comprendre son refus.

              Pour faire simple, 3 jours après tout cela , le directeur m’a dit que j’avais un Rdv au moi d’avril avec le psychologue scolaire ...comme quoi ...je peux remercier la psychologue du CAMSPP car je pense que c’est grâce à elle.

              Mais du coup je me demande en quoi consiste, enfin comment va se dérouler le Rdv, car il va voir ma fille le matin et moi l’après midi ?
              Va t’il évaluer ma fille ? La tester ? Pouvez vous m’éclairer sur cette première rencontre..

              Merci

              • Les missions du psychologue scolaire  
                2 mars 2016

                Madame bonjour,
                Nous atteignons ici les limites de ce que peut vous apporter un échange sur ce forum à distance.
                Prenez patience et faites confiance aux professionnels qualifiés pour vous accompagner.
                Ayez confiance en votre enfant qui peut vous surprendre dans ses capacités d’adaptation.
                Bien cordialement
                DT/BN/AFPEN


  • Les missions du psychologue scolaire  
    | par Seguin Sandra |  29 janvier 2016

     

    Bonjour,
    J’aurai aimé savoir s’il était normal que le psy scolaire ne se base que sur les dire d’une maîtresse, et refuse d’entendre la situation familiale ou les problèmes rencontrés. Que les parents soient obligés de faire du forcing afin d’obtenir un rendez-vous avec lui, et que ce dernier veuille bien faire passer un bilan psychologique à leur enfant ou au moins le rencontrer. Est-il normal que ce dernier refuse, argumentant, qu’il n’était pas un psychologue mais un psychologue scolaire, que par conséquent il ne rencontrait pas les enfants, et ne les prenait pas en consultation et donc ne ferait aucun bilan. A chaque début de discussion sur ce qui est mis en place avec l’orthophoniste ou la psychologue de mon fils, me répond qu’il a tout ce qu’il lui faut, c’est à dire ce que la maîtresse lui a donné.
    Mon fils depuis le début de l’année, n’écrit pas, mais répond oralement aux questions ou devoirs, il reste sa journée, les mains posées sur ses jambes, sans faire de bruit. Pour le psychologue scolaire ce n’est pas inquiétant, qu’il était là pour les enfants en difficulter.

    La psychologue de mon fils a dû elle-même prendre le relais et à pris contact avec la maîtresse pour mettre quelque chose en place.Nous avons attendu comme elle le désirait jusqu’à fin décembre afin de voir s’il y avait une amélioration, mais rien.
    J’ai également pris rendez-vous avec une neuro-psy afin de voir où était le blocage en lui faisant passer un bilan.
    Nous sommes fin Janvier, et mon fils est en retard au niveau de l’apprentissage de l’écriture, et n’écrit que rarement ( sauf à la maison) .
    A ce jour, le psychologue scolaire demande enfin une équipe éducative ( que je demandais depuis le début de l’année) , et j’ignore s’il a vu mon fils, sachant que je n’ai donné aucun autorisation en ce sens.

    - J’ ai accepté l’équipe éducative, mais j’ai refusé que ce psychologue scolaire soit présent. Y suis-je autorisée ?

    - je voulais également savoir si j’étais en droit de refuser la diffusion des résultats du bilan cognitif de mon fils à cet homme, ainsi que des bilans de l’othophoniste et de la psychologue qui relèvent tous du secret médical. Cet homme n’étant pas médecin et pour moi n’étant pas non plus un psychologue.

    Merci beaucoup,

    cordialement.

    • Les missions du psychologue scolaire  
      31 janvier 2016

      Madame
      La situation que vous décrivez est aujourd’hui fréquente : des enfants normalement intelligents qui ont du mal à entrer dans les apprentissages de l’écrit. Il y a à ce constat plusieurs hypothèses qui doivent être explorées par les divers professionnels. En tant que maman, vous avez fait ce que vous deviez faire pour programmer ces différents bilans.
      Nous supposons que le psychologue de l’école de votre enfant n’a pas été jusqu’ici disponible ; nos secteurs sont souvent très lourds en effectif et votre enfant étant déjà suivi à l’extérieur, ce monsieur a peut être priorisé d’autres situations. Il propose aujourd’hui une équipe éducative, c’est justement l’occasion de réunir l’ensemble de l’équipe de l’école et des professionnels extérieurs afin d’évaluer les aménagements pédagogiques nécessaires au besoin de votre fils et aussi d’échanger, de croiser les regards.
      Le psychologue scolaire, comme le directeur, l’enseignant, le médecin scolaire, l’infirmière, en est membre de droit. Sa présence, dans la mesure de ses disponibilités et de ses urgences, est indispensable à la meilleure compréhension de la situation scolaire.
      Les documents qui rendent compte des différentes explorations vous appartiennent en tant que responsable légal. Cependant que valent des résultats s’ils ne servent pas ? Nous ne sommes pas ici dans le secret médical au sens propre, mais plutôt dans le secret « partagé » puisque la psychologue en libéral a déjà pris contact avec l’enseignante. Il serait sans doute dommage que vous gardiez par devers vous les résultats des différentes explorations car c’est à votre fils, au bout du compte, que la rétention d’informations serait nuisible.
      Notre association aujourd’hui essaye de défendre une qualité de travail, notamment des secteurs géographiques plus gérables afin de nous rendre plus disponibles pour les enfants et leurs familles et éviter ce genre de conflit. Nous espérons qu’une issue favorable pourra être recherchée afin que votre fils puisse continuer son parcours scolaire dans les meilleures conditions possibles.

      Bien à vous,
      Patricia, Françoise, Monique, Philippe, Daniel
      Conseil d’administration des psychologues de l’AFPEN

      • Les missions du psychologue scolaire  
        31 janvier 2016

        Bonjour Madame,

        Vous comprendrez qu’il est toujours difficile de donner un avis circonstancié sans avoir tous les éléments d’une situation.
        Il semble que vous ayez eu du mal à obtenir un rendez-vous et c’est malheureusement une situation fréquente à la fois dans les institutions scolaires ou sanitaires mais difficilement acceptable en tant que parent ayant un enfant en souffrance.
        Dans l’entretien que vous avez eu le psychologue a dû (aurait dû) vous expliquer les raisons pour lesquelles il ne pensait pas devoir rencontrer votre enfant ; le psychologue est libre de ses modalités d’intervention ou de non intervention mais il a aussi l’obligation d’argumenter auprès de l’intéressé et d’en donner une explication raisonnée.
        La première démarche d’un psychologue sachant qu’un enfant est suivi par d’autres professionnels est de prendre contact, en accord avec les parents, avec les personnels qui s’occupent déjà de l’enfant ; il est regrettable que la psychologue qui suit votre enfant n’ait pas eu un entretien avec le psychologue de l’école.
        Un bilan ou des entretiens ne sont jamais neutres et il n’est pas souhaitable de multiplier les investigations sans nécessité ; il est difficile pour un enfant d’investir des relations de confiance multiples.
        L’équipe éducative, organisée par le Directeur de l’école, permettra certainement de mieux comprendre la situation et d’envisager des aménagements en ce qui concerne la scolarité. Chacun des intervenants aura, j’en suis certaine, le souci de communiquer les éléments et observations qu’il jugera pertinents dans l’intérêt de votre enfant. Le psychologue est le plus souvent présent aux équipes éducatives car il fait partie des personnes qui constituent cette équipe de concertation.

