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Le 26ème CONGRES de l’AFPEN à DEAUVILLE

Etre Enfant Etre Ensemble

lundi 11 novembre 2019


Ouverture d’ un livre d’or : "En revenant de Deauville..."

Exprimez vos ressentis, vos remarques , vos remerciements... à l’attention de toute l’équipe du Comité d’Organisation du Congrès de Deauville 2019 !
Et aidez ainsi la prochaine équipe à construire le prochain congrès de Toulon 2021 !
Encouragez-les, participez !
Merci
Le Conseil d’Administration de l’AFPEN

Utilisez le forum ci-dessous pour vos posts ( répondre à cet article, ou répondre au message) ou par mail à siege.social@afpen.fr


La vidéo du discours d’ouverture de M. JM Blanquer est postée sur YouTube, cliquez sur le lien :

https://youtu.be/74hfW2qZ5to


Deauville les 19, 20, 21 septembre 2019 :
- ETRE ENFANT ETRE ENSEMBLE -

cliquer, site dédié congrès afpen deauville 2019

- Le programme du congrès AFPEN de Deauville est aussi en téléchargement,
ci-dessous en .pdf .





Disponible en téléchargement


flyer_congresafpen_deauville_2019_version_def.pdf
Type : PDF (670.1 ko)
Mis à jour le : lundi 28 janvier 2019

afpen-prog-10x21-4volets-web.pdf
Type : PDF (1.4 Mo)
Mis à jour le : jeudi 4 juillet 2019






forum

  • Le livre d’or du 26ème CONGRES de l’AFPEN à DEAUVILLE  
    | par jean marie philippe |  16 décembre 2019

     

    Congrès quand tu nous tiens !!
    Bonjour aux congressistes, je voudrais tout d’abord remercier toutes les collègues qui se sont mobilisées et se mobilisent encore pour monter ce congrès et j’espère qu’elles(ils) ne prendront pas pour elles ( eux )ces remarques qui ont pour but d’orienter une réflexion mais surtout pas de viser qui que ce soit , surtout pas ses sympathiques représentantes . Ayant précisé ceci je vous livre mon sentiment sur le congrès.
    A ce congrès, j’y viens depuis bientôt depuis 15 ans et à chaque fois que je reviens chez moi , dans mon petit Rased du bout du monde , j’en reviens ë boosté  », j’ai une pèche d’enfer, comme dirait l’autre. A chaque congrès je croise mes anciennes collègues de promo 2002-2003 et puis j’ entends des choses qui font sens dans ma pratique de tous les jours, qui viennent mettre des mots sur les noeuds divers et variés de notre quotidien. Au fur et à mesure du temps et des congrès, je me suis rendu compte de la place prépondérante qu’on pouvait occuper pour aider ces petits d’humains à grandir . Cette année ce ne fut pas le cas, je vais essayer de vous dire pourquoi...
    J’apprécie toujours autant de croiser mes anciennes et nouvelles collègues, de passer 3 jours avec elles, d’en savoir un petit peu plus sur leur fonctionnement et leurs failles, vous savez ces choses que notre drôle de métier nous a appris à détecter dans les interstices du discours, utilisés par certains comme un instrument de pouvoir mais qui, pour la plupart d’entre nous, nous permettent d’avoir une idée de ce qui se trame dans ce sacré inconscient. Je trouve que c’est toujours bon signe quand ë ça  » apparaît, ça veut dire que l’autre avec un grand A se sent en sécurité pour parler de ce qui la (le) touche vraiment. Sa singularité d’humain, celle qui fait que notre métier est si complexe et intéressant. Et puis on a bien rigolé, la plupart ont baissé la garde et le lien s’est modifié, on comprend mieux ce qui fonde chacune et chacun. J’adore ce moment où on recroise les collègues et où elles ont dans leur regard cette étincelle qui vous dit quelque chose comme , ë bien sûr nos difficultés sont là mais nous partageons quelque chose de commun !

