2ème Colloque Européen de l’AFPS
jeudi 27 avril 2006
par REDONDO Richard
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2ème Colloque Européen de l’AFPS

A Paris le 12 mai 2006.

Sujet : "Prévention de la violence : Actions des psychologues scolaires européens".





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programme Colloque européen





Pour tous renseignements Suzanne Guillard




COMPTE RENDU du 2ème COLLOQUE EUROPEEN organisé par L’AFPS

12 mai 2006 Prévention de la violence : Actions des psychologues scolaires européens Face à un public enthousiaste et motivé, c’est Richard REDONDO, Président de l’association qui a ouvert ce colloque ….. à compléter

L’intervention de Marcel RUFO, Pédopsychiatre bien connu, a évoqué la « Violence des séparations lors des hospitalisations de l’enfant », l’ouverture et le développement de structures d’accueil pour les ados. Les conditions d’accueil actuelles, le manque de places et de souplesse engendrent des souffrances supplémentaires, des délais si longs qu’ils aggravent la pathologie ainsi qu’une difficulté pour les praticiens à disposer d’éléments et de temps suffisants pourtant nécessaires à un bon diagnostic. Comme à son habitude, il rappelé son soutien aux psychologues scolaires en tant que partenaires importants.

Marie Carmen CASTILLO, Maître de conférences à l’Université de Paris 8, nous a longuement parlé de la « Violence faite à la parole de l’enfant » dans le cadre des évaluations d’abus sexuels. Apparemment sacralisée, sa parole aujourd’hui surmédiatisée par l’affaire d’Outreau est remise en cause. La création d’équipes pluridisciplinaires au sein de « maisons de l’enfance » chargées de recueillir cette « parole » semble être une solution. De nombreuses recherches révèlent quelques critères de crédibilité ou non de la parole de l’enfant :

  • des phrases trop cohérentes d’un point de vue syntaxiques sont souvent fausses
  • la qualité des détails n’est pas forcément un critère de vérité
  • des détails bruts ou incongrus sont plus fiables
  • il arrive souvent des « déplacements » d’accusations sur une autre personne alors que les faits sont vrais. Toutes les affirmations de l’enfant peuvent alors être rejetées à tort.
  • les facteurs empêchant une révélation sont la proximité d’avec l’abuseur (85% des abus ont lieu dans le cadre familial, le déni (mécanisme de défense), une attitude de la mère ambivalente, des difficultés langagières qu’il vaut mieux avoir évalué avant, des difficultés liées à l’inadéquation entre âge et supports d’évaluation, difficultés à entendre de la part des interviewers, dispositif d’entretien de type « face à face », proximité dans le temps avec l’abus.
  • Importance de filmer les entretiens afin d’en éviter la répétition.

Igor REITZMAN, Psychosociologue, auteur de « Longuement subir puis détruire » nous a entretenu du thème « De la violance de l’Ecole à l’agression de l’élève ». Il y a longuement défini la violence institutionnelle subie à la fois par les enseignants (conditions d’exercice difficiles) et par les élèves ; ce qui génère des comportements soit violents, soit soumis. La première fut consacrée à une clarification des termes violance et agression en général : Micro-violances, micro-agressions. « Enfin des mots pour penser et dire le foisonnement de ces remarques anodines et de ces gestes que l’on s’interdit de trouver blessants, de ces phrases qui réduisent notre liberté mais si légèrement… Comment percevoir finement une réalité quand il n’y a pas de mot pour en parler ? » Dans la seconde a évoqué quelques facettes de la violance de l’Ecole.

Pour en savoir plus : http://perso.wanadoo.fr/igor.reitzman/

Royaume-Uni : Paul STEPHENSON, Educational Psychologist, Kent County Council et Maggie SMITH, Senior Inclusion Coordinator for Dartford and Gravesham, KentCountyCouncil nous ont présenté les nouvelles directives gouvernementales en direction des enfants violents et leurs conséquences sur le fonctionnement des psychologues scolaires. Le programme « chaque enfant compte » implique et le principe d’ « inclusion » de chacun dans le système scolaire implique pour les enfants le respect des droits fondamentaux et pour les psychologues scolaires :

  • Le développement d’un partenariat pluridisciplinaire dans le cadre de suivi d’enfants souffrant de troubles du comportement, axé vers une co-recherche de solutions
  • Le développement d’interventions auprès de groupes d’enfants et d’enseignants à titre préventif et pour résoudre des difficultés existantes au sein d’écoles en y développant « l’alphabétisation émotionnelle »
  • Des actions de formation des enseignants
  • Une attention particulière vis-à-vis d’élèves démotivés et décrocheurs

Belgique : Monsieur Guy DE KEYSER, Secrétaire Général de la FCPL - Fédération des Centres Psycho-Médico-Sociaux Libres - n’a pu être des nôtres pour des raisons indépendantes de sa volonté

Luxembourg : Fari KHABIRPOUR, Directeur d’orientation scolaire, chargé de la coordination des projets de prévention de la violence solaire

Espagne : Soledad ANDRES, facultad de Documentacion. Departemento de Psicopedagogia et Educacion. Universidad Sandrine GAYMARD, Maître de conférence, université d’Angers-laboratoire de psychologie

France : Catherine JOUBAUD, psychologue scolaire - Paris,






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