        Bien à vous,
        MC/CA/AFPEN


  • Les missions du psychologue scolaire  
    | par pech  |  13 décembre 2015

     

    Mon fils a passé en avril 2015 le wisc. Hors, depuis ce mois je lui demande de me passer une copie pour pouvoir le donner à ma psychologue extérieur et au neuropédiatre qui le suit refus de sa part !!!!! Est ce normal ???? Elle me bloque pour les démarches suivante me disant que seule son test comptera pour la suite remettant en cause le diagnostique de l’orthophoniste, du neuropédiatre !!!!!. Comment puis je faire pour l’avoir ? Merci de m’aiguiller.

    • Les missions du psychologue scolaire  
      | par ESCUDIE MICHELE |  14 décembre 2015

      Cela ne me semble pas normal si l’on accepte la manière dont vous nous présentez la situation.
      Que demandez-vous au psychologue de l’école ? si c’est un écrit élaborant et analysant les résultats du bilan effectué et que vous ne pouvez l’obtenir cela pose effectivement question. Mais avez-vous pu obtenir un rdv avec le (a) psychologue de l’école afin d’éclaircir tout cela ? si vous souhaitez vraiment un RDV vous ne devriez avoir aucune difficulté à l’obtenir.

      Vous parlez de copie , le bilan est un écrit dont il faut parler ensemble. Il n’est pas là pour constituer une preuve, une vérité qui va déterminer l’avenir de votre enfant ; ce n’est pas un diagnostic médical. Il aide à approcher comment votre enfant peut utiliser sa cognition à un moment donné.
      Vous avez l’air de comprendre que chaque spécialiste peut interpréter les résultats différemment. Effectivement les résultats ne prennent sens qu’avec le psychologue qui a passé un temps
      en relation duelle avec votre enfant.
      Son bilan ne remet pas en cause le diagnostic des autres professionnels, il donne un autre regard sur votre enfant.
      Le bilan du psychologue est un appui parmi d’autres pour les commissions (MDPH par exemple) qui proposent une orientations et des compensations si nécessaires aux enfants. Il est hors de question de se faire la guerre entre professionnels sur le dos des enfants et des familles.
      Si tel était le cas, vous avez tout à fait le droit d’être en colère et d’en parler fermement au psychologue de l’école.

      Bien cordialement M ESCUDIE


  • Les missions du psychologue scolaire  
    | par Elena Koenig |  19 novembre 2015

     

    Bonjour,
    Est-ce qu’en enfant de 5 ans, et donc en maternelle, a le droit d’aller voir un psychologue scolaire sur conseil de son enseignant sans autorisations parentale ?

    • Les missions du psychologue scolaire  
      19 novembre 2015

      Bonjour,

      D’un point de vue clinique le psychologue ne peut travailler avec un enfant sans l’acceptation des deux parents .

      D’un point de vue plan légal, si les deux parents ont l’autorité parentale, il faut leur accord à tous les deux pour un bilan, car c’est essentiel pour l’enfant de rencontrer les deux parents pour envisager un travail efficace à terme.

      Par contre, la venue d’un psychologue dans une classe est possible sans accord formel. elle peut s’entretenir avec l’enseignante et certains enfants. La/le psychologue peut aussi être présent-e dans une situation d’urgence pour apaiser des tensions.

      Prenez contact avec cette professionnelle de l’école , elle pourra aisément vous rassurer.
      Bien cordialement,
      DT/BN/AFPEN

      • Les missions du psychologue scolaire  
        | par maller |  19 janvier 2016

        Bonjour,

        J ai eu le cas pour mon fils de 3 ans. Le psychiatre de l école est venu
        dans la classe pour voir un enfant qui était turbulent, et ils en on profiter pour faire passer mon fils par la même occasion . Le problème est que je l ai su 1 mois après, et nous n avons pas trop apprécié.
        De plus nous n avons eu aucun détail de cette entretien.

        Ont ils l autorisation d agir ainsi ?

        Je vous remercie d avance pour votre réponse.

        • Les missions du psychologue scolaire  
          19 janvier 2016

          Bonjour Madame,
          Soyez rassurée, le ou la psychologue de l’école est dans le cadre de sa mission lorsqu’il ou elle visite une classe de petite section et échange avec les enseignant.e.s.
          Il n’y a aucun entretien individuel dans la classe. Il/elle écoute et conseille et peut rassurer avant tout l’enseignante au sujet des difficultés ’normales’ d’adaptation des petits à la collectivité.
          Si une difficulté se pose , contactez le/la psychologue "scolaire" et demandez lui un entretien.
          Bien cordialement,
          DT/BN/AFPEN


  • Les missions du psychologue scolaire  
    10 novembre 2015

     

    Bonsoir,
    pouvez-vous me confirmer qu’un psychologue scolaire doit, comme tout psychologue, être inscrit sur ADELI ?
    Que faire quand on demande la tenue d’une équipe de suivi de scolarisation pour un enfant ayant une reconnaissance MDPH et que l’école refuse de scolariser normalement, et que le psychologue scolaire répond à la place de la directrice qu’ils "organiseront une équipe lorsqu’ils le jugeront nécessaire et inviteront qui ils voudront" ? Donc aucun contact avec les professionnels (psychologue, psychomotricien et orthophoniste qui suivent l’enfant), par contre impose des "réunions privées" sans se soucier de la disponibilité des parents et fait un signalement parce que le parent avait averti ne pas pouvoir venir ?
    Merci

    • Les missions du psychologue scolaire  
      10 novembre 2015

      Les psychologues de l’Education Nationale sont, comme tous les psychologues et autres professionnels de santé, tenus de s’inscrire sur la liste ADELI qui protège à la fois pour le professionnel et l’usager leur fonction et l’usage de leur titre (Loi n° 95-116 du 4 février 1995 publiée au J.O)

      Un enfant qui possède un dossier ouvert à la MDPH relève de la gestion de l’enseignant référent de la scolarité ; c’est lui qui devient l’interlocuteur principal de la famille, en ce qui concerne l’organisation des équipes de suivi de la scolarité et qui invite les différents professionnels qui interviennent auprès de l’enfant. Une seule ESS est obligatoire dans l’année.
      Par ailleurs, et si besoin, des équipes éducatives peuvent se tenir sous la responsabilité du directeur de l’école, à la demande de l’un ou l’autre des participants de cette équipe éducative.
      Une réunion qui se tiendrait en dehors de la présence des parents ne peut être qualifiée "d’équipe éducative » ou "d’équipe de suivi de scolarité » et devient alors une synthèse de professionnels. Aucune démarche auprès de la MDPH ne peut se faire sans la famille.

      Il existe des situations qui génèrent des tensions importantes entre les familles et l’école.
      Une des missions du psychologue de l’Education Nationale est de veiller à rendre possible la médiation entre les interlocuteurs autour de la situation possiblement douloureuse de l’enfant à l’école. Les stratégies orientées vers la recherche de solutions organisées vers le bien-être de l’enfant à l’école sont souvent garantes d’un partenariat plus efficace.
      Bon courage pour avancer ensemble vers le mieux.
      Patricia
      pour l’AFPEN


  • Les missions du psychologue scolaire  
    | par caroline |  12 octobre 2015

     

    J ai demandé à la psychologue scolaire de ne pas faire passer la wisc a mon fils cette année, car je souhaite que le test soit réalisé par la neuropsychologue qui suit mon enfant. Je m engage à fournir les conclusions lors de l equipe éducative.
    La psychologue scolaire veut que la neuropsychologue la contacte pour lui expliquer les raisons de ce choix. J ai refusé car il me semble qu en tant que parents, nous sommes libres de notre choix concernant le praticien.
    La psychologue a contacté la neuropsychologue sans notre accord pour dire son désaccord avec cette situation. Est ce normal ?