    Ce commun ce sont ces conférences qu’on a entendues et qui nous ont interrogées, questionnées et qui ont engendré une petite culture commune ! Malheureusement cette année les conférences n’ont pas provoqué cela. Pour l’illustrer , celle qui me revient le plus souvent est celle de G. Borst sur ë Apprendre, le point de vue de la psychologie et des neurosciences cognitives du développement  ». Il symbolise bien ce qui nous arrive et qui s’accentue depuis quelques années.

    Il parle et je ne suis pas concerné, il déroule un power point qu’il aurait pu utiliser dans beaucoup d’autres problématiques, souvent écrit en anglais. Ca semble cohérent, scientifique, il y a beaucoup de chiffres qui semblent démontrer quelque chose. Comme lui, beaucoup d’intervenants semblaient vouloir démontrer leurs propos par des chiffres mais en fait ils ne disent rien de leur vérité mais disent tout de la vérité : ils se retirent derrière une démonstration pseudo scientifique qui semble prouver quelque chose mais ça ne nous parle pas, on a du mal à faire le lien avec nos tâches quotidiennes. Cette vérité qui semble s’imposer à tous ne parle à personne ou plutôt si elle parle avec la voix du maître, de celui qui ne se représente l’humain que comme une marchandise à planifier, contrôler et avilir… nous ne sommes pas ça, nous sommes des êtres de pensée et de critique plein de désirs !!!

    Et puis quand il s’adresse au membre du cabinet du gouvernement en le tutoyant cela me choque. En fait oui, je sais maintenant pourquoi, nous n’avons pas la même éthique ! Il pense que la vérité peut venir d’une démonstration savante, experte qui se targue d’un scientifisme que j’appellerais ë de contrôle  ». Celui qui vise la normalisation d’une population toujours plus déshumanisée, ceci par des injonctions de ce qu’il faut faire. Il participe à ces injonctions et les utilise pour une prise de pouvoir toujours plus croissante. Elles font croire au praticien, enseignant ou psychologue, que si le sujet dysfonctionne c’est parce que ces injonctions n’ont pas été bien appliquées, c’est tellement plus aisé !
    . Son but dans la vie est de plaire au roi, c’est pourquoi sa proximité avec le pouvoir m’ exaspère. Cet isolement des phénomènes contrôlables, qui va avec une évaluation toujours plus pressante ne vise qu’à nous faire croire que c’est ce qui est évaluable qui est important. Mais en fait c’est seulement le moyen de nous surveiller et de nous punir, s’il le faut. Au final cela n’est pas nécessaire puisqu’au fur et à mesure nous intégrons ces normalisations de façon volontaire si nous n’y faisons pas attention.
    A l’inverse nous nous targuons d’une éthique où le sens et le désir sont à l’Å“uvre. Nous essaierons de soigner ces petits de femmes et d’ hommes, tant qu’on le peut, et nous éviterons à tout prix de les mettre dans des cases qui ne contribuent qu’à les aliéner un peu plus. C’est sûrement dans ce sens que la revue nous demande d’écrire sur notre clinique, écrivons car nous devons faire connaître aux autres ce commun qui nous lie et dont nous avons tant besoin.


  • Le livre d’or du 26ème CONGRES de l’AFPEN à DEAUVILLE  
    11 novembre 2019

     

    Deauville & Cie : Remember for ever

    Tout d’abord, le cadre. Très contenant.
    La mer. Comme une matrice régénérante.
    Le ciel bleu. Comme un dais bienveillant.
    La plage. Comme une étendue apaisante.

    Le temps. Comme un été indien enchanteur.
    Les drapeaux américains. Appel à la liberté.
    Les planches. Tel un cheminement de chaleur.
    Les villas cossues. Comme le luxe et la volupté.

