Dimanche 20 août 2017

Statut Psy-EN/Concours Psy-EN

Déontologie

Congrès, colloques, conférences

Vie associative

Vie internationale

Publications

Contributions des partenaires

Textes Officiels

Liens

EXPRESSION LIBRE

Agenda

La boîte à sigles

Archives

Annonces

La Lettre de l’AFPEN 2016-4 de Septembre est parue...

vendredi 30 septembre 2016


La Lettre de l’AFPEN 2016-4 de Septembre est parue...
EDITORIAL
Entre cauchemars et espoir
L’été, le bleu azur, la mer, les palmiers, la Promenade, la fête.
Puis l’horreur, le chaos, la mort, la sidération, le noir.
Des familles meurtries, une ville hébétée, un pays sous le choc.
L’AFPEN s’associe à la peine de tous ceux qui sont dans la douleur.
Six semaines plus tard, sous un couvercle sécuritaire, les écoliers, de Nice et d’ailleurs, font leur rentrée.
Certaines écoles se sont transformées en bunkers. La tension est palpable.
Les psychologues que nous sommes avons été sollicités pour soutenir équipes et enfants dans les écoles atteintes ou endeuillées par l’attentat. Lors de la pré-rentrée, des sanglots et les mots des adultes raisonnent parfois dans les classes. Que nous ayons ou non reçu une formation adéquate, notre présence, notre écoute, nos mots, nos silences viennent accompagner enseignants, enfants, familles, personnels… présents dans les établissements.
La rentrée, maintenant, est derrière nous. Et l’après ?
Nous savons que le temps du trauma n’est ni celui du temps chronologique, ni celui du temps pensé par les adultes et que des éléments du réel non représentables peuvent faire retour, de manière individuelle ou collective, comme par exemple lors de simulations d’intrusion à réaliser d’ici les prochains congés.
La crainte d’attaques directes sur des écoles reste présente nous obligeant à une vigilance maximale. L’école n’a jamais eu autant besoin de toutes ses forces vives pour faire face à ces risques, et notamment de ses psychologues qu’elle dépêche, imaginant parfois leur travail comme un onguent aux vertus magiques. Ces interventions dans des situations d’urgence nécessitent une formation spécifique prenant également en compte l’indispensable protection des psychologues eux-mêmes.
A l’AFPEN, association entièrement administrée par des psychologues, nos actions se nourrissent des réalités du terrain. Nos interventions au Ministère pour la création du nouveau corps des psychologues sont guidées pour que les formations initiales et continues à venir soient adaptées à nos besoins et aux missions qui seront les nôtres.
Quitte à nous répéter, nous tenons à dire qu’à l’AFPEN, nous pensons que l’apport des psychologues et de la psychologie ne pourra vraiment être pris en compte et se révéler optimal qu’avec la mise en place d’une architecture fonctionnelle à tous les niveaux de la hiérarchie.
Qui de mieux placés que les psychologues eux-mêmes dans ces postes décisionnels pour apprécier l’apport de notre métier, comprendre les besoins et éventuellement, évaluer notre travail ?
La publication du décret créant le nouveau corps est proche, annoncée pour fin novembre.
Que cette révolution au cœur de notre institution installe notre profession à une place reconnue et lui permette de ne plus être oubliée dans différentes circulaires évoquant entre autres le climat scolaire, l’école bienveillante, le harcèlement, l’inclusion scolaire, etc.
Que ces changements attendus depuis des décennies participent à offrir à chacune et chacun, un ici et maintenant plus assuré et un avenir plus serein.
C’est cet espoir que je formule en ce début d’année scolaire.
Associativement, Laurent Chazelas, président

Lire la lettre 2016-4 sur le site adhérent in extenso