    • Les missions du psychologue scolaire  
      | par akila m |  17 octobre 2015

      Je réponds à votre message car il induit chez moi des questions concernant ma pratique de psychologue de l’EN.
      Si vous nous lancez un message sur ce forum, je suppose aussi que vous cherchez un avis venant des professionnels psychologues de l’EN même si vous ne voulez pas que le bilan pour votre enfant soit effectué par eux.

      Je ne connais pas vos raisons mais vous avez tout à fait la possibilité de choisir un praticien autre qu’un psy EN. mais je trouve qu’il est tout à fait normal que le psy EN contacte celui de votre enfant pour avoir accès aussi au bilan que ce dernier va rédiger. Le psy EN doit donner son avis pour l’aménagement d’un PPSS, une orientation en rédigeant un écrit à destination de la MDPH. Cela fait partie de ses missions. S’il ne fait pas le bilan pour votre enfant, il doit donc avoir accès au compte-rendu rédigé par l’autre psychologue.

      Je ne comprends pas pourquoi vous pensez être obligée de rendre compte en équipe éducative du bilan psychologique de votre enfant. c’est plutôt au psychologue de L’EN qui est plus à même que vous de comprendre un bilan psychologique d’en rendre compte après transmission de votre psychologue. A moins que votre psychologue accepte de venir à l’équipe éducative pour en parler.
      Vous pouvez aussi prendre rendez-vous avec le psychologue de l’école pour parler de vos inquiétudes, du manque de confiance que vous avez en lui, des raisons que vous avez (peut-être à juste titre) de préférer un bilan psychologique dans le privé.
      Je travaille dans un quartier modeste et le parents sont ravis de savoir qu’il existe un service gratuit de psychologie à l’école, quand ils découvrent le coût d’un bilan psychologique dans le privé. Ne dépendant pas financièrement des parents qui peuvent devenir des clients dans le privé, nous avons ainsi plus de liberté pour donner nos avis et oser ne pas aller dans leur sens quand cela nous semble nécessaire. mais nous n’avons aucun pouvoir décisionnaire bien heureusement. Nous pouvons seulement dire et écrire.

    • Les missions du psychologue scolaire  
      | par Patricia |  18 octobre 2015

      Madame,

      En tant que parents vous avez bien sûr le choix de votre interlocuteur de soin. Si une neuropsychologue connaît déjà votre enfant et l’accompagne, il me semble tout à fait normal que vous puissiez vous adresser à elle dans ce contexte d’investigations cognitives.

      L’AFPEN défend un partenariat respectueux entre tous les membres des équipes éducatives dans l’objectif de croiser les regards et d’échanger les informations dans le respect d’un cadre déontologique propre à chaque profession, guidé par la volonté de comprendre au mieux le fonctionnement de l’enfant et d’agir au plus près de ses besoins.

      Dans ce sens il me semble que le lien entre la psychologue scolaire et la neuropsychologue est indispensable, la forme que prend ce lien appartenant aux personnes et à leur façon de faire vivre leur fonction.

      Si un WISC est nécessaire ("cette année » ? En a-t-il passé un auparavant ?), peut-être que les résultats du protocole seront importants pour éclairer et comprendre les difficultés auxquelles votre fils est confronté dans le contexte de l’école, et il est judicieux effectivement de vous préparer à les partager.

      Je regrette que vos choix puissent donner lieu à des tensions et j’espère que vous pourrez très vite travailler avec toutes deux en confiance pour le bien de votre enfant qui mérite, comme tous les enfants, l’attention bienveillante de l’ensemble de la communauté éducative.
      Bien cordialement
      Patricia


  • Les missions du psychologue scolaire  
    | par Laurence Deguilloux |  22 janvier 2015

     

    Bonsoir,
    J’ai trois questions sur l’éthique :
    - un GEVASCO complété et rempli, peut-il circuler de mail en mail (école, parents, MDPH, psychologue, médecin...) ?
    - une secrétaire de MDPH peut-elle ouvrir les plis confidentiels (bilans d’un psychologue scolaire) pour les ajouter au dossier puis les présenter à une commission MDPH ?
    - le même pli confidentiel peut-il être lu par les différents membres de la commission MDPH ?
    Merci
    Laurence Deguilloux Psychologue scolaire

    • Les missions du psychologue scolaire  
      26 janvier 2015

      Ces questions d’actualités, de plus en plus fréquentes, sur le secret professionnel, la confidentialité, le secret partagé, le secret de personne à personne, ouvrent un débat d’idées et d’autres questions sur les écrits du psychologue, la transmission des comptes-rendus aux familles qui en disposent...
      Donnez votre point de vue, faites connaître votre expérience, vos étonnements, vos difficultés,vos lectures...
      Merci
      DT/BN/AFPEN

      • Les missions du psychologue scolaire  
        27 janvier 2015

        Quelques éléments de réponses à débattre ...

        1- le gevasco est un document rempli collectivement avec la participation des parents lors d’une réunion d’équipe éducative ou d’ESS. Il peut être photocopié ou transmis par mail s’il ne peut être photocopié sur le champ.

        2- une secrétaire MDPH (agent instructeur) ouvre les enveloppes dans notre département pour les scanner en vue d’une étude lors de l’Equipe Pluridisciplinaire. Les parents doivent être informés de ce processus qui je crois se généralise. La responsable du pôle "enfants" m’a affirmé qu’en signant le document MDPH, les parents autorisaient l’exploitation des données, mais quelle exploitation ?...

        3- Le destinataire reste le psychologue de l’EP mais je pense qu’il y a des dérives sous couvert de faciliter le travail pluridisciplinaire, certains ERS ouvrent le pli cacheté et photocopie le Compte Rendu, des médecins lisent et extraient des infos du CR psy en réunion d’équipe "interne"...

        Je trouve intéressant ces 3 arguments qui disent comment ça se passe.
        Dans les informations apportées par le psychologue dans ces dossiers,
        certaines sont confidentielles, d’autres peuvent être partagées avec les
        professionnels soumis au devoir de confidentialité.

        Ces trois questions sont liées entre -elles et touchent à la gestion administrative et la circulation des CR dans le cadre des nouvelles technologies et les références éthiques qu’elles supposent.
        Sans agents techniques qui ouvrent les courriers, nombreuses MDPH ne pourraient fonctionner au vue du nb de dossier à traiter par les MDPH,
        dans notre département :

        - nous serions dans l’impossibilité d’ouvrir les courriers pdt les EPE... tous les CR sont scannés par les agents instructeurs et non les secrétaires MDPH.

        - le GEVASCO est rempli par l’enseignant hors Equipe Educative ou Equipe de Suivi de Scolarisation.

        - sous le sceau de secret partagé il faut garder des traces, surtout ne rien perdre des infos qui doivent circuler et être transmis au suivant ( collège, IME, ITEP...)

        - sans compter la généralisation de la mutualisation des Comptes Rendus sur informatique.

        - les bruits de couloir "du qui dit quoi" et des paroles rapportées , l’IEN ASH qui aurait donné l’injonction aux enseignants référents de scanner le CR psy avant de l’envoyer à la MDPH...