    Et le royal casino. Comme dans un film aventureux.
    Sans oublier les vigiles zélés dédiés à la sécurité.
    Bref, le décor du CDI est planté rien que pour nos yeux.
    Le tournage du XXVIème congrès peut commencer !

    Ensuite, le contenu. A la fois iconoclaste et éclectique,
    A l’image de la Nouvelle Vague dérangeant le système,
    Entre l’ambition positiviste des recherches neuroscientifiques
    Et le combat d’un sociologue contre les violences mêmes.

    En remontant aux ruptures du lien dès la petite enfance,
    Pour comprendre les sources de l’insécurité affective.
    En décriant la défectologie au profit des compétences,
    Afin d’étayer le développement psychique et ses forces vives.

    Alors, furent nominés les collègues de la Normande Riviera,
    Passés certainement des Sueurs froides à la Dolce Vita,
    Mais persuadés que la Vie est un long fleuve tranquille.
    Et d’offrir ainsi un plateau très inspirant pour tout cinéphile.

    Enfin, comme Deauville brasse une culture cosmopolite :
    Thanks. Grazie. Danke schön. Gratias. Spaciba. Etc...

    Jennifer M.Turminel (DD AFPEN 75)

    • Le livre d’or du 26ème CONGRES de l’AFPEN à DEAUVILLE  
      | par monique Marie |  21 novembre 2019

      Merci Mille fois Jennifer, chère collègue, tes mots me vont droit au cÅ“ur.
      Quel talent !
      Merci d’avoir pris le temps, après ce moment privilégié.
      Merci à tous d’avoir pis un moment pour nous laisser des mots sympas.
      Monique Marie


  • Le livre d’or du 26ème CONGRES de l’AFPEN à DEAUVILLE  
    | par akila m |  29 septembre 2019

     

    Du courage pour continuer et soutenir les enfants qui souffrent ; merci à toutes et tous les organisateurs.
    (l’association "l’appels des appels" renforce ce courage : écoutez-les !)
    Des moments de paroles qui sortent de la route officielle ! J e retiens Omar ZANNA qui s’engage à ne plus parler de gestion des émotions et qui rappelle que le manque d’empathie n’est pas l’apanage des enfants de pauvres. Catherine DOLTO qui crée un instant de flottement en qualifiant de barbarie la GPA. ( avec un pourquoi étonné de l’assistance) Il semble que pour beaucoup le droit d’avoir un enfant surpasse la naissance d’un petit humain sujet. Je croise C atherine Dolto qui me promet d’écrire une livre mine de rien sur la pauvreté.

    Un mal être face à l’intervention de G Bort (aucune spontanéité) ; de la peur en vérité (si comme on le recommande aux enfants , il faut reconnaître ses émotions). Je retrouve des traces de 0 de conduite à 3 ans avec sa démonstration montrant que les enfants agressifs à 3 ans ont des chances de devenir délinquants à l’adolescence. Je ne comprends pas pourquoi ne pas lire ce qui est écrit ( avec les mots en couleur), pourquoi faire vite pour lire du vide. Je pense aux enfants en difficulté qui ont honte de ne pas lire assez vite et à ceux qui espèrent être chronométrés pour montrer qu’ils sont les meilleurs, et aux jeunes parents qui se mettent à chronométrer leurs enfants quand ils lisent.
    Aux classes cognitives, qui ont affichés des synapses et des neuro transmetteurs sur la porte d’entrée .....

    Le débat du samedi matin est aussi un bon souvenir de paroles critiques.
    Merci aussi au président de l’afpen Mr CHAZELAS, il me semble que sa place est intenable : être courtois et consensuel, tout en gardant sa liberté de penser ! et en étant psychologue EN sur le terrain ! Félicitation à vous !

    Akila m

    • Le livre d’or du 26ème CONGRES de l’AFPEN à DEAUVILLE  
      30 septembre 2019

      Je poursuis car des moments me reviennent.

