Dimanche 18 novembre 2018

Statut Psy-EN/Concours Psy-EN

FORUM DE DISCUSSIONS

Déontologie

Congrès, colloques, formations

Vie associative

Vie internationale

Publications

Contributions des partenaires

Textes Officiels

Liens

EXPRESSION LIBRE

Agenda

La boîte à sigles

Archives

Annonces, Parutions

Edito Echanges N° 57

lundi 24 avril 2006


Le mot du Président

Echanges n° 57 : Décembre 2001

Belphégor et le ministère (conte moderne)

Un jour, où plus qu’un autre je me désolais de la lenteur concernant l’aboutissement du dossier sur la place de la psychologie à l’école, je me suis laissé dire par un vieil homme qui avait longuement arpenté les couloirs du Ministère de l’Education Nationale qu’il existait une vieille légende selon laquelle certains fantômes auraient tissé des liens privilégiés avec leurs vieux dossiers. Ces liens les poussent vers des relations perverses telles que le partage du même lit : depuis le temps qu’ils se côtoient, ils entretiennent des relations de couple et s’endorment ensembles. Et pour peu qu’un vivant ait la malencontreuse idée de vouloir ouvrir le dossier, (pour y glisser une nouvelle pièce par exemple), malheur à lui : dans un premier temps, le fantôme laisse faire, puis d’un seul coup, s’assoit dessus pour mieux le garder. Il peut même jeter un facétieux et ultime sort qui consiste à brouiller les dates sur le calendrier de l’aventureux.

Le vieil homme, plein de sagesse, m’expliqua que notre dossier était probablement le compagnon d’un de ces revenants, et qu’il serait certainement très difficile de lui faire lâcher prise. Le bruit seul, pouvait parfois fonctionner comme une sorte d’exorcisme, mais il fallait beaucoup de bruit ; suffisamment pour empêcher le fantôme de dormir avec le dossier qu’il possède. Ca peut prendre du temps, ajouta t-il malicieusement... Et quand le dossier est restitué, on a parfois du mal à le reconnaître...

Sous quelle forme et quand, notre dossier va t-il réapparaître ? Le reconnaîtrons nous ?

Nous voulons que notre projet de psychologie pour l’école fasse l’objet d’un vrai débat.

Nous voulons qu’il prenne en compte notre réflexion et notre expérience du terrain.

Nous voulons que notre ministère nous entende.

Ou nous faudra t-il encore faire plus de bruit pour secouer les revenants de la rue de Grenelle ?

Alain BRABAN