        A vouloir défendre notre "pré-carré" nous n’y trouverons plus de place ?
        Reste à trouver un entendement moyen qui permettent à tous de fonctionner afin que l’enfant ne soit pas otage de cette gestion comptable délirante ... et les parents manipulés à leur insu (cf en signant le document MDPH, les parents autorisaient l’exploitation des données, mais faut-il encore qu’ils en soient informés..)

        Peut-être que le travail sur le GEVA-PSY amènera des pistes de réflexions, d’ouverture et de cadrage... ?

        Les réponses à apporter à ces questions ne sont donc pas simples et forcément ne peuvent être univoques tellement les différences de gestion départementale sont importantes...
        Ce qui se fait dans le département voisin et semble éthiquement plus correct, ne peut se dupliquer ailleurs en l’état.

        Il me semble qu’une réponse ouverte invitant les professionnels à se rapprocher des MDPH, enseignant référents et autres permettraient au moins d’en débattre, en l’absence de cadrage législatif actuel, de cette nébuleuse autour du secret et du CR partageable...
        La référence au consensus sur le bilan psychologique et au code de déontologie peuvent être des pistes d’élaboration.

        Réponse collective de quelques administrateurs AFPEN pour ouvrir le débat.

        • Les missions du psychologue scolaire  
          | par Laurence Deguilloux |  30 janvier 2015

          Tout d’abord je vous remercie d’avoir répondu, de plus très rapidement.
          Le débat est donc largement ouvert par des psychologues et j’en suis satisfaite.

          Pour ma part, je pense imprimer une trame grisée "confidentiel" sur le document écrit et/ou citer de façon très lisible l’article 20 du code de déontologie.
          Article 20 : Les documents émanant d’un psychologue sont datés, portent son nom, son numéro ADELI, l’identification de sa fonction, ses coordonnées professionnelles, l’objet de son écrit et sa signature. Seul le psychologue auteur de ces documents est habilité à les modifier, les signer ou les annuler. Il refuse que ses comptes rendus soient transmis sans son accord explicite et fait respecter la confidentialité de son courrier postal ou électronique.

          Merci de nous tenir au courant des avancées de cet important débat.
          Laurence Deguilloux

          • Les missions du psychologue scolaire  
            31 janvier 2015

            Merci de cet apport dans la réflexion.
            Je remets ci-dessous l’adresse du site dédié au code de déontologie des psychologues :

            http://www.codededeontologiedespsychologues.fr/GiReDeP.html

            Le GiRéDéP : Groupe Interorganisationnel pour la Réglementation de la Déontologie des Psychologues, dont l’AFPEN est membre travaille sur ce sujet car le code reconnu par l’ensemble des professionnels n’est pas opposable à la loi.

            Dernièrement, le ministère de la santé a acté qu’il n’y aurait pas d’ordre des psychologues et lance un groupe de travail sur la gestion des psychologues. Il demande à toutes les organisations de faire des propositions.

            Il s’agit de rendre le code de déontologie lisible en termes juridiques, ce qui revient en quelque sorte à croiser le code de déontologie réactualisé en 2012 et les propositions émises par le maximum d’organisations de psychologues. Le ministère a entendu l’importance de légaliser le code. Il faut s’accorder sur la solution la plus adaptée pour la profession.

            DT/BN/AFPEN


  • Les missions du psychologue scolaire  
    | par clara campous |  8 septembre 2014

     

    Bonjour,
    existe -t-il un document synthétique comme un organigramme qui définit clairement le métier de psychologue scolaire : ses fonctions mais aussi les rapports hiérarchiques qu’il entretient avec les personnes qu’il rencontre.
    Merci

    • Les missions du psychologue scolaire  
      10 septembre 2014

      Bonjour,

      Pouvez-vous préciser votre demande ? Vous recherchez un document émanant du ministère , officiel , réglementaire ?
      Ou un document issu de travaux professionnels associatifs sur la fonction et les missions ? A quel public s’adresserait ce document ?

      Bien cordialkement,
      DT/BN/AFPEN


  • Les missions du psychologue scolaire  
    | par lili |  28 mai 2013

     

    Bonjour, un psychologue scolaire a t-il le droit (à la demande du directeur d’établissement) d intervenir dans une classe (ce2) sans qu’au préalable les parents d’élèves ne soient informés de sa présence ?

    • Les missions du psychologue scolaire  
      29 mai 2013

      Bonjour ,

      votre question en soulève d’autres :
      - qui demande le directeur ? la famille ? l’enseignant ?

      Beaucoup de questions se posent donc :
      - l’ analyse de la demande et la déontologie professionnelle.

      Qu’en pensez vous ?

      En droit , vous pouvez entrer dans une classe, mais qu’allez vous faire de vos observations ?

      Bien cordialement,

      DT/BN/AFPEN


  • Les missions du psychologue scolaire  
    | par rased1970 |  16 mai 2013

     

    bonjour

    Je souhaiterais savoir si c’est dans nos missions de s’occuper à faire un bilan pour une orientation segpa à une élève qui suit les cours du CNED

    • Les missions du psychologue scolaire  
      | par  |  16 mai 2013

      Bonjour,

      Cet enfant n’est donc pas inscrit à l’école, et n’a pas d’assurance. Où se passerait le bilan, dans quelle école, sous la responsabilité de qui ?
      Que se passerait il en cas d’accident , d’incident, de plainte des parents ? Qui vous demande ce bilan ?
      Je vous conseille de demander un ordre de mission écrit de la part de votre supérieur hiérarchique, et voyez s’il prend le risque, le mien s’est abstenu...
      Bien cordialement,
      DT / BN /AFPEN

    • Les missions du psychologue  
      | par martin |  30 mai 2017

      je suis psychologue clinicienne en foyer de l’enfance.
      dois-je obtenir une autorisation parentale pour faire passer des WISC 4 aux enfants placés ? je suis sollicitée par mes collègues pour les dossiers MDPH....
      MERCI


  • Les missions du psychologue scolaire  
    | par Lillia |  3 février 2013

     

    Bonjour,
    Dans le cadre de l’instruction en famille, le psychologue scolaire est-il tenu d’honorer le code de déontologie des psychologues ? Merci.

    • Les missions du psychologue scolaire  
      9 février 2013

      Bonjour,

      Le Code de déontologie des psychologues est une référence incontournable qui définit les conditions d’exercice de la profession et a pour objectif premier de défendre les droits de la personne et des usagers.

      Le respect du code de déontologie est donc un aspect fondamental de la profession.

      L’AFPEN est signataire parmi d’autres organisations, du code de déontologie des psychologues - actualisé en 2012.

      L’AFPEN met en avant le code et son respect et travaille à sa reconnaissance juridique.

      Bien cordialement,
      DT/BN/AFPEN


  • Les missions du psychologue scolaire  
    | par Jude06 |  17 janvier 2013

     

    Nous instruisons nos enfants en famille. Pour le prochain contrôle pédagogique, l’inspecteur chargé du contrôle veut nous imposer la présence d’un psychologue scolaire à notre domicile, sans notre accord. Le code de déontologie peut-il jouer dans ce cas pour que notre refus soit pris en compte ? Merci,

    • Les missions du psychologue scolaire  
      20 janvier 2013

      Bonjour,

      La question est délicate et a éventuellement des fondements privés et confidentiels.

      L’IEN soucieux d’évaluer plus largement la situation peut souhaiter s’entourer d’une conseillère pédagogique et d’un psychologue de l’EN.