      Encore "la gestion des émotions" : je connais peu de professionnels, psy EN, et enseignants et référents et IEN ...... qui n’aient jamais utilisé ce terme.
      J’ai même eu une prescription : "rencontrer la psychologue pour travailler sur la gestion des émotions" et pourquoi pas situer son émotion sur une échelle de 1 à 10. Des enfants de 5 ans trisomiques doivent apprendre à gérer leurs émotions ( conclusion de gevasco). C DOLTO a dit l’évidence "une émotion se vit" et surprend. (Venant de sa part, c’est entendu, j’espère ! merci à elle d’être venue et d’avoir parlé.)
      Les sentiments qui l’ont suscitée sont multiples, complexes , contradictoires. La meilleure des choses est de les raconter par le jeu, le dessin , la parole.... Apprendre à reconnaître une émotion sur un visage ou une image qui la mime c’est juste une compétence, un savoir mais c’est une tromperie.
      Finalement, on est tellement proches des enfants avec nos émotions à nous.

      Il devrait donc être conseillé à tous les étudiants en master de psychologie et en doctorat de lire le petit livre de C Dolto les émotions et les sentiments. (collection Gallimard mine de rien)

      Merci aussi à Gaby Keiser d’avoir animé
      le denier débat d’une manière très apaisante et à Marie-Rose MORO de nous avoir ouvert les yeux sur notre contre-transfert qui nous empêche de voir les enfants de la guerre ou les enfants maltraités ou abusés sexuellement à hauteur d’enfants.

      Akila m


  • 26ème CONGRES de l’AFPEN à DEAUVILLE  
    | par Mel Bal |  28 septembre 2019

     

    Ce congrès était un grand moment, avec un programme riche sur un thème qui est au cÅ“ur de notre pratique, dans un endroit vraiment magique avec du beau temps qui nous a permis d’en profiter. Un regret comme d’habitude, que cela passe trop vite. Un grand merci aux organisateurs !

    • 26ème CONGRES de l’AFPEN à DEAUVILLE  
      | par scharru |  7 octobre 2019

      Merci aux organisateurs de ce congrès pour le peine (et les joies aussi surement) qu’ils ont eu dans la préparation de cet évènement.
      Quelques interventions qui bousculent, Maire rose MORO ou Catherine DOlTO ou M BLUTEAU qui combat la médicalisation de la difficulté scolaire...d’autres que j’ai déjà oubliés !
      Deux regrets de taille cependant :
      - le programme est tel que l’on zappe d’une plénière à l’autre ou d’une conférence à l’autre. A quand un congrès qui ferait la part belle aux échanges et mettrait le débat au centre ? Nous sommes réduits à faire ce contre quoi nous devrions lutter de toute nos forces depuis notre place de psychologue dans la cité : consommer et se taire.
      - Deauville lieu superbe où il fait bon se promener sur les planches s’imaginant en star ! mais n’y a t-il pas de l’indécence à louer si cher une salle quand on milite pour une école de qualité qui court après des moyens financiers et humains insuffisants ?
      A quand aussi une rencontre qui pourrait être labellisée "développement durable" avec du carton à la place du plastique et des poubelles de recyclage ? je mets au défit quelqu’un d’avoir trouvé dans toute cette ville une poubelle de tri sélectif !
      Ces congrès sont des temps forts de notre association mais aussi la vitrine de notre engagement.
      Le format actuel (immuable depuis ?) semble de moins approprié aux enjeux et défis de la société qui doivent être les nôtres aujourd’hui.
      Très cordialement

      • 26ème CONGRES de l’AFPEN à DEAUVILLE  
        | par akila m |  8 octobre 2019

        Bonjour Scharru,

        Bien sûr que vous avez raison. Mais j’ai décidé de voir d’un autre point de vue que vous. Pourquoi n’aurions-nous pas nous aussi le droit de profiter une fois tous les deux ans d’un lieu prestigieux et de nous sentir bien ?

        akila m