      Je ne pense pas que l’IEN puisse aller contre votre refus d’un entretien entre vos enfants et le psychologue.

      Serait-il opportun que vous contactiez cet IEN afin de dire votre sentiment et peut-être les raisons qui vous conduisent à refuser la présence d’un psy ? Vous seriez peut-être mieux entendus.

      Bien cordialement,
      DT/BN/AFPEN

      • Les missions du psychologue scolaire  
        | par Jude06 |  2 février 2013

        Bonjour,
        Nous avons refusé deux fois par écrit, l’inspecteur est venu malgré tout à notre domicile avec le psychologue, nous avons de nouveau refusé sa présence, et l’inspecteur nous a menacé de saisir le procureur de la république et est parti sans faire le contrôle.
        Cet inspecteur ne connait pas notre famille donc il n’y a pas de fondements privés et confidentiels.
        Nous refusons car c’est notre droit, un psychologue scolaire doit obtenir notre accord libre et éclairé.
        Dans l’Académie de Nice, le Directeur Académique use donc de menace pour imposer en force les psychologues scolaires lors des contrôles pédagogiques malgré le refus des familles.
        Mon message n’attend pas forcément de réponse mais il est important que votre association soit au courant de cette situation. D’ailleurs nous avons réussi à savoir que le psychologue que l’on voulait nous imposer de force fait partie de votre association.
        Cordialement,


  • Les missions du psychologue scolaire  
    | par FAFB |  29 novembre 2012

     

    Bonjour
    quels sont les liens avec les médecins scolaires ?
    pour pouvoir diagnostiquer un trouble des apprentissages, le médecin a besoin des données chiffrées du bilan avec bien sûr le regard spécialiste du psychologue qu’il confronte avec les autres bilans ; le psychologue scolaire peut il refuser cette demande malgré l’accord des parents ?

    je vous remercie de votre réponse

    • Les missions du psychologue scolaire  
      | par COCHE Philippe |  1er décembre 2012

      Bonjour,
      il y a en fait plusieurs questions dans votre message.
      Les liens entre psychologues et médecins sont tissés de façon variable en fonction de plusieurs facteurs qu’il serait trop long d’exposer ici. Ici et là les relations sont souvent cordiales, constructives. Ils permettent alors de mener une analyse approfondie de la situation d’un élève, ses acquisitions, son fonctionnement cognitif et psychoaffectif, ses relations aux autres sans oublier son adaptation dans les différents contextes dans lesquels il évolue. Les données chiffrées peuvent être communiquées en précisant les zones de variation (il est indiqué de communiquer des zones et non des valeurs qui risquent de réduire l’élève à son QI qui on le sait bien ne rend pas fidèlement compte de l’ensemble des compétences, n’est qu’une probabilité et peut fluctuer).
      Si les résultats ne sont pas valides, il est impératif de le mentionner, ce afin d’éviter des erreurs d’analyse voire d’orientation.
      Le psychologue ne peut refuser à des parents la divulgation des données chiffrées. Nous pensons que ces données peuvent être communiquées dans un compte-rendu qui permet de souligner des aspects qualitatifs qui devraient permettre de mieux comprendre la situation dans laquelle se trouve l’enfant.
      Le bilan du psychologue ne se réduit pas à une mesure du niveau de développement des aptitudes intellectuelles. Il permet entre autres d’évaluer certains aspects de la personnalité de l’enfant.

      Cordialement,
      Philippe Coche


  • Les missions du psychologue scolaire  
    | par LYHIR |  23 octobre 2012

     

    Bonjour,

    Le psychologue scolaire est-il tenu, si les parents en font la demande, de formaliser son bilan par écrit suite à un test de QI, avec mention des résultats aux différents sous-tests ?

    Ou est-il en droit de refuser de poser par écrit ce qui a été explicité à l’oral ?

    Vous remerciant pour votre retour

    • Les missions du psychologue scolaire  
      24 octobre 2012

      Bonjour,

      Selon la circulaire du 10 avril 1990 (toujours en vigueur) sur les missions des psychologues scolaires, il est précisé §1.1 : « la diversité des cas et des situations, celles des approches et des méthodologies impliquent pour le psychologue le choix de ses outils et de ses démarches, compte tenu des règles en usage dans l’exercice de sa profession. » et § 1.2 : « Ces examens donnent lieu à la rédaction d’un document écrit… le psychologue veille à ce que cette communication soit adapté à son destinataire ».

      Vous pouvez vous appuyer sur les recommandations de la Conférence de consensus en psychologie : l’examen psychologique et l’utilisation des mesures en psychologie de l’enfant.

      Extraits :

      Les éléments chiffrés ( QIT, indices, IEC) sont des données importantes issues de l’examen psychologique qui doivent prendre place dans le compte rendu de celui-ci.
      Cependant, eu égard au caractère réducteur des éléments chiffrés, il est nécessaire de prendre des précautions particulières avec ces données : Il est préférable d’exprimer les valeurs des QI et indices avec l’intervalle de confiance qui prend en compte l’erreur de mesure inhérente à toute évaluation.

      Cette communication doit être accompagnée d’un commentaire. Il ne peut être envisageable de s’en tenir à la communication des seules données chiffrées. Il est recommandé de ne pas dissocier ces données chiffrées de leur commentaire même sur le plan formel, dans l’espace page.

      Les QI et indices sont des éléments importants de l’examen psychologique, à ce titre , ils ont vocation à être communiqués aux intéressés ( les parents) ou consultables par eux . il existe cependant des situations qui nécessitent une vigilance particulière quant à leurs transmissions. Les psychologues devront alors décider , au cas par cas, de la meilleure attitude à adopter.

      Ils pourront aussi pour ce faire, s’appuyer utilement sur le Code de Déontologie des Psychologues.

      http://www.codededeontologiedespsychologues.fr/LE-CODE.html

      Bien cordialement,

      DT/BN/AFPEN


  • Les missions du psychologue scolaire  
    | par LNAF |  15 juin 2012

     

    Bonjour, je suis enseignante. Avec l’accord de la famille, j’ai demandé un bilan psychologique pour une de mes élèves en grandes difficultés, et cela, afin de cerner au mieux ses capacités et d’avoir des pistes de travail plus précises. Ce bilan n’a pu être fait qu’en fin d’année scolaire (début juin). Suite au bilan, la psychologue scolaire m’a présenté oralement et très succinctement les possibilités pour cette enfant. Je lui ai alors demandé un écrit afin de garder une trace de cette entrevue de couloir afin que mon collègue de l’année suivante sache et puisse adapter le travail dès le début de l’année et cela dans l’intérêt de l’enfant et de son futur dans l’école. Sa réponse a été un refus immédiat car elle estime ne pas avoir à faire de compte rendu écrit pour les enseignants et que je n’avais qu’à transcrire ses propos si je voulais les transmettre. J’avoue être restée béate face à sa réponse. Je ne comprends pas, il est pourtant notifié dans une circulaire concernant les bilans du psychologue scolaire que "Ces examens donnent lieu à la rédaction d’un document écrit. Lorsque les informations contenues dans ce document ou certaines seulement d’entre elles doivent être communiquées, le psychologue scolaire veille à ce que cette communication soit adaptée à son destinataire". Ne sommes-nous pas, nous, enseignants un des destinataires ?? Nous en faisons la demande et nous n’avons pas de compte-rendu adapté. Il est bien normal qu’afin d’éviter tout malentendu ou mauvaise interprétation de ma part (car je ne suis pas spécialiste), je ne transcrive pas ses propos de couloir pour les futurs enseignants de l’élève en question, n’est-ce pas ??? Suis-je en droit d’exiger encore une fois un petit compte-rendu ? Je vous remercie par avance. Bien cordialement.

    • Les missions du psychologue scolaire  
      20 juin 2012

      Bonjour,

      Les psychologues sont appelés à signer le code de déontologie de leur profession et divers articles de ce code donnent des réponses à votre questionnement.

      La restitution d’un bilan se fait en direction du destinataire, à savoir, les détenteurs de l’autorité parentale ou des représentants légaux.

      La transmission à des tiers requiert l’assentiment du détenteur de l’autorité , ci-avant évoqué.

      Le compte rendu écrit, s’il est demandé, est remis aux familles et est confidentiel.

      Lorsque les conclusions sont transmises à des tiers, elles répondent avec prudence à la question posée et ne comportent les éléments d’ordre psychologique que si nécessaire.

      Les obligations concernant le secret professionnel s’imposent au psychologue.

      Dans le cas exposé, une réunion professionnelle trans-disciplinaire peut permettre aux partenaires d’échanger et de prendre des notes, pour le suivi de la scolarisation dans l’intérêt de l’élève.

      Bien cordialement,

      DT/BN/AFPEN


  • Les missions du psychologue scolaire  
    | par vero |  11 juin 2012

     

    Bonsoir ;
    Mon enfant est en CE2, dyslexique, a fait un test et bilan avec la psychologue scolaire en début d’année. Assez bon contact. Une réunion de l’équipe pédagogique a eu lieu ensuite, cela s’est assez bien passé. Aujourd’hui nouvelle réunion, la psychologue prend sans cesse des notes et ne prend pas la parole, et ce n’est que 15 mn avant la fin qu’elle me reproche de ne pas avoir trouvé de psychologue pour mon enfant et je découvre qu’elle a convoqué mon fils sans m’en avertir pour l’informer de cette réunion et la préparer avec lui... J’avoue ne pas avoir apprécié la démarche et les jugements qu’elle posait, cherchant à vérifier si je faisais bien comme elle l’avait demandé, plutôt que d’être dans une discussion d’équipe. Je suis partie.
    Ma question : a-t-elle le droit de convoquer ainsi un enfant sans en avertir les parents ?
    Je vois dans le forum que toutes les questions tournent à peu près autour de cela. Comment faire lorsqu’on ne sent pas un regard bienveillant et coopératif et plutôt un jugement comme si elle savait bien mieux que tous ce qui est bon pour lui ? Comment continuer à coopérer avec l’équipe éducative pour le bien de mon fils dans ces conditions ? C’est vraiment difficile pour les parents je dois dire...

    • Les missions du psychologue scolaire  
      19 juin 2012

      Bonjour,

      Ce qui est important à relever dans cette situation, me semble t il , est la mobilisation de toute l’équipe éducative pour étudier le dossier de votre enfant afin de lui trouver les aides les plus appropriées.
      Les psychologues ne peuvent travailler avec un enfant qu’avec l’accord explicite des parents responsables . Pour ce qui est de la question d’une visite en classe d’un psychologue de l’EN à la demande d’une enseignante, cela peut arriver, pour des observations ponctuelles en groupe classe.
      Un dernier mot, reprenez contact avec le /la psychologue, dès que vous le pourrez , pour échanger et lever les incompréhensions qui subsistent.

      Bien cordialement,

      DT/BN/AFPEN


  • Les missions du psychologue scolaire  
    | par mipouette |  26 avril 2012

     

    Bonsoir,
    J’ai fait faire un bilan à ma fille l’an passé. Le psychologue scolaire l’a testée et nous avons pris les décisions qui s’imposaient, mais je n’ai pas, à ce jour, de bilan écrit attestant de son niveau. Est-ce normal de ne pas avoir de bilan écrit avec les résultats de mon enfant ?
    Merci de me répondre.Cordialement.

    • Les missions du psychologue scolaire  
      27 avril 2012

      Bonjour,

      A priori, ces entretiens avec le psychologue ont permis de répondre à certaines questions et vous avez pris "les décisions qui s’imposaient".

      Le psychologue vous a certainement présenté à la suite de son bilan clinique et/ou de son évaluation cognitive ses conclusions de façon claire et compréhensible, ainsi que les limites de son intervention et les éventuels destinataires de ses conclusions.

      En général le psychologue reçoit la famille avant et à la suite d’un bilan et c’est au cours d’un entretien oral que des objectifs d’aides sont élaborés en concertation.

      Si vous désiriez un bilan écrit plus circonstancié, le psychologue pouvait vous le fournir suite à votre demande.

      Bien cordialement,

      DT/BN/AFPEN

      • Les missions du psychologue scolaire  
        | par mipouette |  10 mai 2012

        Bonsoir et merci de votre réponse.
        En effet, le psychologue scolaire nous a bien reçu et présenté les résultats de notre enfant. Suite à quoi, je lui ai demandé un écrit : afin de garder une trace de ce test effectué, également afin d’éviter tout malentendu avec la direction et les enseignants de la nouvelle école dans laquelle serait inscrite ma fille lors de notre déménagement... en vain, celui-ci m’a répondu ’qu’il n’était pas coutume" de réaliser un écrit et que la décision du conseil de cycle suffisait....
        Seulement, si je souhaite inscrire mon enfant dans une classe particulière (correspondant à ses attentes et à ses aptitudes) ce bilan est demandé afin de justifier ma demande, non ?
        Je suis un peu perdue là....

        Cordialement


  • Les missions du psychologue scolaire  
    | par samy |  25 janvier 2012

     

    bonjour voila j ai un souci avec mon fils de 8 ans il est en ce1 et il a des probleme scolaire il a deja une reeducatrice en rased mai il mont proposer d allé voir la psychologue scolaire mais j n aime pas sa car j ai peur de ces gens pouver vous m eclaire pour les genre de question quel posera merci

    • Les missions du psychologue scolaire  
      25 janvier 2012

      bonjour Madame,

      Le ou la psychologue reçoit toujours les familles. C’est important pour l’enfant de voir ses proches venir à l’école.
      C’est important que des adultes s’intéressent à son devenir, à ses soucis, à ses difficultés.
      Le psychologue ne pose pas de questions qui pourraient vous gêner, il vous écoute pour mieux connaître et comprendre votre enfant. Allez y sans crainte , c’est dans l’intérêt de votre enfant.
      Bien cordialement,


  • Les missions du psychologue scolaire DANS LA PROTECTION DE L’ENFANCE  
    | par fabienne.poissy |  11 janvier 2011

     

    Bonjour,
    Pensez vous que le psychologue scolaire ait un rôle à jouer dans la protection de l’enfance ?
    De qui pourrais-je me rapprocher pour évoquer cette question, qui fait partie de mon objet de mémoire en sciences de l’éducation ; je précise que je suis professeure des écoles dans le privé spécialisé et que j’essaie de travailler sur le tabou du tabou de l’inceste à l’école. quelles sont les implications des psychologues scolaires sur le sujet sachant que la réforme du 5 mars 2007 réaffirme les rôles de tous les professionnels de l’éducation. Quels auteurs me conseilleriez vous, y aurait-il dans votre association une personne ressource disposée à m’accorder un peu de temps ? D’avance merci, très cordialement.


  • Les missions du psychologue scolaire  
    | par isabelle |  5 octobre 2010

     

    un psychologue scolaire peut il effectuer un bilan psychologique avec un enfant scolarisé en CLIS sans autorisation parentale. Sachant que s’il est en CLIS, un ou des bilans ont déjà étaient réalisé auparavant avec accord de la famille.

    • Les missions du psychologue scolaire  
      7 octobre 2010

      bonjour,
      Le psychologue est tenu dans sa pratique à demander le consentement des détenteurs de l’autorité parentale ou de tutelle. (cf code de déontologie des psychologues).
      Cordialement,


  • Les missions du psychologue scolaire  
    | par caro |  27 septembre 2010

     

    bonjour,
    Je suis enseignante. j’aimerais savoir s’il est normal que le psychologue scolaire prenne un élève de ma classe tous les quinze jours sans m’en avoir informé préalalblement suite à la demande d’un parent. S’il n’y apas de difficulté particulière enc classe, pourquoi le suivi de l’enfant n’est-il pas effectué à l’extérieur ? Le psychologue ne doit-il pas communiquer avec l’enseignante afin de trouver un horaire où le suivi ne gêne pas l’enfant ?
    Merci

    • Les missions du psychologue scolaire  
      29 septembre 2010

      Dans l’intérêt de l’enfant, la bonne communication des adultes entre eux est un préalable… et l’alliance des professionnels et de la famille autour de l’enfant un atout.
      Le psychologue exerce sa mission à la demande et avec l’accord des parents et vous la vôtre, ces actions sont complémentaires et non antagonistes.
      Il serait souhaitable de vous mettre autour d’une table pour échanger a minima afin que chacun puisse reconnaitre l’autre dans sa fonction.
      Bien cordialement,
      BN AFPEN


  • Les missions du psychologue scolaire  
    | par laetitia |  28 mars 2009

     

    Bonjour,
    Quel est le délai d’intervention upsychologue scolaire ? La directrice de mon fils a informé le psychologue scolaire des difficultés de mon fils (moyenne section de maternelle) il y a maintenant 5 mis et il n’est toujours pas venu le rencontré.
    Ca commence a devenir urgent.
    Merci

    • Les missions du psychologue scolaire  
      28 mars 2009

      Nous vous conseillons d’appeler vous même directement le ou la psychologue scolaire du secteur et de lui demander un rendez-vous. En général, ce premier entretien peut s’obtenir dans un délai raisonnable. Bien à vous.


  • Les missions du psychologue scolaire  
    | par Jules Ferry |  10 octobre 2008

     

    Bonjour,
    Est-il normal qu’un psychologue scolaire fasse passer des tests ou observe notre enfant individuellement sans avoir notre accord ni oral, ni écrit ?
    Est-il normal que ce même psychologue scolaire fasse de son plein gré des démarches d’investigation médicales auprès de thérapeutres privés suivant notre enfant ? (ou est le secret médicale ? un psychologue scolaire n’est pas médecin !)
    Est-il normal que ce même psychologue scolaire fasse des investigations dans un CMPP qui à suivi notre enfant pour des bilans sans accord des parents et nous fasse convoquer par le CMPP alors qu’un dispositif très élaboré à été mis en place conjointement avec les acteurs médicaux et l’équipe pédagogique de l’école ?
    Est-il normal qu’un psychologue scolaire remette en question les compétences professionnelles d’une pédopsychiatre très confirmée et d’une orthophoniste privée suivant notre enfant et nous incite fortement à choisir d’autres thérapeutes qu’il nous conseille en faisant son propre diagnostic (nous nous interrogeons sur ces aptitudes médicales) ?
    Est-il normal qu’un psychologue scolaire nous impose des réunions de suivi (avec un psychiatre privé, une orthophoniste privée, l’équipe éducative de l’école, le médecin scolaire, lui-même et les parents) alors que notre enfant suivra les cours du cned et ne sera plus scolarisé dans l’école dont dépend ce psychologue scolaire ?
    Est il normal qu’après chaque intervention du Psychologue scolaire, notre enfant nous dise qu’il est différent des autres enfants et se renferme sur lui-même (chose qu’il ne dit jamais en dehors ce contexte) ?
    Est il possible pour le psychiatre suivant notre enfant d’interdire au psychologue scolaire de rencontrer notre enfant ?
    Enfin nous aimerions connaitre, de qui dépend un psychologue scolaire, qui contrôle ses activités ? A qui devons nous adresser pour signaler de tels abus de fonction (si ce sont réellement des abus) et de comportement vis à vis des parents ?

    Merci de vos réponses.

    Pour des raisons de sécurité et de bien être de notre enfant, nous utilisons un pseudonyme.

    • Les missions du psychologue scolaire  
      | par REDONDO Richard |  12 octobre 2008

      Nous n’avons pas pour habitude ici de répondre à des situations particulières, surtout parce que nous avons rarement en même temps les deux côtés d’un problème donné .
      Cependant, les faits que vous signalez posent un certain nombre de problèmes éthiques et déontologiques.

      Nous vous signalons qu’il existe la CNCDP (Commission Nationale Consultative de Déontologie des Psychologues) qui donne des avis circonstanciés sur ce type de difficultés y compris pour les psychologues scolaires .

      Vous vous conseillons donc d’adresser un dossier à la CNCDP :92 rue du dessous des Berges
      75013 PARIS.

      Nous sommes certain que cette instance vous donnera les réponses adéquates aux questions posées .

      Cordialement

      • Les missions du psychologue scolaire  
        | par où va l’éducation nationale ? |  15 mars 2009

        Je trouve dommage que vous ne souhaitiez pas répondre à toutes les questions que pose cet internaute, car ces réponses me seraient bien utile. Un psychologue scolaire a observé mon enfant sans que je sois averti et souhaite maintenant me rencontrer.Ce qui est étrange c’est que ce psychologue n’a jamais parlé avec la maitresse de mon fils (maternelle moyenne section).

        • Les missions du psychologue scolaire  
          | par REDONDO Richard |  16 mars 2009

          On ne peut dans le cadre de forums ouverts répondre à des problématiques personnelles sans poser un certain nombre de problèmes éthiques et déontologiques.
          Pour répondre tout de même à votre cas particulier, il est possible qu’un psychologue scolaire puisse "observer" un cas particulier dans le cadre général de la classe et justement avoir besoin pour comprendre et éclairer le problème de rencontrer les parents pour pouvoir entamer un entretien ou une évaluation psychologique là avec l’accord des parents. Que la maitresse ne soit pas alertée peut être tout aussi plausible.
          si tel est le cas vous voyez bien que le psychologue scolaire fait son travail de dépistage, dans le cadre de son secret professionnel et que l’on est loin d’un examen psychologique fait sans l’accord des parents.
          Pour finir de vous répondre j’accepterai la rencontre avec ce professionnel et je poserai toutes les questions y compris celle que vous soulevez ici .
          Cordialement

          • Les missions du psychologue scolaire  
            | par dtsara |  5 novembre 2011

            donc la psy scolaire peut rencontrer notre enfant sans notre accord préalable ?
            mais la maitresse a-t-elle le droit de demander à la psy scolaire de rencontrer notre enfant sans en avoir avisé les parents ????

            • Les missions du psychologue scolaire  
              6 novembre 2011

              bonjour,

              Le psychologue respecte et fait respecter le code de déontologie de sa profession :
              "Article 10
              Le psychologue peut recevoir, à leur demande, des mineurs ou des majeurs protégés par la loi. Son intervention auprès d’eux tient compte de leur statut, de leur situation et des dispositions légales en vigueur. Lorsque la consultation pour des mineurs ou des majeurs protégés par la loi est demandée par un tiers, le psychologue requiert leur consentement éclairé, ainsi que celui des détenteurs de l’autorité parentale ou de la tutelle."

              Cordialement,
              DT/BN/AFPEN


  • Les missions du psychologue scolaire  
    | par Valérie Brebion |  19 décembre 2007

     

    Bonjour,
    J’ai posé une candidature en vue d’obtenir une formation pour préparer le DEPS.
    Un inspecteur ASH vient de me recevoir.
    Il m’a demandé quelles étaient les actions que pouvaient mener les psychologues dans les classes et en quoi leurs connaissances pouvaient éclairer les enseignants.J’ai un peu séché sur la réponse.
    Quelqu’un peut-il m’aider ?
    Valérie


  • Les missions du psychologue scolaire  
    | par Monsieur Dupont |  25 octobre 2007

     

    Bonjour,
    J’aimerais avoir votre avis sur les observations d’élèves que le psychologue scolaire est amené à faire à la demande d’un enseignant ou d’un inspecteur. S’il s’agit de l’observation d’un élève particulier dans sa classe, peut-on la faire sans autorisation des parents ? Quant à moi, il me semble que cela ne rentrant pas dans le cadre d’une observation collective il est nécessaire d’avoir une autorisation écrite desdits parents. Y-at-il des textes de référence (notamment sur le recueil de données individuelles... puisqu’il me semble que nous sommes dans ce contexte).
    Merci.

    • Les missions du psychologue scolaire  
      | par REDONDO Richard |  27 octobre 2007

      eh !oui on est dans ce contexte où il s’agit d’une observation individuelle où sil s’agit d’une obs collective d’un pb pédagogique ou d’une agitation d’une classe . on peut argumenter ,mais cela montre la limite de ce genre d’activités.

      De toutes façons il est recommandé d’avoir l’avis des parents ......

    • Les missions du psychologue scolaire  
      | par sandrine |  12 septembre 2008

      Bonjour,
      Je me permet de vous ecrire en tant que parent d’un enfant en difficultee scolaire .
      J’ai autorise en juin 2008 un bilan avec la psychologue scolaire de l’etablissement ou se trouve mon fils . Suite au bilan,il a ete decide que lors de la rentee un suivi serait mis en place et que nous devions recevoir des documents d’autorisation parentale a signer .
      Je n’ai pas recu les documents ,j’ai demande un rendez vous ,on m’a repondu que ce n’etais pas utile !et mon fils a ete recu ce matin par la psychologue ,sans que l’on m’avertisse !
      Quel sont mes droit et a t’elle le droit d’agir de la sorte .
      Je vous remercie pour votre reponse .
      Cordialement

      • Les missions du psychologue scolaire  
        | par TRAMONI Daniel |  12 septembre 2008

        Bonjour, vous avez donné votre autorisation pour que votre enfant ait des entretiens et un bilan avec la psychologue en Juin 2008. Ce travail peut nécessiter plusieurs séances. Peut- être, avez-vous déjà eu un rendez-vous pour le compte-rendu de ces séances. Un suivi a été envisagé. Téléphonez donc à la psychologue de l’école, et demandez lui un entretien.
        bien cordialement,


  • Les missions du psychologue scolaire  
    | par Caubet Françoise |  20 octobre 2007

     

    Bonjour,

    j’aimerai savoir si un inspecteur a le droit de d’interdire à un psychologue d’aller dans les classes faire des observations quand les enseignants lui en font la demande directement.
    Est-ce que les enseignants qui font la demande d’avoir le psy sco dans leur classe doivent obligatoirement avoir l’accord de leur directeur ?
    Je vous remercie de m’éclairer.
    Cordialement
    FCaubet

    • Les missions du psychologue scolaire  
      | par REDONDO Richard |  21 octobre 2007

      bien entendu les enseignants dépendant de leur directeur, il est intéressant pour eux d’avoir son accord,sinon ce sont eux qui risquent des ennuis sur le plan hiérarchique.Si le psychologue peut ,et doit parfois ,avoir recours à ce genre de technique,si cette observation concerne un enfant ou un groupe d’enfants ,comme pour tout ce qui concerne les "recueils de données personnelles"il faut l’autorisation éclairée des tuteurs légaux,et les informer de cette demande directe..Les enseignants ont tout loisir pour faire des demandes directes au psychologue mais l’utilisation des réunions d"équipes éducatives serait judicieuse sur ce point et éviterait de mettre tout le monde,sinon dans l’illégalité juridique,du moins dans les difficultés .Si véto des directeurs il y aurait lieu de ne pas insister .Le psychologue aurait alors des difficultés pour travailler dans le contexte et il y fort à parier que son efficacité réelle s’en ressentirait S.Guillard

      • Les missions du psychologue scolaire  
        | par Caubet |  29 octobre 2007

        Que penser des observations dans les classes des maîtres E et G sans autorisation des tuteurs légaux et sans les en informer ?
        Je pensais qu’un directeur était un collègue au même niveau hiérarchique que les enseignants de son école et que tous dépendaient de l’IEN ?
        F.Caubet

        • Les missions du psychologue scolaire  
          | par ghislaine Morice Chouët |  25 novembre 2007

          Je pense aussi que le statut des directeurs nous a fait défiler dans les rues il y a bien des années... ils sont donc toujours des collègues sans aucun pouvoir hiérarchique sur l’équipe pédagogique de l’école... pour autant, si un directeur s’oppose à la présence du psy dans une classe, il y a lieu de s’interroger sur les raisons de cette position et le conseil des maitres ou un conseil de cycle devient un lieu idéal pour en parler avec l’équipe.
          Pour info, nous avons même des IEN qui s’opposent à ce que les maitres E fassent signer une autorisation aux parents pour des prises en charge (enfant sorti de sa classe !) au nom "de la reponsabilité morale des enseignants à faire ce qui est bon pour l’élève"...
          Ca fait un peu peur, non ?
          G. Morice Chouët - 44

          • Les missions du psychologue scolaire  
            | par STEPHANIE |  5 mars 2012

            bonjour je suis ds une situation douteuse la maitresse, de mon fils ki a 10 ans a entreprie un suivi A.S.H. INDIVIDUELLE et cela dur apperement depuis un moment je ne suis en aucun o courant de se suivi a t elle le droit de faiire ça ????

            • Les missions du psychologue scolaire  
              8 mars 2012

              Les enseignant(e)s font du soutien pédagogique avec l’accord des parents. Demandez un rendez-vous.
              Bien cordialement,

              • Les missions du psychologue scolaire  
                | par Karen Salim |  8 novembre 2015

                Bonsoir,
                pouvez-vous me confirmer qu’un psychologue scolaire doit, comme tout psychologue, être inscrit sur ADELI ?
                Que faire quand on demande la tenue d’une équipe de suivi de scolarisation pour un enfant ayant une reconnaissance MDPH et que l’école refuse de scolariser normalement, et que le psychologue scolaire répond à la place de la directrice qu’ils "organiseront une équipe lorsqu’ils le jugeront nécessaire et inviteront qui ils voudront" ? Donc aucun contact avec les professionnels (psychologue, psychomotricien et orthophoniste qui suivent l’enfant), par contre impose des "réunions privées" sans se soucier de la disponibilité des parents et fait un signalement parce que le parent avait averti ne pas pouvoir venir ?
                Merci